21/01/2018

PROGRAMME 2018 : 17 formations écojardinage pour TOUS à la FERME NOS PILIFS

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Programme des formations 2018

 Le jardinage potager urbain à la portée de tous

(Nos formations à la Ferme Nos Pilifs - salle "La Grange")

 

SAMEDI 03/02/2018 de 14h00 à 16h30

Fertilisation des sols

Le sol, c’est le support essentiel de la vie.  Ce support est évolutif et le succès de vos cultures est subordonné à quelques bonnes pratiques de jardinage que nous détaillerons pour vous. Quels engrais et quels amendements pour le potager au naturel ? Quand et comment les mettre efficacement en (inter)action ?

Préparation du terrain - Compost - Fumiers & engrais

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SAMEDI 10/02/2018 de 14h00 à 16h30

ROTATION des cultures au potager

Une technique écologique pour prévenir ou remédier aux carences, aux maladies et aux prédateurs nuisibles qui peuvent menacer vos récoltes potagères. Comment maintenir naturellement la fertilité d'un sol vivant en prévoyant même sa régénérescence.

Un ordre de succession adéquat dans la culture des espèces cultivées qui contribue aussi à freiner et contrôler la croissance des prétendues  "mauvaises" herbes.

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SAMEDI 17/02/2018 de 14h00 à 16h30

Le PAILLAGE : méthodes de "mulching"

Procédé simple et écologique, le paillage consiste à recouvrir le sol avec des matières organiques ou minérales qu'il faut choisir à bon escient. Paille, fumier, compost, tourteauxBRF (bois raméal fragmenté), sciure, pierres, galets, graviers ... sont des couvertures ayant chacune des performances de dégradation différentes dans le temps et dans les modifications qu'elles entraînent sur la nature de votre sol. De la tonte de gazon aux éclats d'ardoise, une évaluation non commerciale des avantages et inconvénients des différents paillis.

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SAMEDI 24/02/2018 de 14h00 à 16h30

Jardinage urbain : créer son

POTAGER EN CARRÉS

Vous l’avez décidé ? Vous vivez en milieu urbain et vous souhaitez malgré tout profiter d'un vrai potager bio ? Voici comment franchir facilement les quelques étapes qui vous offriront de l'autonomie alimentaire avec des légumes sains et goûteux très originaux.

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 SAMEDI 03/03/2018 de 14h00 à 16h30

SEMIS et REPIQUAGE de printemps

En réalisant lui-même ses semis et repiquages de plantes, le jardinier fait évidemment une économie domestique substantielle. Mais cette démarche lui permet surtout de choisir d'autres légumes, des légumes oubliés, rares ou curieux qui nourrissent mieux, plus sainement et plus savoureusement ... à condition de disposer de quelques graines de bonne qualité ou de plantules pour démarrer.

Les semis de printemps vous permettent d'explorer la richesse variétale qui a construit notre patrimoine culinaire pendant des siècles.

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SAMEDI 10/03/2018 de 14h00 à 16h30

Culture des TOMATES anciennes chez soi

Echappez aux tomates industrielles et aux nuisances des méthodes culturales qui les produisent ! Offrez-vous la liberté de cultiver - dans votre jardin ou sur votre balcon - l'une ou l'autre variété de tomates anciennes au goût et à la qualité sanitaire inégalable.

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SAMEDI 17/03/2018 de 14h00 à 16h30

Culture du FRAISIER et des PETITS FRUITS

Qu'elle soit envisagée en pleine terre, en jardinières ou en pots, la culture du   fraisier et des petits fruits est très facile et productive chez un particulier en ville... Distinguons et identifions les meilleures espèces et variétés pour déguster des petits fruits du jardin ou du balcon inégalables de mai à octobre.

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SAMEDI 24/03/2018 de 14h00 à 16h00

Jardiner SANS PESTICIDES & lutte biologique contre les LIMACES

Vous aimez le vivant ? Par définition, les pesticides sont des produits qui « TUENT» et ne vous conviennent donc pas. D’origine essentiellement chimique, ils ne sont pas du tout indispensables pour régler un problème au jardin. Découvrez les solutions alternatives,  naturelles et efficaces qui préservent l'environnement et votre santé.

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DIMANCHE 25/03/2018 de 10h30 à 12h30

Purins, décoctions, infusions, macérations ... les EXTRAITS VÉGÉTAUX au secours du jardin

Soigner les légumes avec des plantes communes récoltées dans de nos jardins et les espaces verts, c’est parfaitement possible, efficace, sans danger pour la santé et l’environnement.

Mais quels sont ces plantes utiles ? Comment les identifier correctement ? Quelles sont les différentes préparations que le jardinier bio peut réaliser facilement lui-même avec de l’ortie, de la consoude, de la prêle, du sureau, de la tanaisie ou des fougères … ? Et dans quelques cas faut-il les utiliser ? Dans quel mode d’application ?

Devenez jardinier écoresponsable et autonome en découvrant les meilleures solutions de traitement à l’aide d’extraits végétaux et leurs recettes.  

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 DIMANCHE 08/04/2018 de 10h00  à 12h30

Les LÉGUMES PERPÉTUELS

au potager du jardinier amateur

Parmi les légumes non conventionnels très prisés par les jardiniers amateurs, certains sont vivaces et on a pris aujourd’hui l’habitude de les qualifier de « perpétuels». Ces légumes d’une autre époque – si rebelles et éloignés des normes de la grande consommation vivrière qui nous est imposée, sont de plus en plus prisés par l’amateur, auxquels ils offrent de sérieux avantages : plus riches en vitamines et oligo-éléments, plus résistants aux maladies et variations climatiques, ils ont aussi meilleur goût et demandent peu de soins. Quels sont-ils ? Comment se les procurer à la Ferme Nos Pilifs et les cultiver au jardin familial ?

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DIMANCHE 22/04/2018 de 10h00 à 12h30

Le génie du SOL VIVANT

Et dire que quelques vers de terre dans votre jardin peuvent rendre votre bêche et vos produits de jardinage inutiles, voire insensés !

N’en déplaise aux tenants d’un agrosystème intensif toujours porté à s’émanciper des contraintes environnementales - et à rester jusqu’à la mauvaise foi dans le déni des nuisances écologiques qu’ils engendrent ! -, le sol n’est pas qu’un simple support de culture voué à une production commerciale non-durable de notre alimentation. La fertilité naturelle du sol dépend – non pas d'engrais chimiques de synthèse et de pesticides – mais bien de multiples acteurs de la faune et de la flore agissant en synergies. C’est NATURELLEMENT génial ! Découvrons-en les principaux mécanismes générateurs durables.

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DIMANCHE 29/04/2018 de 10h00 à 12h30

Les plantes AROMATIQUES CULINAIRES

Dans le commerce, les herbes culinaires fraîches sont peu variées, souvent conditionnées sous blister, sinon proposées en petits pots de culture hydroponique où elles dépérissent après quelques jours. Ce n’est pas une bonne raison d’aromatiser vos plats avec les « p’tits cubes » synthétiques de la cuisine industrielle. Découvrez 40 plantes aromatiques bienfaisantes et parfumées que vous pouvez facilement cultiver vous-même.

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DIMANCHE 10/06/2018 de 10h00 à 12h30

Les plantes SAUVAGES COMESTIBLES

Les "sauvageonnes" sont très à la mode, mais toutes ne sont pas aptes à être consommées. Il convient de bien les identifier, de les récolter dans des lieux non pollués à la saison adéquate et de les préparer avec un authentique savoir-faire culinaire. Achillée, benoîte urbaine, berce commune, bourse-à-pasteur, cardamine, carotte sauvage, conopode dénudécorne de  cerf, égopode podagraire, mourre de porc, stellaire étoilée ... risquent de séduire votre palais.

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Samedi 15/09/2018 de 10h00 à 12h30

& Samedi 15/09/2018 de 14h00 à 16h30

Pourquoi et comment récolter de bonnes GRAINES POTAGÈRES

Récolter les graines de vos meilleurs légumes pour les ressemer ensuite dans son potager est un geste qui s'inscrit dans la tradition ancestrale des jardiniers. Apprenez vous aussi à sélectionner des plants-mères, à récolter, nettoyer, trier et conserver des graines de variétés anciennes rares d'une surprenante vigueur germinative

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Samedi 29/09/2018 de 14h00 à 16h30

Amendements organiques, engrais verts, compost et fumier au potager

De formidables atouts pour le potager bio ! La fertilisation naturelle et équilibrée du sol, comment ça fonctionne ? Quand utiliser ces atouts à bon escient ? Quelles sont les quantités adéquates ? Comment les combiner ? Quid d’indispensables précautions sanitaires, notamment avec le fumier ? Pourquoi pratiquer des semis intermédiaires de végétaux pas nécessairement comestibles qualifiés d’"engrais verts" ? Quelles sont les plantes dépolluantes ? De vraies réponses pratiques à toutes ces questions que se pose le jardinier amateur.

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Samedi 13/10/2018 de 14h00 à 16h30

Préparation du potager pour l’HIVER

De la fin de l'automne au début de l'hiver, un calendrier du potager avec de petites routines expliquées pour les jours qui raccourcissent et se refroidissent.  Tous les bons gestes et les bonnes pratiques d'avant l'équinoxe pour réussir votre jardin nourricier de l'année suivante.

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Samedi 24/11/2018 de 14h00 à 16h30

Culture, récolte et conservation de vos LÉGUMES-RACINES

Parce que de nombreux légumes-racines se développent à la faveur des jours courts, ils sont une ressource alimentaire importante pour vos menus d'hiver.  La poire de terre, l'hélianthi, l'ulluco, l’oca du Pérou, la capucine tubéreuse, le crosne du Japon, cultures faciles et peu sensibles aux maladies, n’auront bientôt plus de secrets pour vous !

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 C’est où ?

  • Rendez-vous à la salle "La Grange", à gauche dans la grande cour de la

FERME NOS PILIFS - E.T.A.

347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek)

 

 C’est combien ?

  • Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines potagères offerts aux participants par l'ASBL Les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 € valable à l'épicerie ou à la jardinerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

 

 Vous inscrire ?

NB : L'inscription préalable est obligatoire. Les places sont limitées.

 

  • par téléphone au  02 262 11 06  (Jardinerie de la Ferme Nos Pilifs)
  • par e-mail à :

jardinagebxl@gmail.com

 

16/01/2018

La CAROTTE : apologie raisonnée et résonnante d’un légume racine ordinaire

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La CAROTTE

apologie raisonnée et résonnante d’un légume racine ordinaire

 

Dans le panier de la ménagère, le budget consacré aux  légumes est un poste de plus en plus lourd. Hélas, c'est vrai ! les légumes sont chers, souvent trop chers et ... sanitairement pas sûrs du tout.

D'une manière générale,  - tant en considération du prix qu'en considération de la qualité-, il est préférable de choisir ses légumes en tenant compte du calendrier des récoltes. Vous augmenterez ainsi vos chances de manger des légumes qui ont vraiment poussé dans de la terre, en plein air, et de manière naturelle. A ceux qui croient que tout pousse ainsi, je risque fort d'ébranler souvent leur candide assurance de consommateurs désinformés au fil de mes billets sur ce blog.

Bref, lorsque le budget familial 'légumes' nécessite un petit effort de rééquilibrage, c'est le moment de se souvenir que les carottes, même vendues en bottes avec leurs fanes (feuillage), c'est bien moins cher qu'un kilo de pommes de terre. On en trouve toute l'année et, sur le plan diététique, ces belles racines orangées ont de nombreuses vertus, dont plusieurs sont irremplaçables.

En outre, comme la carotte peut être consommée crue ou cuite avec un égal bonheur, ce n'est pas un « légume par défaut », mais bien un légume noble et généreux pour notre santé.

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La carotte représente à elle toute seule un fabuleux cocktail de vitamines pour notre organisme. Jugez-en plutôt :

Vous souhaitez avoir bon teint et bonne mine, combattre le vieillissement de la peau ? Ce pouvoir de jouvence, la carotte le détient notamment du beta-carotène (ou β-carotène), un pigment orange aux vertus antioxydantes qui produit une coloration allant du jaune au rouge , en passant par l'orange. Dans la vie d'un plant de carotte, le rôle du β-carotène qu'il produit et synthétise naturellement le protège des effets néfastes de la lumière.

Cette propriété peut être utile à notre santé. Beaucoup d'entre nous savent déjà qu'une consommation accrue de carotte augmente la pigmentation naturelle de la peau et facilite le bronzage. De nombreux produits commerciaux de protection solaire et des lotions pour l'épiderme utilisent les propriétés du β-carotène. Ce n'est pas un « truc de bonne femme », mais une réelle précaution que de manger des carottes râpées tous les jours durant les 3 à 4 semaines qui précèdent votre grand affrontement annuel avec le soleil des vacances. Vous serez  mieux protégés des coups de soleil cuisants qui font tant de martyrs durant les mois de juillet et d'août.

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Le β-carotène, c'est la fameuse pro-vitamine A, que notre organisme transforme en indispensable vitamine A. Celle-ci est fortement impliquée dans le processus de la croissance, parce qu'elle favorise la fixation des minéraux qui doivent y contribuer.

La vitamine A (Rétinol), en association avec la vitamine B2 (Riboflavine) contribue à améliore aussi la vue, spécialement la vision nocturne. C'est utile de le savoir pour les adeptes de la conduite automobile de nuit. Elle augmente aussi significativement la résistance de notre corps aux maladies.

La carotte contient beaucoup d'autres vitamines (B1, B2, B3, B5, B6, C, D, E) qui participent à ses vertus remarquables dans notre alimentation : adoucissante, antianémique, antiseptique, diurétique, laxative, stimulante, tonique, vermifuge ... Elle agit efficacement comme régulatrice de la flore intestinale et assure un meilleur fonctionnement du foie en fluidifiant la bile.

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La vitamine B1 que contient la carotte renforce l'équilibre nerveux.

La production naturelle d'insuline est stimulée par la vitamine B2 et nous protège donc du diabète, une maladie qui atteint de plus en plus de personnes et dont l'expansion galopante préoccupe chercheurs, médecins et pouvoirs publics.

La vitamine B3 (dite aussi PP) stimule l'énergie et agit en faveur de la musculature et la digestion.

Lorsqu'on perd un peu la mémoire (Comme moi qui souvent, hélas ! a des trous de mémoire au moment le plus inopportun ! Tu te souviens Catherine? Merci de m'avoir tiré d'embarras ce jour-là !), la vitamine B5, généralement assez rare dans notre alimentation, est significativement présente dans la carotte et permet de remédier à ce genre de déficience.

Pour la vitamine B6 (appelée aussi vitamine G), retenons parmi ses très nombreuses vertus, son rôle bienfaisant dans la formation de l'hémoglobine du sang et son influence sur nos humeurs. Si carotte=bonne humeur, c'est une botte de carotte, et non pas un bouquet de fleurs, qu'il faudrait offrir aux trop nombreux ronchonneurs.

Quant à la plus célèbre des vitamines, la vitamine C, celle que l'on ne surdose jamais paraît-il, elle est présente dans la carotte (crue) à concurrence de 7 mg pour 100 gr. Elle combat la fatigue en favorisant l'élimination des toxines accumulées dans notre organisme.

La vitamine D fixe le calcium des os. Elle prévient l'ostéoporose et régularise harmonieusement notre sommeil.

Quant à la vitamine E, elle est aussi très présente dans la carotte, et entretient nos bonnes performances sexuelles. Tant qu'à faire de telles choses, autant y aller sportivement ... en croquant des carottes.

Pour terminer cette longue apologie de la carotte, je précise - puisque c'est devenu un critère important dans l'évaluation qualitative de notre alimentation - qu'elle est aussi particulièrement riche en fibres, surtout en pectine et en cellulose.

Ah, j'oubliais ... pour les branchés du calcul de l'apport énergétique journalier,  la carotte (crue) c'est environ 30 kilocalories pour 100 gr !

J'imagine qu'après un tel plaidoyer, vous serez nombreux à vouloir vous précipiter sur une botte de carottes. Retenez-vous encore un instant; il y a quelques bémols ...

La carotte est un légume de culture intensive, et probablement celui qui est traité avec le plus de pesticides différents. Sachant que la plus grande partie des vitamines de la carotte sont localisées dans et juste sous la peau, cela pose un petite problème lorsqu'elles sont issues de grosses productions agroalimentaires industrielles, celles qui approvisionnent essentiellement nos supermarchés.

Face à un choix aussi cornélien, je vous le dis sincèrement, il vaut mieux - à mon avis - se priver de la partie des vitamines contenues dans la peau que d'absorber des résidus de pesticides non identifiables par la grande majorité des consommateurs. Pelez vos carottes ! Ce sera un moindre mal. J'aurai sans doute l'occasion de vous exposer dans un prochain post, ce que j'ai appris et constaté fréquemment au sujet du respect des délais d'innocuité imposés - en principe - aux producteurs après utilisation de leurs pharmacopées sataniques.

Pourquoi j'aime pas les carottes du supermarchés ? Parce qu'elle sont trops belles, trop propres, trop lisses en sortant de leur Car(rot) Wash. Si vous le pouvez, achetez plutôt des carottes bio ... et vous aurez même une véritable chance qu'elles le soient vraiment. Elles sont disponibles toutes l’année – en botte ou de silo – à l’épicerie de la Ferme Nos Pilifs.

A défaut, vous pourriez les cultiver vous-même dans votre potager. Je vous y encourage, et je pense que vous devriez appréciez plus particulièrement l'une ou l'autre des variétés suivantes, classées en trois catégories qui assurent successivement  la présence de carotte sur votre table en toutes saisons :

CAROTTES COURTES (variétés à forcer ou précoces)

  • Rouge grelot Marché de Paris (à forcer)
  • Rouge courte de Croissy
  • Rouge courte Bellot (très hâtive)
  • Rouge très courte à châssis

     CAROTTES DEMI-LONGUES  (variétés de saison)

  • Rouge demi-longue de Guérande
  • Rouge demi-longue de Chantenay
  • Rouge demi-longue Nantaise sans cœur
  • Rouge demi-longue de Carentan

     CAROTTES LONGUES (variétés tardives)

  • Rouge de Berlikum
  • Rouge longue de Saint-Valéry
  • Rouge longue lisse de Meaux (destinée à la conservation)

Pour sa croissance, la carotte demande une terre meuble et légère afin de bien pouvoir « forer » dans un sol où il par ailleurs est fort utile d'incorporer votre vieux marc de café, source de potasse utile au grossissement des racines. La plupart des variétés supportent bien de faibles gelées.

Petit bémol en forme de contre-indication ! Attention ! Malgré toutes ses qualités, la carotte n'est pas nécessairement  une "panacée" pour la santé. Alors que l'action anticancérigène de ce légume est largement admise et étayée statistiquement, une étude relativement récente, elle aussi statistique et portant sur près de 60.000 individus, aurait mis en évidence, qu'à l'encontre de cette idée très répandue, les fumeurs - et plus particulièrement les fumeuses - verraient augmenter paradoxalement la probabilité de développer un cancer en consommant des carottes censées les prémunir.

Il fallait aussi le dire ! Quoi qu'il en soit, pour la majorité d'entre nous, la carotte peut vraiment être consommée sans modération.

José

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14/01/2018

Le PALIURE : pseudo"épine du Christ" et véritable plante médicinale du Midi

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Photo de Eva Mathieu, sous licence Creative Commons (source : Wikimédia)

Plantes médicinales du Midi  : 

 

Le Paliure provençal

 

Le paliure est un arbuste sauvage commun dans le Midi de la France. Il affectionne spécialement les sols calcaires, dont il ne redoute ni l’aridité, ni la structure souvent rocailleuse. La garrigue est son domaine de prédilection.

Sous l’apparence paisible que lui donne son feuillage élégant, un non-initié pourrait ne pas se douter que cet arbuste – qui peut atteindre plus de 3 mètres de hauteur – est muni d’épines particulièrement diaboliques qui peuvent blesser cruellement l’imprudent - homme ou animal – qui voudrait le déranger.

En effet, les stipules – petites lames vertes disposées par paires à la bases du pétiole de certaines plantes, se transforment chez le paliure en deux épines non symétriques ; l’une est longue, droite et dressée vers le haut, l’autre petite, discrète, courbe et rabattue : un sacré foutu « hameçon » qu’il est déconseillé d’affronter les bras nus ! (Avant l’arrivée du barbelé et des clôture modernes, le paliure était traditionnellement planté en haies vives infranchissables autour des mas et autres constructions rurales.)

 

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Photo de Fritz Geller-Grimms, sous licence Creative Commons GNU

Ce sont ses épines redoutables qui ont donné le nom populaire de la plante : l’épine du Christ. En effet, dans la tradition chrétienne du Midi, ce serait des rameaux du paliure qui auraient servi à confectionner la couronne posée par dérision sur la tête de Jésus, « roi des Juifs », lorsqu’il escalada - chargé d’une croix sur ses épaules meurtries -, le sentier qui mène au sommet de la colline du Golgotha, le gibet de Jérusalem.

Au-delà d’une légende judéo-chrétienne très répandue , certains botanistes pensent aujourd’hui que - dans cette croyance populaire - le paliure provençal ne pourrait pas être mis très sérieusement en cause pour la confection de cette couronne de supplice à Jérusalem, puisqu’il ne pousse pas spontanément dans cette région du Moyen-Orient. Selon eux, si une plante à épines devait avoir été utilisée à cette fin sanglante, ce serait plutôt le Jujubier de Palestine (Zizyphus spina-christi) qui aurait tenu ce rôle. (Cette plante, qui appartient à la même famille botanique des rhamnacées, est également très épineuse, mais ses fruits - qui ressemblent à des olives de couleur rouge-brun - sont eux parfaitement comestibles crus ou cuits. Ce qui n’est pas le cas des fruits du paliure., qui n'ont rien ce charnu.)

Il n’en reste pas moins que le nom botanique du paliure : Paliurus spina-cristi reste d’usage aujourd’hui et se réfère toujours à l’ «Epine du Christ ». En rupture avec ce nom binominal fixé en lien avec la tradition, certains préféreront l’appeler plus logiquement Rhamnus paliurus.

Faute de mériter sa mauvaise image liée aux supplices infligés à Jésus il y a près de 2000 ans, le paliure s’est acquis au fil des siècles une excellente réputation pour les nombreuses propriétés médicinales qu’on lui prêtait empiriquement . La science moderne confirme amplement plusieurs des mérites que lui prêtait la pharmacopée traditionnelle. Oublions donc un peu ses épines maudites; ce qui compte en phytothérapie, ce sont ses fruitss très singulièrs et ses jeunes feuilles.

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Photo de Salycina, sous licence Creative Commons (souce: wikimedia)

La floraison se produit au mois de juin. Ce sont d’élégantes grappes de petites fleurs jaune-vert en forme d’étoile qui apparaissent à l’extrémité des branches. Après la nouaison, elles se transforment en petits fruits ronds et plats – d’abord jaunes, puis en séchant, beige-brunâtre – qui ressemblent à de petites soucoupes volantes de dessins animés. … ou à un mini-chapeau plat à bord largement évasé dont la forme évoque les anciennes coiffes des évêques.

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Photo de Franz Xavier, sous licence Creative Commons (souce: wikimedia)

Larges de 2 à 3 cm, ces fruits sont bombés et ligneux en leur centre, forts coriaces. En hiver, lorsque le mistral a dépouillé le paliure de ses belles feuilles ovales, les rameaux de l’arbrisseau apparaissent dans toute leur rudesse, avec les épines devenues très apparentes; mais toujours élégants grâce aux fruits persistants qui les ornent encore et leur confèrent le charme décoratif d’une nature morte.

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Photo de Fritz Geller-Grim, sous licence Creative Commons (source: wikimedia)

 

La récolte des fruits débute à la fin de l’été, lorsqu’ils sont bien secs. Celle des feuilles juvéniles rigoureusement sélectionnées a lieu au printemps et est destinée immédiatement à la dessication.

Le paliure est utilisé de longue date comme remède astringent, diurétique et béchique. Et plusieurs sources mentionnent ces usages comme connu depuis l’Antiquite, en Grèce et à Rome. A vrai dire, je n’ai rien trouvé dans ma documentation qui puisse étayer cette affirmation. Une certaine confusion s’est immiscée depuis longtemps dans la distinction de plusieurs rhamnacées, et les analogies relevées de divers points de vue à différentes époques demandent un peu de froide circonspection.

Pour illustrer ce propos, voici ce qu’écrivait le médecin et botaniste Jacques Daléchamps [1513-1588] dans son Histoire générale des plantes (Historia generalis plantarun, 1583) : "Aucuns estiment que le paliure africain de Théophraste, et l'égyptien d'Agathoclès sont une même chose, et que ce n'est que notre jujubier; il  est certain de tous les témoignages des Anciens, que le Paliure croissait de tout temps en Afrique."

Evoquant les vertus du paliure, le célèbre apothicaire huguenot d’origine normande Nicolas Lémery [1645-1715], note que : « Sa semence adoucit les âcretés de la racine, excite l’urine, brise la pierre du rein et de la vessie ».

Quelques décennies plus tard, Joseph Lieutaud [1703-1780], président de la Société Royale de Médecine, et médecin du roi Louis XV donne cet avis – un des plus autorisés et savants du siècle des Lumières – dans un livre mémorable : « Précis de médecine pratique » (pas moins de 3 rééditions avant la période révolutionnaire !) : « Les fruits de cet arbrisseau ont des propriétés diurétiques et adoucissantes des plus efficaces. Ils s’avèrent très utiles dans les maladies des reins et de la vessie. On le regarde aussi comme très avantageux dans les diverses maladies des poumons qu’accompagnent la chaleur et la douleur ».

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Grâce aux bioflavonoïdes (substances végétales secondaires regroupées génériquement sous l’appellation Vitamine P, alors qu’elles ne représentent pas une vitamine à proprement parler, puisqu’elles ne sont pas essentielles dans un régime alimentaire équilibré),

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Photo de Didier Descouens, sous licence Creative Commons (souce: wikimedia)

 

les fruits de paliure sont reconnus diurétiques, draineurs, hypotenseurs, indiqués pour être consommés en infusion contre l’excès d’acide urique dans le sang, la formation de calculs dans les reins ou la vessie, les crises de goutte, l’hypertrophie de la prostate, l’excès de cholestérol et l’hypertension, bref une multitudes de maux qui affligent beaucoup d’entre nous qui s’éloignent fortement de leurs vingt ans … et deviennent de plus en plus des consommateurs captifs dans un système d’alimentation commerciale débile et menteur.

L’infusion de paliure se prépare classiquement en faisant tremper deux cuillerées de soupe de fruits secs dans 1 litre d’eau froide pendant 24 heures. Après ébullition, laisser infuser pendant 10 minutes, puis filtrer. Boire l’équivalent d’une tasse de thé 3 à 4 fois par jour, après les repas.

A noter par ceux qui considérerait cette plante comme une panacée à leurs maux, il convient de rappeler que si la plante peut les soulager réellement, il y a lieu de prendre préalablement l’avis d’un médecin de confiance ou d’un pharmacien pour établir l’opportunité et le dosage approprié d’une telle tisane. Il est en outre important de ne pas utiliser la plante pour des cures de plus de trois semaines. Enfin, la contre-indication du paliure pour les femmes enceintes est péremptoire.

 

José

 

11/01/2018

Le GUARANA : le fruit « à œil d’homme » des indiens Tupis

 

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(Photo de Anita Fortis, sous licence Creative Commons)

 

Le GUARANA

le fruit «  à œil d’homme » des indiens Tupis

Dans les immenses forêts pluvieuses du bassin amazonien (Brésil) résiste une tribu d’indiens autrefois prospère, puissante et redoutable dont ne subsistent aujourd’hui que quelques milliers d’individus : les Sateré-Mawés. Ethnologues et linguistes ont généralement rattaché cette tribu au groupe plus générique et mieux connu des Tupis.

Ces Sateré-Mawés – qui vivaient en harmonie dans l’exubérance de vie végétale et animale de la jungle qui borde le rio Tapajos, une rivière qui conflue avec l’Amazone à hauteur de la ville de Santarem de Parà.

Dans l’histoire non-écrite et les légendes ancestrales que se transmettent de génération en génération les descendants de ce peuple, une plante de la forêt amazonienne fait depuis des temps immémoriaux l’objet d’un grande fierté : le Guarana. En effet, les Sateré-Mawés se considéraient être les premiers à avoir cultivé le Guarana, là où d’autres tribus se contentaient de la cueillette sauvage des fruits de cette plante de leur pharmacopée commune.

Voici le mythe rapporté par les Anciens :

« Il y a bien longtemps, dans un village de notre peuple, vivait un enfant merveilleux et bien-aimé, qu’un dieu malveillant jaloux s’avisa de tuer. Mais une autre dieu – bienfaisant - prit compassion du chagrin des villageois. Il arracha donc l’œil gauche de la petite victime et alla le planter dans la forêt proche. Sitôt fait, il revint au village, arracha cette fois l’œil droit de l’enfant, et le planta dans le sol au centre du village. »

C’est de cette époque que les Saté-Mawés se prévalent fièrement d’avoir été les premier à domestiquer la liane grimpante chargée de vertus magiques et médicinales que les botaniste appellent : Paullinia cupana Kunth (famille des Sapindacées).

Domestication ne veut pas dire monopole. Au Paraguay, au Vénézuela (Orénoque), en Guyane, d’autres tribus indiennes du groupe Tupis utilisaient et utilisent toujours la même plante pour des rites et des usages médicinaux sensiblement identiques. Parfois, comme en Uruguay, les botanistes ont éprouvé le besoin de distinguer une espèce différente : Paullinia sorbilis Linné. Mais ces subtilités académiques sont restées sans prise sur la culture Tupis, qui réservait le même nom de Guarana et les mêmes usages aux différentes espèces ou sous-espèces éventuelles. 

Le Guarana est une espèce à tiges ligneuses, grimpantes, pouvant atteindre un longueur de 15 m, l’équivalent de la hauteur d’un immeuble de 4 à 5 étages.

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(Photo de Denis Barthel, sous GNU General Public Licence)

 

Les feuilles – de type imparipennées – sont composées de cinq folioles de forme ovale-lancéolée.

Les grappes axillaires de fleurs – petites et de couleur jaune - se chargent après nouaison de fruits sphériques, apiculés (= fixés sur une tige dépourvue de feuilles) , rouges à maturité, déhiscents par trois valves.

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(Photo de A.C. Moraes, sous licence Creative Commons)

 

Les capsules renferment des graines noires et brillantes d’une taille comprise entre celle d’un grain de café et celle d’une noisette. Chacune de ses graines est entourée d’un arille – c‘est-à-dire une enveloppe protectrice charnue - à la couleur rougeâtre.

Torréfiées, lavées, broyées, ces graines servent à préparer un pâte rouge très riche en caféine, ou plus exactement en guaranine (substance analogue à celle extraite du café, mais trois fois plus forte) . La pâte obtenue permet de préparer une tisane traditionnelle terriblement diurétique et excitante dont la consommation en quantité raisonnable produirait un heureux effet dans la dégradation des graisses du corps (lipolyse), et jouerait donc un rôle amincissant.

Les Indiens prêtent à cette même tisane des propriétés de « coupe-faim » pour les périodes de disette, d’antidiarrhéique, d’antinévralgique et d’aphrodisiaque que la science moderne tente d’évaluer lentement et objectivement, tandis que le marketing moderne lui, s’emballe et s'empresse de valoriser des produits et sous-produits de graines de guarana dont ni le dosage, ni l’innocuité ne sont objectivement démontrés.

Le marché des nouvelles boissons énergisantes a explosé ses dernières décennies, et le Guarana y tient souvent un rôle important dans leur composition. Au Brésil , où la population représente plus de 210.000.000 de consommateurs potentiels, le soda vendu sous la marque « Antartica » est la seconde boisson nationale, immédiatement après …le « Coca cola ».

 

José

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06/01/2018

Légumes-racine oubliés : le CERFEUIL TUBEREUX, quelle finesse !

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Légumes-racines :

Le cerfeuil tubéreux

Fiche

Famille :                      Apiacées

Nom scientifique :      Chaerophyllum bulbosum Linné

Synonymes botaniques :   Myrrhis bulbosa Sprengel

                                          Scandix bulbosa Roth.

                                          Selinum bulbosum E.H.L. Krause

Synonymes français :       Cerfeuil à bulbes - Chérophylle bulbeux

Origine botanique :           Europe centrale et ouest de l’Asie      

Cycle végétatif :                Bisannuel

Climat :                             Tempéré

Exposition :                       Ombre à mi-ombre

Sol :                                   Bien drainé et riche en humus

Semis :                              Semis clair en place en octobre-novembre

Soins de culture :              Eclaircissage – Binage – Arrosage

Récolte :                            Environ 11-12 mois après le semis

 

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La part de Théophraste (botanique)

Commençons par un petit bémol, histoire de ne pas se laisser leurrer par les vocables courants! Dans un sens botanique strict, les dénominations « Cerfeuil tubéreux » et « Cerfeuil bulbeux » sont inappropriées. D’une part, la plante ainsi qualifiée de « tubéreuse » ne produit pas de tubercules à proprement parler, mais bien une racine pivotante simple dont la forme et la taille rappellent les petites carottes trapues telles que la fameuse « Guérande ». Et d’autre part, la qualification de « bulbeux » ne convient pas davantage, puisque un bulbe se définit comme une organe de stockage souterrain constitué de feuilles modifiées. Ceci dit, je respecterai ici ces noms vernaculaires chers aux jardiniers, aux cuisiniers et aux gastronomes.

Le cerfeuil tubéreux est une plante herbacée bisannuelle de grande taille, ses hampes florales – développées au cours de sa seconde et dernière année de vie végétale – dépassant allègrement le mètre de hauteur pour atteindre parfois 2 m.

Natif d’Europe centrale et orientale, son aire botanique s’élargit jusqu’au Caucase et en Arménie. Au fil des siècles, il s’est naturalisé un peu partout dans les zones tempérées, spécialement en Alsace, où il affectionne de se développer au pied des haies.

 

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L’aspect général des parties aériennes de la plante évoque à s’y méprendre celui du cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris), très commun dans nos régions et spécialement dans le parc de la Ferme Nos Pilifs, en périphérie nord de la ville de Bruxelles. Mais dans le sol, Chaerophyllum bulbosum marque sa différence en tubérisant fortement sa racine.

Les feuilles basales du cerfeuil tubéreux sont étalées sur le sol, divisées et finement découpées. Elles ne doivent pas être consommées – comme peuvent l’être sans danger celles du cerfeuil aromatique commun (Anthriscus cerefolium) parce qu’elles contiennent des alcaloïdes fortement toxiques.

Dès la deuxième année – alors que la racine n’est plus consommable comme légume - se développe une tige creuse, striée, formant des renflements marqués sous les nœuds. Cette hampe se couronnera chez nous en juin-juillet d’ombelles composées de nombreuses et minuscules petites fleurs blanches. Après pollinisation et une rapide nouaison, les fleurs se transformeront en graines de type akène.

La plante se développe sur une solide racine pivotante, en forme de toupie. C’est cette racine unique – à la peau brunâtre et à la chair très blanche, aromatique et farineuse qui constitue le merveilleux légume d’automne-hiver retrouvé après un long exil dans la catégorie trop longtemps envisagée comme «  économiquement négligeable » des « légume oubliés ».

A remarquer que dans le potager, la plante dégage une odeur forte, assez peu agréable; cet indice doit nous rappeler que les feuilles et les tiges de cette espèce sont impropres à l’usage alimentaire.

 

  • La part d’ Hérodote (Histoire)

Les racines étaient semble-t-il déjà consommées durant l’Antiquité, en Grèce et dans l’Empire romain. Mais il est permis d’en douter, notamment à cause d’identifications très hasardées et parfois péremptoires lancées par des auteurs « modernes » qui se réfèrent à des dénominations surannées et des descriptions imprécises dans les témoignages laissés par des contemporains comme Théophraste, Pline l’Ancien ou Columelle.

Au Moyen-Âge, plusieurs indices plus probables laissent à penser que le légume – dans sa forme sauvage - était un ingrédient populaire dans les régions septentrionales du Saint-Empire germanique et dans les plaines danubiennes.

Mais il faudra attendre la seconde moitié du 16ème siècle pour obtenir des descriptions plus précises de ce cerfeuil sauvage par les botanistes allemands Jacobus Theodorus Tabernaemontanus [1525-1590] et Joachim Camerarius le Jeune [1534-1598]. Le premier le nomme « Myrrhis cicutaria », tandis de le second le désigne comme « Bulbocastanum coniophyllon ».

 

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 Frappé par les descriptions données par ses d eux confrères, c’est finalement le flamand (de Arras !) Charles de l’Ecluse, dit Clusius qui nous donnera la première description scientifique du fameux cerfeuil à grosse racine dans son Rariorum plantarum historia, republié en 1601 à Anvers pour l’imprimeur Moretus, gendre et successeur du célèbre Christophe Plantin.

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Clusius observe une ressemblance importante de la morphologie de ce cerfeuil particulier appelé « Peperlin » par les Austro-hongrois avec une autre plante à la terrifiante réputation d’empoisonneuse : la Grande cigüe (Conium maculatum). Il crée donc un genre Cicutaria, dans lequel il associe – de manière jugée aujourd’hui trop peu pertinente - les deux plantes. Et il nomme ce fameux « Peperlin » ou cerfeuil à racine : Cicutaria pannonica.

 

  • La part de Mercure (commercialisation)

France :1840M. Lissa, négociant parisien en semences potagères, est très fier de commercialiser pour la première fois les graines d’un nouveau légume, qu’il entend bien mettre à la mode auprès de sa clientèle bourgeoise, avec l’espoir – bien sûr – de réaliser vite et bien de plantureux bénéfices.

Deux ans plus tard, il en présente fièrement une récolte de racines à la Société Royale d’Horticulture de Paris. Le nouveau légume épate les visiteurs, et parmi eux, M. Jacques, le jardinier en titre du roi Louis-Philippe au jardin de Neuilly; ou encore, M. Pépin, du Jardin des Plantes aussi.

En 1843, Vilmorin, qui croit avoir repéré la possibilité d’introduire un nouveau légume original sur les halles de Paris, souffle la mise à M. Lissa et entrevoit les plantureux bénéfices que cette nouvelle culture maraichère pourrait rapporter à son entreprise déjà dominante sur le marché. L’introduction officielle date de 1846.

Le succès ne sera pourtant pas vraiment au rendez-vous et, après un gros effort de mercantilisation de quelques années, le cerfeuil tubéreux, victime de sa trop faible productivité, retomba progressivement dans la confidentialité des ingrédients fins, rares et luxueux réservés aux cercles de connaisseurs gastronomes. 

Il faudra attendre 1982 pour que de nouvelles recherches soit engagées par l’ENITHP (École Nationale des Ingénieurs des Travaux Horticoles et du Paysage, à Nantes) et aboutissent après quelques années à une meilleure connaissance de la plante et à l’ouverture d’une nouvelle émergence. Le Prof. Jean-Yves Péron, qui considérait le cerfeuil tubéreux comme l’ « idéotype du légume oublié », exprima alors l’avis que « la difficulté phytotechnique de sa culture, liée à une grande complexité de la physiologie de la plante, est la principale cause du non-développement de ce légume en France et en Europe. »

C’est évidemment un avis respectable lorsque les performances d’un légume sont évaluées essentiellement sous l’angle du profit financier que devrait pouvoir réaliser un maraîcher qui doit rester constamment vigilant à l’optimalisation de ses surfaces cultivées en produisant vite, beaucoup et à coup sûr.

Mais cette non-conformité d’un légume excellent et raffiné à des critères commerciaux de grande distribution, ne doit pas décourager les jardiniers-amateurs de cultiver eux-mêmes le cerfeuil tubéreux dans leurs petits potagers gourmands d’autoconsommation.

 

  • La part du jardinier de légumes (culture potagère 

La culture du cerfeuil tubéreux est assez délicate, du moins en ce qui concerne le semis. Il demande une situation ensoleillée, mais redoute une chaleur excessive. Le sol, profond, bien drainé et meuble doit rester constamment frais.

La durée germinative des graines est faible (2 ans selon mon expérience personnelle) ; et le taux de germination – comme pour beaucoup d’autres espèces d’apiacées – reste bas (En de bonnes conditions de semis en terrine, environ 60 %).

Classiquement, les meilleurs résultats qualitatifs sont obtenus par un semis d’automne (mi-octobre jusqu’à mi-novembre) en lignes espacées de 20-25 cm. Dès la levée – qui sera fort lente et peut-être inégale - , on procède à un éclaircissage en ne conservant qu’un plant tous les 10 cm environ.

L’entretien se résumera ensuite à des binages et arrosages en cas de période sèche, au printemps surtout. Les plants de cerfeuil tubéreux offrent une bonne résistance aux maladies et aux parasites et demande peu des soins.

La récolte des racines peut débuter à la fin juin, lorsque le feuillage commence à jaunir et les tiges à sécher.

Les racines arrachées au début de l’été demandent à être conservées en silo ou en cave pour une consommation idéale à partir de novembre. C’est cette maturation qui donnera la saveur délicatement sucrée et le parfum optimal à ce merveilleux légume-racine..

Bien que plusieurs variétés aient été sélectionnées ces dernières décennies, c’est le plus souvent la variété « Altan » qui continue à être proposée à la vente sous forme de graines. Mais parmi les sélections plus récentes, telles « Zoltan » et « Doléane », qui offriraient des avantages plus en phase avec les réalités du maraîchage, notamment parce qu’elles se prêtent mieux – après stratification - à des semis printaniers et produisent des racines plus grosses.

Enfin, on parle souvent dans le monde des jardiniers curieux d’un « Cerfeuil de Prescott ».

Dans l’édition 1883 de « Les plantes potagères » «  de Vilmorin-Andrieux, on peut lire cette petite note en finale de l’article consacré au cerfeuil tubéreux ordinaire : 

« On a essayé, ces dernières années, d'introduire dans les potagers la culture du cerfeuil de Prescott, plante originaire de Sibérie, produisant des racines renflées et comestibles analogue à celles du cerfeuil tubéreux. Les graines du cerfeuil de Prescott germent facilement, mais, si elles sont semées au printemps, les plantes qui en sortent montent rapidement à graine. II faut retarder les semis jusqu'au mois de Juillet pour éviter cet inconvénient et obtenir une bonne formation des racines, qui sont plus volumineuses que celles du C. tubéreux, mais d'un goût moins fin et se rapprochant plutôt de celui du Panais. »

Sauf cette mention, l’énigmatique «cerfeuil de Prescott » est depuis quasi introuvable dans les catalogues en langue française que j’ai pu consulter.

De Candolle en a fait une espèce distincte du cerfeuil tubéreux sous le nom de Chaerophyllum prescottii DC.,  que l’on a francisé en Cerfeuil bulbeux de Sibérie.

Mais plusieurs auteurs contemporains le considère encore comme une « probable forme locale originaire de Grande-Bretagne ». Etonnant ! Cela me suggère un confusion possible entre un cultivar d’Outre-Manche et un type botanique de cerfeuil bulbeux sauvage poussant en Sibérie. (Bref, ce cerfeuil de Prescott, c’est un peu comme la fabuleuse licorne – comme la plupart de nous, je ne l’ai jamais vue !- , et je me demande si ce qui m’a été présenté comme tel en graines, ce n’était pas comparable aux cornes de narval !.)

A son propos, l'appréciable historien des légumes, Georges Gibault - bibliothécaire de la Société Nationale d’Horticulture de France), écrivait en 1912 :

« Il ne semble pas que le cerfeuil de Prescott soit autre chose qu'une variété améliorée de Cerfeuil bulbeux, à racine :beaucoup plus volumineuse, jaune d'or à l'extérieur, quoique sa chair soit également délicate et blanche, d'un goût différent et préférable à la variété ordinaire. Le Journal de la Société impériale d'Horticulture a donné jadis de cette variété de cerfeuil bulbeux l'historique que nous reproduisons ici : « Depuis très longtemps les habitants de l'Oural et de l'Altaï ramassent pour s'en nourrir les parties souterraines tubériformes d'une plante de la famille des Ombellifères qui croit naturellement dans ces contrées. Cette plante ressemble à notre cerfeuil bulbeux au point que les anciens voyageurs qui l'ont vue en Sibérie, notamment Folk et Georgi, l'ont confondue avec celui-ci; cependant Gmelin, dans sa Flore de Sibérie, l'avait très bien distinguée et lui avait donné le nom de Cerfeuil à racine turbinée, charnue. »

Bien plus tard, en 2002, le Prof. Michel Pitrat, directeur de recherches à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), spécialiste réputé de la résistance génétique des légumes aux maladies, relayera l’opinion de Gibault en notant :

«Le cerfeuil de Prescott, qui ne serait qu’une espèce locale à bien plus grosse racine, pourrait indiquer la voie à des prospections systématiques dans l’Est européen et l’Oural. Cet exemple de préalable d’amélioration génétique peut être étendu à bien d’autres espèces tubéreuses secondaires … »

 

José

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31/12/2017

La REGLISSE : un apaisement pour les estomacs des réveillonneurs

 

Réglisse

 Réglisse glabre

 

La réglisse glabre (Glycyrrhiza glabra  L.) est la vraie réglisse à racines aromatiques. C'est une plante herbacée vivace à feuilles pennées, caduques. Les fruits sont des gousses pileuses renfermant quelques graines permettant la multiplication par semis.
  
De la réglisse, on ne garde le plus souvent aujourd’hui que la vague reconnaissance d’un goût sucré et anisé assimilé par défaut à toute une série de produits alimentaires (bonbons anglais, pastis de Marseille) dont la fabrication nécessite l’extrait des racines très aromatiques de cette plante. Et si on replaçait brièvement la réglisse dans son contexte végétal ?

Sa parenté étonnera certains ; elle appartient à la ... famille des fabacées, celle qu’on appelait encore il y a quelques années les "légumineuses." (Le soja, la fève des marais, le haricot, le trèfle, la glycine ou l’acacia sont donc ses cousins et cousines.)
 

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Les gousses rudes et groupées contenant les graines

Photo : Les jardins de Pomone - Ferme Nos Pilifs (tous droits réservés)


Elle pousse naturellement en Chine et dans les régions méditerranéennes. Sauvage, j'ai pu constater qu'elle est spécialement abondante en Calabre. Mais on la cultive aussi depuis longtemps un peu partout pour son goût et ses propriétés médicinales.

Ce sont les racines rhizomateuses qui sont récoltées pour la cuisine et la pharmacopée. Cette récolte s'effectue en automne, sur des plants âgés d'au moins 3 ans. Lavées, broyées, moulues, ces racines sont mises à bouillir pour produire un jus noirâtre qui sera concentré en sirop (le « kalichezap » des Brusseleirs, niwô breuke Momo ?!).
 

Copeaux de réglisse

Copeaux de bois de réglisse pour macérations et infusions
(photo wikimedia sous licence GNU Free Documentation)

 Savez-vous que le pouvoir édulcorant de la racine de réglisse est jusqu'à 50 fois supérieur à celui du sucre de betterave ? Elle doit ce pouvoir sucrant à la Glycyrrhizine, un hétéroside à faire pâlir le sucre blanc du commerce (Saccharose de betterave ou de canne à  sucre). 

Hippocrate, Théophraste, Hildegarde de Bingen ont exprimé chacun à leur manière – et selon les moyens et les connaissance de leur temps - les remarquables vertus anti-inflammatoires et antispasmodiques de la racine de réglisse. La recherche moderne a établi que la consommation de réglisse favorise la baisse du taux de cholestérol, mais aussi qu’elle fait monter la tension artérielle (hypertension) . Pas d'abus, donc; contrairement à des  idée reçues soigneusement entretenues par les envoyés de Mercure, les "panacées", cela existe dans le commerce mais pas dans la Nature !

Mâchonner une racine séchée (on dit improprement « un bâton ») était encore d’usage courant lorsque j’étais enfant. Chez notre grand-mère "Moumoune", ma sœur cadette et moi avions souvent « mal de gorge ». Et nos petites quintes de toux n’étaient pas tout à fait innocentes, puisque nous escomptions bien avoir droit très rapidement aux bonbons ad hoc, au sirop ou à la tisane de réglisse. Et nous, les mioches, le « kaliche », on aimait ça !

 
José

 

11/12/2017

Le CARTHAME DES TEINTURIERS : épice faussaire, plante bienfaisante !?

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Le Carthame

Epice faussaire, plante bienfaisante !?

 

Le carthame (Carthamus tinctorius) fait partie de la famille botanique des Astéracées. Et l’aspect végétatif de cette plante rappelle fortement celui de son cousin le chardon-marie, en ce compris les épines, mais sans marbrures blanc-lacté sur les limbes et avec les capitules regroupant des fleurons d’un rouge vif orangé au lieu de bleu-violet.

 

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     Fleur de carthame           Feur de chardon-marie

 

Depuis une très haute Antiquité, l’homme a cultivé essentiellement le carthame comme plante tinctoriale, c’est-à-dire une plante dont on peut extraire des substances colorantes destinées à différents usages.

Le carthame, pour sa part, permet de produire deux substances colorantes différentes à partir de ses graines et de ses fleurs. L’une est jaune et hydrosoluble ; l’autre, rouge orangé, n’est pas soluble dans l’eau.

Ces substances colorantes dont l’utilisation est attestée archéologiquement comme très ancienne (On a retrouvé dans le tombeau du pharaon Toutânkhamon – mort vers 1347 av. n.è. - des objets de décorations teintés au carthame), ont essentiellement été utilisées pour les tissus … et en moindre mesure dans l’alimentation.

Les robes des moines bouddhistes sont l’illustration de la couleur orangée intense et stable donnée aux tissus par le carthame.

Comme colorant alimentaire, le carthame s’est surtout distingué comme substitut de l’épice la plus chère au monde, celle obtenue à partir des étamines d’un crocus particulier : le fameux safran. Mais comme le carthame n’est ni rare ni onéreux à produire, il s’est vu affubler de surnoms un peu méprisants tels que « faux safran», « safran bâtard » ou « safran des teinturiers ».

Et de fait, combien d’entre nous ne se sont pas fait arnaquer dans un commerce en repartant avec un peu de poudre de carthame, tout en croyant avoir acheté de la poudre de safran. Cette duperie est multiséculaire !

Si le safran est à proprement parler une épice, le carthame ne l’est pas vraiment, même s’il est vendu comme tel. En réalité, il n’a pratiquement pas d’odeur, et sa saveur insignifiante ne lui permet pas d’aromatiser des plats. (La coloration du riz des « paëllas » ou des « soupes de poisson » industrielles est évidement due au carthame … et les gourmets n’y retrouvent pas leur compte !)

Pauvre carthame !? Enfin, non, pas vraiment ;  parce que cette plante quasi sans goût et sans saveur que certains font passer trompeusement pour du safran a des vertus médicinales et nutritives plus discrètes que sa magnifique couleur, et plus utiles que celles du véritable safran.

La pression à froid des graines, oléagineuses et assez grandes, fournit une excellente huile de table, riche en acides gras polyinsaturés. L’usage culinaire de cette huile est spécialement indiqué pour les personnes dont le taux de cholestérol est trop élevé.

Assez curieusement ( le mot « carthame » serait-il désuet en terme de marketing ?), elle est souvent vendue sous la dénomination de « huile de chardon ».

En usage thérapeutique, il faut remarquer les nombreux effets bienfaisants que pourrait apporter une simple tisane de fleurs de carthame séchées. (Une cuillerée à café de fleurs séchées pour 25 cl d’eau chaude).

Ce « thé » de carthame est considéré comme un laxatif efficace. Sa consommation ferait tomber la fièvre en provoquant une sudation rapide.

Il est aussi indiqué pour soulager les personnes souffrant de troubles coronariens ou de troubles menstruels. (Son ingestion est cependant contre-indiquée pendant la grossesse.)

L’infusion a aussi la réputation de favoriser la guérison de la rougeole ou de la jaunisse.

Fameux également dans la médecine traditionnelle chinoise, des cataplasmes de fleurs séchées posés sur la peau pour soulager les articulations rendues douloureuses par une crise de rhumatisme ou enflées par une entorse.

Allons, bon ! Désormais, peut-être un peu plus de respect pour un présumé faussaire…

 

José