13/05/2009

Aux amoureux de la main verte

Centre communautaire Crousse

 

Aux amoureux de la main verte

L' A.S.B.L.

Les Jardins de Pomone

participera ce

SAMEDI 16 MAI 2009 - de 8h30 à 13H00

à la

Bourse aux plantes pour amateurs

qui se tiendra dans le parc du

Centre communautaire Crousse

11, rue au Bois à Woluwé-Saint-Pierre (banlieue de Bruxelles)

Anne et José viendront échanger ou céder à petit prix des plants (et des graines) de

légumes rares, anciens ou remarquables

 parmi lesquels de nombreuses variétés de TOMATES, des PIMENTS, de la BOURRACHE, des CROSNES DU JAPON, des TOPINAMBOURS, des ARROCHES ROUGES, de l'ASPERULE ODORANTE, du POURPIER, etc.


Possibilité de vous affilier à l'association (cotisation annuelle: 20 euros) et de bénéficier immédiatement des avantages réservés aux membres, parmi lesquels :

12 sachets de graines d'amateurs gratuits



A samedi, sans faute

Anne & José

 

Centre communautaire Crousse - carte

09:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2009

Les OGM, personne n'en veut, mais ...

Lisez bien attentivement ceci et jugez si vous ne devriez pas souscrire vous aussi à cette pétition lancée par GREEN PEACE :

 

Les OGM, personne n'en veut, mais ils s'accrochent...

Objectif: 50000 personnes pour une Europe dans OGMDéjà 9825
messages envoyés
Signez maintenant !

Soutenez l'interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France

Par tous les moyens, la Commission européenne tente d’imposer par la force le retour des cultures OGM en s’appuyant sur quelques Etats membres pro OGM (Suède, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Finlande). Demandez à ces derniers de laisser la France libre de refuser des cultures potentiellement dangereuses et mal évaluées !

Déjà 9825 messages envoyés !

23:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

18/02/2009

Comment on veut assassiner l'agriculture bio

Mobilisation citoyenne : faites passer ce message pour que nul ne l'ignore

 

  • Aidons la ferme de Sainte-Marthe !

    Le 30 janvier dernier, Philippe Desbrosses, propriétaire de la ferme bio de Sainte-Marthe et président de l'association Intelligence Verte, demandait à tous ces amis de le soutenir dans une épreuve difficile : la saisie et la mise en vente des biens de la ferme, le lundi 2 février 2009, suite à une action en justice du conglomérat agro-industriel LIGEA-AGRALYS. La mobilisation du réseau a été aussi rapide qu'efficace. 200 sympathisants assistaient à cette vente aux enchères. Nous avons décidé de créer un comité de soutien, qui organisera la "résistance verte" ! Ce blog est un outil d'échanges, de propositions, d'explications qui nous permettra de mobiliser l'opinion publique. Chaque citoyen concerné par l'agriculture biologique, le respect de l'environnement, le bien-être et la santé des générations futures est le bienvenu ici. L'avenir nous appartient ! D'autres informations sont disponibles sur le site de l'association Intelligence Verte.

 

 

La ferme bio de Sainte-Marthe, dirigée par Philippe Desbrosses, est menacée. Une saisie-vente a eu lieu le lundi 2 février 2009. 

Comment en est-on arrivé là ?

Le Comité de soutien :

” Il s'agissait de la saisie (*) des matériels, outils, équipements de la Socité civile de production Agricole Alimentaire (Scpaa) qui exploite une partie des terres et batiments du domaine de Sainte-Marthe.

(*) à la demande du 1er groupe coopératif agricole en France (Franciade-Ligéa-Agralys).


Une procédure juridique est en cours, cependant un “artefact” juridique a permis de saisir les biens avant la décision de justice finale.

(Artefact : Phénomène d'origine artificielle ou accidentelle, rencontré au cours d'une observation ou d'une expérience ou d'une procédure)


1 - Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE ».

2 - Philippe Desbrosses, participe donc au recrutement d’un ingénieur agronome apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812 571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

3 - Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement . Il bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

4 - Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

5 - La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.

6 – Entre 1992 et 1997, la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.

7 - Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe, le 17 janvier 1994, la signature d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.

8 - La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..

9 - La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.

10 - La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.

11 - Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration, alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité, ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

12 - Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

13 - Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.

14 - Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.

15 - La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.

16 - Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…

17 - La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

18 - Mais le jugement précédent est exécutoire : les huissiers réclament déjà 267 591 € et mettent en route une procédure de saisie et vente publique des biens de la ferme de Ste Marthe

19 - Ce qui met en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.

20 - La Ferme familiale de Sainte-Marthe reste la seule exploitation agricole en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparues ces trente dernières années dans ce périmètre de la commune de Millancay


Le comité de soutien de la ferme de Sainte Marthe

 

26/12/2008

Pas folle, la guêpe ! Mes respects, Madame ...

 

Vandana Shivah

Vandana Shiva

Pas folle la guêpe ! Mes respects, Madame ...

Le voeu d'un grand gourmet et d'un petit jardinier rebelle :


Ce qui me lie très naturellement et fort cordialement aux "écaviens" et à la plupart des animatrices et animateurs de la blogosphère culinaire francophone, c'est le défi que nous relevons - chacun à notre manière - de découvrir sans cesse, puis de partager généreusement une alimentation agréable, débanalisée, saine et savoureuse, toujours en quête des "bons produits" et des "meilleures recettes".

L'art de la bonne cuisine, c'est une part importante de celui de plaire. Et l'instrument de ce pouvoir de séduction particulier qui rassemble à table, cet acte de pur amour d'autrui qui commence dans la cuisine, c'est le bon goût.

Ah, ce bon goût ! Le philosophe contemporain français Michel Serres a tenté de la définir à sa manière comme une "baiser que la bouche se donne par l'intermédiaire de l'aliment du goût". Pas scientifique du tout, et pourtant tellement vrai !

Mais la recherche du bon goût, dans une société soumise à un ordre économique dominant et infâme qui veut nous imposer la "malbouffe" par tous les moyens, apparaît aussi comme un acte insurrectionnel d'une importance plus respectable qu'il n'y paraît.

Comment pourrions nous accepter sans broncher - à l'époque du fast-food et du fast-sex - ce que dénonce avec pertinence le psychiâtre milanais Willy Pasini : "la rapidité réduit la nourriture et l'amour au plus petit dénominateur commun d'un acte distrait et conventionnel".

Né rebelle, je vous apprécie parce que je vous sens aussi rebelles, même si vous n'y avez jamais pensé. Pas plus que la mienne, votre rébellion n'inplique la violence, au contraire. Sans violence, sans dogmatisme, avec seulement un peu d'intelligence des grandes causes humaines et d'opiniâtreté activement coalisées, nous avons pourtant ensemble ce pouvoir - devant nos casserolles et dans nos potagers - de changer le cours des situations intolérables et de nous affranchir de l'esclavage d'un modèle unique de consommation promu par la mondialisation ... du seul business.

Votre démarche personnelle est sincère et passionnée; Anne et moi le ressentons chaque jour avec émotion en visitant vos blogs. Mais aussi exemplaire et désintéressée qu'il soit, ce moyen d'action que vous avez choisi ne doit pas s'exempter d'une réflexion socialement plus élargie, plus consciente parce que mieux informée. Pour nous inspirer dans notre lutte contre une alimentation mondialisée presque sans intéret pour les gourmets, je propose d'attirer l'attention sur le combat de la scientifique indienne, Madame Vandana Shiva, dont l'action nationale exemplaire a pris une dimension planétaire  et commence à faire trembler les pourvoyeurs de "malbouffe", dont elle annonce par ailleurs la fin imminente. Ses arguments ne peuvent laisser personne indifférent. Nous, amateurs de bonne cuisine, devrions prendre part à ce combat en meilleure connaissance de cause, et y défendre notre créneau de prédilection. J'en nourris l'espoir et en forme le voeu !



Discours prononcé le 17 septembre 2008 par Madame Vandana Shivah à l'occasion de l'ouverture du Forum Social Européen de Malmö, en Suède.



" A tous ceux qui sont présents ici, au forum social : tous mes voeux de paix, d’amour et salutations.

Il y a des temps où nous pensons que la défense de ce que nous aimons n’est pas facile. Parce que les pouvoirs autour de nous qui détruisent notre planète, dérèglent le climat, privent les gens de nourriture, d’eau, tuent nos paysans en Inde, sont bien trop forts. Mais, souvenez-vous juste de ceci : il y a seulement trois jours, une des plus grandes banques d’investissement, une de plus, s’est écroulée.

Je me souviens que lorsque nous avons commencé à nous battre contre la mondialisation, il y avait une entreprise au nom d’Enron, vous vous souvenez ?

Enron-overseas s’était déployée jusqu’en Inde car elle avait réussi à prendre les terres aux paysans, avait soudoyé le gouvernement, elle s’était même rendue à une réunion d’un conseil d’administration à dos d’éléphant se prenant pour la nouvelle moghole, et elle avait prononcé ces mots à l’époque : «  nous ne nous reposerons pas, tant que nous n’aurons pas privatisé la dernière goutte d’eau, ni le dernier watt d’électricité », et bien ils ont dû aller "se reposer" bien avant ça, ils n’existent plus, non plus !

Il faut dire qu’une économie fondée sur l’avidité ne peut pas durer et même si la mondialisation, qui n’est présente que depuis 15 ans, a détruit un nombre incroyable de vies humaines, elle est aussi auto-destructrice.

Même si nous ne faisions rien, même si nous n’organisions pas de forums sociaux européens, pas de forums sociaux mondiaux, de mouvements, ce système s’effondrerait. Mais ce que nous voulons éviter, c’est qu’il détruise nos vies !

Nous voulons un monde dans lequel le climat est sécurisé, où les gens ont à manger, où notre eau est un bien public, où nos graines ne sont pas la propriété brevetée de Monsanto, que la nourriture que nos fermiers produisent ne soit pas commercialisée par Cargill, ne soit pas un objet de spéculation, ne soit pas transformée en biocarburants, poussant encore une centaine de millions à la famine - s’ajoutant au milliard déjà privé de nourriture.

La famine d’aujourd’hui est une conséquence de l’avidité, ce n’est pas la conséquence de trop peu de nourriture. La soif d’aujourd’hui est une conséquence de la privatisation, même le changement climatique est la conséquence de la privatisation.

L’avarice de Monsanto a poussé deux cent mille paysans en Inde au suicide, alors est-ce que je vais les regarder, les laisser faire ?

Nous avons commencé une campagne appelée « graines d’espoir » : sous les yeux de Monsanto, nous distribuons des graines, nous travaillons avec les paysans pour qu’ils se mettent à l’agriculture biologique, nous travaillons pour nous assurer que nous façonnons nous-mêmes notre futur, tout en résistant à la destruction.

Et la prochaine étape sera un des rassemblements de la communauté internationale aux portées les plus importantes, la grande conférence des parties sur le changement climatique.

J’ai fait partie du mouvement écologiste qui a été à l’origine du Sommet de la Terre, de la Convention sur la diversité biologique, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, et j’ai envie de pleurer : de 1992 à 2008, qu’ont fait les gouvernements ? Rien !

Pendant tout ce temps, c’est l’état de la planète qui est en danger, et ces 30 dernières années ont vu la fonte des glaces, la montée du niveau des mers, les inondations, les cyclones. La moitié de l’humanité pourrait être en danger.

Nous devons commencer à penser à notre façon de donner un message clair sur ce qui doit être fait, sur ce qui peut être fait, et de commencer à le faire par nous même.

Nous avons vu qu’avec l’OMC, il n'est question que de négociations, de parts des entreprises, de bien-être des corporations. C’est de la vraie politique dont il s’agit ! Du droit des populations, du climat, de la diversité, d’égalité et de notre futur à tous.

Pendant plus de 200 cents ans, les patriotes des temps modernes nous ont donné une culture des énergies fossiles appelée industrialisation et ont bousillé le climat.

Pendant 50 ans, ils nous ont donné une idée ahurissante du développement : "A moins de détruire la planète, vous n’êtes pas un pays développé !"

Pendant 15 ans, ils nous ont donné l’idée d’une mondialisation qui externalise les causes et privatise les profits.

Chacun de ces projets est en train d’échouer. Parce que quand vous volez les fondations pour vous construire votre château, il s’effondre.

Nous sommes ici pour protéger les fondations, les bases de nos communautés, les bases de notre futur.

J’ai un espoir si profond en notre humanité. Je regarde, et dis ceci : « Enron n’est plus, Lehman Brothers n’est plus. Vous disparaitrez, Monsanto ! Vous disparaitrez, Cargill ! Vous disparaîtrez, Shell ! Vous disparaîtrez, BP ! »

Les gens continueront car la vie a continué !

C’est ce que nous pensons ! Merci ! "

 

Les allocution multiples et internationalement remarquées de Madame Vandana Shivah sont tenues le plus souvent en langue anglaise. On en retrouve de nombreuses versions en vidéo sur le Net. Voici l'une d'elles - intitulée "Les enragés et la tricoteuse" - enregistrée en France en février 2007 - qui offre la commodité d'être sous-titrée en français (pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de ... G.W. Bush et Michael Taylor). Appréciez le contenu !

 

Votre très cordialement et chlorophyllement dévoué,

José

 



 

15:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

13/12/2008

Ah, les salauds !

 

 

Monsanto mortel

Ah, les salauds ! Ne nous laissons pas faire comme des brebis à tondre.

 

Ne serais-je qu'un jardinier, je ne vous ai jamais caché mon indignation devant les ignomineuses stratégies développées par les géants mondiaux de l'alimentation. Mais lorsque j'en parle avec mes amis ou lors de mes conférences sur la biodiversité et notre alimentation, les questions qui me sont posées m'indiquent combien la plus grande part du public reste mal informée et manipulée.  Trop d'entre nous - même sensibles à la problématique - ne perçoivent encore les véritables enjeux que d'une manière fort confuse. Rien d'étonnant, puisqu'il y a manifestement une volonté délibérée de certains milieux d'affaires et des sphères politiques qu'ils ont vassalisées à nous berner ou à nous laisser dans l'ignorance.

Mes détracteurs éventuels voudront faire valoir que je ne suis qu'un "alarmiste" de plus, et qu'après tout, pendant que "les chiens aboient, la caravane passe". Et parmi eux se cacheront ceux qui espèrent pouvoir encore longtemps amasser des profits indécents, au mépris de l'humanité entière, de la santé publique et de l'environnement.

Ce n'est certes pas un vieux jardinier qui va changer le monde, et ce que je dis, bien d'autres l'on déjà dit bien mieux que moi. Mais ce que je vous crie avec force depuis mon petit potager, c'est ceci :

La plus grande part de notre alimentation est aux mains d'irresponsables dangereux. Réapproprions nous donc une part de notre alimentation. Restaurons les économies de proximité et la filière courte pour contrer le modèle économique mondialisé. Et surtout, utilisons nos jardins à produire nous-mêmes quelques légumes. C'est simple, salutaire et si enrichissant.

 

Les Jardins de Pomone ont pour vocation de vous aider à créer des potagers, à favoriser la culture de légumes anciens et naturels. Alors :

Ensemble, créons des potagers !

Pour ceux qui croient encore que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'il ne faut rien faire pour changer, sinon confiance à la science et à ceux qui s'en servent à leur seul profit financier, je reproduis ci-après un cri d'indignation à l'encontre de la multinationale américaine Monsanto qui nous vient de la Martinique. Vous pourrez le relire dans son contexte original en cliquant sur le lien ci-après :


Monsanto qui est-ce ?

 

Monsanto, qui est-ce

La firme Monsanto Company est le premier producteur mondial de glyphosate, qu’elle vend sous la marque Roundup
Elle est le leader mondial des semences génétiquement modifiées.
La première firme mondiale également pour la vente de semences conventionnelles.
Elle fabrique la BST, somatotropine bovine, la fameuse hormone laitière, très utilisée aux USA et dans d’autres pays, mais aussi l’aspartame, et lors de la guerre du Vietnam, l’ "agent Orange", défoliant ayant fait d’innombrables victimes dans la population civile.
Ses stratégies agressives, tant sur le plan commercial que sur le plan du lobbying de ses produits et brevets, ainsi que ses pratiques de corruptions aujourd’hui avérées, en ont fait « Monsatan » pour beaucoup d’altermondialistes.

Stratégies judiciaires
Rien qu’aux USA, Monsanto entretient un pool de plus de 50 Avocats, pour mener des procès destinés à obtenir le maximum de bénéfices des brevets et produits de la firme :
procès contre les paysans ayant dans leurs récoltes des graines « brevetées » qu’ils n’ont pas acheté, même quand cette présence vient d’une pollution accidentelle ou due à la contamination des cultures voisines ; ou qu’ils ont acheté l’année précédente seulement (les repousses accidentelles ou resemis d’une partie de la récolte sont interdits par le brevetage de la semence OGM). Très nombreux cas au Canada (dont Percy Schmeiser - info ici) et aux US, mais aussi en Amérique latine, Europe… En tout plus de 500 procès par an (selon Monsanto)
Procès contre un groupement de producteurs laitiers ayant osé écrire dans leur publicité que leurs produits étaient exempts de BST, hormone laitière, "nuisant ainsi aux intérêts commerciaux de Monsanto"

Procès contre les activistes de nombreux pays et particulièrement la France qui refusent la pénétration de la technologie OGM sur leur territoire (…)


Stratégies commerciales et d’implantations


Publicité mensongère sur la biodégradabilité et l’innocuité du Roundup, pourtant maintenant scientifiquement dénoncés.
Corruptions au niveau de la FDA américaine (agence d’agrément des produits pharmaceutiques et alimentaires) pour faire agréer les dossiers techniques des OGM Monsanto, en particulier les essais de toxicité, souvent pris par la FDA comme argent comptant sans contre-expertise.
Entente illicite avec Pioneer pour augmenter le prix des semences OGM
Pressions sur le gouvernement argentin pour contourner les privilèges du fermier qui ont droit selon la loi à toujours pouvoir resemer leur propre récolte.
Pressions sur les media pour faire annuler ou reporter des reportages dénonçant ses pratiques ou dévoilant la toxicité de produits (en particulier la BST, cancérigène)

 

Les argumentaires mensongers

 

"Les OGM sont utiles, voire nécessaires à l’alimentation de l’humanité, et au développement des paysanneries pauvres."

 

En fait la technologie, très coûteuse, est évidemment totalement hors de portée des paysans pauvres ; elle ne concerne, pour 95%, que des produits ne concernant pas les cultures vivrières, elle ruine l’environnement et rend le producteur dépendant de la firme


"Le Roundup est biodégradable et totalement sans effet sur la santé et l’environnement."

 

En fait il joue un rôle dans le développement des cancers, et le glyphosate s’accumule désormais dans toutes les nappes aquifères et les cours d’eau.
Idem pour la BST

 

La situation en Inde, au Paraguay

 

En Inde, quand les petits producteurs de coton OGM font de mauvaises récoltes, ils sont acculés à la ruine par les avocats de la firme, et les cas de suicide sont nombreux.

Au Paraguay, pays où les intérêts des grands propriétaires et producteurs sont très bien défendus par le gouvernement, le soja OGM s’est énormément développé ces dernières années, poussant les gros producteurs à éliminer les indiens et petits paysans pour récupérer leurs terres.

Monsanto pille et tue les paysans, ruine l’environnement, menace la santé des hommes.

 

Je soumets ce qui précède à votre réflexion et recueillerai volontiers vos réactions. Jetez un autre regard sur les petits jardins.


Bien chlorophyllement vôtre,


José



 


 


18:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ogm

08/12/2008

Ce que les enfants nous disent ...

13:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

09/09/2008

Goûter Bruxelles ... sans fast-food ? Génial ... bon, propre et juste.

 

Goûter Bxl - Dessus 1

 

 

 

 

Goûter Bxl - Dessus 2

 

17:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : slow food