28/11/2007

RECETTE: Osso bucco à l'orange

20071127 016 Recette osso bucco 016
Copyright: lesjardinsdepomone@hotmail.com

Osso bucco à l'orange

(pour 4 personnes - préparation : 20 min - cuisson : 60 min)

 

Ingrédients

  •        1,250 kg de jarret de veau
  •        8 carottes
  •        2 poireaux
  •        4 tomates
  •        3 échalotes
  •        1 oignon
  •        4 branches de céleri vert
  •        2 c. à s. d'huile d'olive
  •        6 dl de bouillon de légumes (eau + cube)
  •        2 feuilles de laurier
  •        quelques branches de thym
  •        2 c. à c. d'herbes "mélange italien" (ou mélange "maison")
  •        1,5 dl de jus d'orange frais
  •        zestes d'une orange (non-traitée)
  •        sel et poivre
  •        1 c. à s. de farine


Préparation

  • Épluchez, puis lavez les carottes. Coupez-les en tronçons de 7cm de long.
  • Nettoyez, puis lavez les poireaux. Tranchez la verdure et ne gardez que le blanc.
  • Coupez les blancs dans le sens de la longueur. Sectionnez-les en tronçons de la même longueur que pour les carottes.
  • Procécez de la même manière avec le céleri.
  • Pelez les tomates, émondez-les, puis coupez-les en 4.
  • Épluchez les échalotes et l'oignon. Emincez-les grossièrement.
  • Prélevez les zestes de l'orange.
  • Pressez votre orange.
  • Passez les jarrets dans la farine. Veillez à bien enlever l'excédent de farine en tapotant les pièces de viande.
  • Dans un faitout, mettez l'huile à chauffer. Lorqu'elle est chaude, incorporez les émincés des échalotes et de l'oignon.
  • Veillez bien à ce que vos échalotes et votre oignon de brûlent pas; ils doivent rester transparents. Travaillez à feu modéré.
  • Ajoutez les jarrets. Retournez-les souvent. Assaisonnez-les.
  • Déglacez avec la moitié du jus d'orange. Grattez bien les sucs qui se sont formés au fond du faitout. Faites-les cuire pendant 15min.
  • Ajoutez-y les carottes et le céleri; couvrez avec le bouillon.
  • Ajoutez le thym, le laurier et le mélange d'herbes. Faites cuire à feu doux pendant 20 min.
  • Ajoutez-y les tomates et les poireaux, puis faites cuire pendant 15 min.
  • Rectifiez l'assaisonnement et ajoutez-y le reste du jus d'orange et les zestes. Faites cuire encore pendant 5 min maximum.

    Servir avec des pâtes ou du riz.

 20071127 003 Recette osso bucco 003

 Copyright: lesjardinsdepomone@hotmail.com

20071127 018 Recette osso bucco 018
 

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26/11/2007

RECETTE DESSERT: Millefeuille de 'kletskoppen' à la mousse pralinée

20071125 005 Recette dessert 'kletskop' 005

Millefeuille à la mousse pralinée

Préparation : 8 min
Cuisson : 8 à 10 min


Ingrédients pour les biscuits dentelles 'kletskoppen' ( +/- 20 biscuits)

- 115 g de farine fluide

- 115 g de cassonade brune (roux - vergeoise)

- 115 g de beurre

- 2 cuillères à soupe de sirop d'érable

- 1 cuillère à café de cannelle en poudre (peut être remplacée par du gingembre)

Ingrédients pour la mousse pralinée

- 20 cl de crème très froide (35 %)

- 2 sachets de sucre vanillé

- 100 gr de pralin (en grains)

Préparation des biscuits 'kletskoppen'

§         Préchauffez le four à 180°C (thermostat 6). Recouvrez la plaque de papier sulfurisé.

§         Faites fondre le beurre, le sucre et le sirop. Incorporez-y la farine et la cannelle.

§         Prélevez des petites cuillerées et placez-les sur la plaque du four, sans oublier de les espacer.

§         Faites cuire au four de 8 à 10 min. Surveillez bien la cuisson.

§         A l'aide d'une spatule, décollez-les de la plaque et laissez-les refroidir sur une grille.

§         Eventuellement, découpez à l'emporte-pièce afin d'obtenir des biscuits de forme et taille régulière.

Préparation de la mousse pralinée

§ Fouettez 20 cl de crème très froide en chantilly, incorporez le sucre vanillé, puis le pralin.

§ Réservez au frais.

Montage

§ Déposez un biscuit sur une assiette, garmissez le de mousse pralinée, posez une autre

petite galette, garnir de mousse, ainsi de suite. 

§ Décorez l’assiette de copeaux de biscuits moulus avec noisettes et noix, et quelques kumkwats confits.

Conseil vin

  • Porto

20071125 008 Recette dessert 'kletskop' 008          20071125 002 Recette dessert 'kletskop' 002

 

  • Les biscuits peuvent être préparés la veille, ainsi que la mousse. Mais le montage s'effectue toujours juste avant de servir.

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24/11/2007

ARBRES FRUITIERS : demain, fête de sainte Catherine

2007 05 27 145 Poire Williams_redimensionne 300
Photo : poire Williams 4 semaines après la nouaison

Arbres fruitiers : demain, c'est la fête de sainte Catherine !

L'adage populaire est bien connu : « A la sainte Catherine, tout bois prend racine »! Il nous rappelle opportunément que c'est le moment idéal de plantation pour nos arbres et arbustes fruitiers. En cette saison, pas besoin d'acheter des plants en conteneurs, plus chers et « stressés » depuis des mois dans des godets. Faites l'acquisition de variétés à « racines nues »(=sans motte), c'est avantageux et bien plus efficace pour autant que vous les plantiez maintenant.

Alors, demain, en espérant qu'il ne pleuve pas et ne gèle pas trop non plus, prenez courageusement votre paire de gants, votre bêche et votre sécateur et préparez-vous à installer vos espoirs fruitiers en terre.

Dans un trou de plantation bien préparé et de bonne profondeur, versez du fumier bien décomposé ainsi qu'une poignée de poudre d'os. (Si vous n'avez pas de fumier humide à votre disposition, vous pouvez utiliser le fumier déshydraté en sac plastique que vous indiquera votre pépiniériste.)

C'est vrai que les arbres fruitiers ne sont pas notre spécialité, à Anne et à moi. Mais, dans nos potagers, nous avons réussi à associer arbres et arbustes à nos planches de légumes anciens, en veillant à ce qu'ils puissent bien prospérer ensemble. Dans cette complémentarité recherchée, nos résultats sont déjà très convaincants.

Encouragés par le succès des années antérieures, nous n'avons pas résisté longtemps à vouloir ajouter quelques variétés fruitières savoureuses et parfumées qui nous rappellent notre enfance, en se disant -sans trop vérifier d'ailleurs-, qu'on leur trouverait bien encore une « p'tit' place » pour les faire grandir.

Ce sont toujours les variétés anciennes que nous recherchons et privilégions. Nos coups de cœurs de cet automne : 2 poiriers « Jefke » ou "Beurré Chaboceau", 1 poirier «Bronzée d'Enghien », dont je vous reparlerai,  et 1 poirier « Saint Rémy » ou "Bellissime d'hiver", dont je vous ai déjà parlé. (Si vous ne pouvez attendre nos posts et avez des questions, laissez-nous un message et nous vous répondrons personnellement.)

Où les avons nous trouvés ? Tout simplement chez ECOFLORA à Halle. Cette remarquable pépinière, installée dans une grande et vieille ferme brabançonne située au bord de la route qui mène de Halle à Ninove à travers la campagne vallonnée du «Pajotenland », est une véritable caverne d'Ali Baba pour les amateurs de variétés de plantes rustiques rares, totalement  « hors commerce standard ». Les exploitants sont de vrais écologistes expérimentés, multilingues et sympas. Deux indices tangibles ?

Des dizaines d'hirondelles s'invitent fidèlement chaque printemps dans leurs installations pour y retrouver leurs nombreux nids et se reproduire. Le couple d'hirondelles le plus audacieux à même installé son nid au dessus du comptoir caisse, et personne n'a songé un seul instant à les déranger, au contraire !

Au dessus du présentoir d'un bel assortiment de semences paysannes, un clin d'œil discret : une plaque de rue ancien modèle avec mention « Zonder Haatstraat » ( « Rue Sans haine »). On aimerait retrouver partout cet esprit de tolérance, surtout dans une petite Belgique que nos politiciens déclarent déchirée. Faut-il  les croire ?

Une petite visite virtuelle chez ECOFLORA ? Cliquez sur le lien ci-après, et appréciez l'étendue et l'originalité du catalogue  :

http://www.ecoflora.be/HP_FR.html

23/11/2007

LA CAROTTE : apologie raisonnée et résonnante

 

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Copyright: lesjardinsdepomone@hotmail.com

Photo : Les carottes présentées ici sont 'bio' et appartiennent à la variété 'Berlikum'

 

LA CAROTTE  (Daucus carota Linné) : apologie raisonnée et résonnante d'un légume bon marché

                                                                                                                                                                                      

Dans le panier de la ménagère, le budget consacré aux  légumes est un poste de plus en plus lourd. Hélas, c'est vrai ! les légumes sont chers, souvent trop chers et ... sanitairement pas sûrs du tout.

D'une manière générale,  -tant en considération du prix qu'en considération de la qualité-, il est préférable de choisir ses légumes en tenant compte du calendrier des récoltes. Vous augmenterez ainsi vos chances de manger des légumes qui ont vraiment poussé dans de la terre, en plein air, et de manière naturelle. A ceux qui croient que tout pousse ainsi, je risque fort d'ébranler leur candide assurance de consommateurs désinformés au fil de mes prochains posts.

Bref, lorsque le budget familial 'légumes' nécessite un petit effort de rééquilibrage, c'est le moment de se souvenir que les carottes, même vendues en bottes avec leurs fanes (feuillage), c'est bien moins cher qu'un kilo de pommes de terre. On en trouve toute l'année et, sur le plan diététique, ces belles racines orangées ont de nombreuses vertus, dont plusieurs sont irremplaçables.

En outre, comme la carotte peut être consommée crue ou cuite avec un égal bonheur, ce n'est pas un « légume par défaut », mais bien un légume noble et généreux pour notre santé.

La carotte représente à elle toute seule un fabuleux cocktail de vitamines pour notre organisme. Jugez-en plutôt :

Vous souhaitez avoir bon teint et bonne mine, combattre le vieillissement de la peau ? Ce pouvoir de jouvence, la carotte le détient notamment du beta-carotène (ou β-carotène), un pigment orange aux vertus antioxydantes qui produit une coloration allant du jaune au rouge , en passant par l'orange. Dans la vie d'un plant de carotte, le rôle du β-carotène qu'il produit et synthétise naturellement le protège des effets néfastes de la lumière.

Cette propriété peut être utile à notre santé. Beaucoup d'entre nous savent déjà qu'une consommation accrue de carotte augmente la pigmentation naturelle de la peau et facilite le bronzage. De nombreux produits commerciaux de protection solaire et des lotions pour l'épiderme utilisent les propriétés du β-carotène. Ce n'est pas un « truc de bonne femme », mais une réelle précaution que de manger des carottes râpées tous les jours durant les 3 à 4 semaines qui précèdent votre grand affrontement annuel avec le soleil des vacances. Vous serez  mieux protégés des coups de soleil cuisants qui font tant de martyrs durant les mois de juillet et d'août.

Le β-carotène, c'est la fameuse pro-vitamine A, que notre organisme transforme en indispensable vitamine A. Celle-ci est fortement impliquée dans le processus de la croissance, parce qu'elle favorise la fixation des minéraux qui doivent y contribuer.

La vitamine A (en association avec la vitamine B2) améliore aussi la vue, notamment la vision nocturne. C'est utile de le savoir pour les adeptes de la conduite automobile de nuit. Elle augmente aussi significativement la résistance de notre corps aux maladies.

La carotte contient beaucoup d'autres vitamines (B1, B2, B3, B5, B6, C, D, E) qui participent à ses vertus remarquables dans notre alimentation : adoucissante, antianémique, antiseptique, diurétique, laxative, stimulante, tonique, vermifuge ... Elle agit efficacement comme régulatrice de la flore intestinale et assure un meilleur fonctionnement du foie en fluidifiant la bile.

La vitamine B1 que contient la carotte renforce l'équilibre nerveux.

La production naturelle d'insuline est stimulée par la vitamine B2 et nous protège donc du diabète, une maladie qui atteint de plus en plus de personnes et dont l'expansion galopante préoccupe  chercheurs, médecins et pouvoirs publics.

La vitamine B3 (dite aussi PP) stimule l'énergie et agit en faveur de la musculature et la digestion.

Lorsqu'on perd un peu la mémoire (Comme moi qui souvent, hélas ! a des trous de mémoire au moment le plus inopportun ! Tu te souviens Catherine? Merci de m'avoir tiré d'embarras ce jour-là !), la vitamine B5, généralement assez rare dans notre alimentation, est significativement présente dans la carotte et permet de remédier à ce genre de déficience.

Pour la vitamine B6 (appelée aussi vitamine G), retenons parmi ses très nombreuses vertus, son rôle bienfaisant dans la formation de l'hémoglobine du sang et son influence sur nos humeurs. Si carotte=bonne humeur, c'est une botte de carotte, et non pas un bouquet de fleurs, qu'il faudrait offrir aux trop nombreux ronchonneurs.

Quant à la plus célébre des vitamines, la vitamine C, celle que l'on ne surdose jamais, elle est présente dans la carotte (crue) à concurrence de 7 mg pour 100 gr. Elle combat la fatigue en favorisant l'élimination des toxines accumulées dans notre organisme.

La vitamine D fixe le calcium des os. Elle prévient l'ostéoporose et régularise harmonieusement notre sommeil.

Quant à la vitamine E, elle est aussi très présente dans la carotte, et entretient nos bonnes performances sexuelles. Tant qu'à faire de telles choses, autant y aller sportivement ... en croquant des carottes.

Pour terminer cette longue apologie de la carotte, je précise - puisque c'est devenu un critère important dans l'évaluation qualitative de notre alimentation - qu'elle est aussi particulièrment riche en fibres, surtout en pectine et en cellulose.

Ah, j'oubliais ... pour les branchés du calcul de l'apport énergétique journalier,  la carotte (crue) c'est environ 30 kilocalories pour 100 gr !

J'imagine qu'après un tel plaidoyer, vous serez nombreux à vouloir vous précipiter sur une botte de carottes. Retenez-vous encore un instant; il y a quelques bémols ...

La carotte est un légume de culture intensive, et probablement celui qui est traité avec le plus de pesticides différents. Sachant que la plus grande partie des vitamines de la carotte sont localisées dans et juste sous la peau, cela pose un petite problème lorsqu'elles sont issues de quelques unités seulement de toute grosse production agroalimentaire, celles qui approvisionnent essentiellement nos supermarchés.

Face à un choix aussi cornélien, je vous le dis sincèrement, il vaut mieux - à mon avis - se priver de la partie des vitamines contenues dans la peau que d'absorber des résidus de pesticides non identifiables par la grande majorité des consommateurs. Pelez vos carottes ! Ce sera un moindre mal. J'aurai sans doute l'occasion de vous exposer dans un prochain post, ce que j'ai appris et constaté fréquemment au sujet du respect des délais d'innocuité imposés - en principe - aux producteurs après utilisation de leurs pharmacopées sataniques.

Pourquoi j'aime pas les carottes du supermarchés ? Parce qu'elle sont trops belles, trop propres, trop lisses en sortant de leur Car(rot) Wash. Si vous le pouvez, achetez plutôt des carottes bio ... et vous aurez même une véritable chance qu'elles le soient vraiment.

A défaut, vous pourriez les cultiver vous-même dans votre potager. Je vous y encourage, et je pense que vous devriez appréciez plus particulièrement l'une ou l'autre des variétés suivantes, classées en trois catégories qui assurent successivement  la présence de carotte sur votre table en toutes saisons :

Carottes courtes (variétés à forcer ou précoces)

Rouge à forcer (grelot ‘Marché de Paris')

Rouge courte de Croissy

Rouge courte Bellot (très hâtive)

Rouge très courte à châssis

Carottes demi-longues (variétés de saison)

Rouge demi-longue de Guérande

Rouge demi-longue de Chantenay

Rouge demi-longue Nantaise sans cœur

Rouge demi-longue de Carentan

Carottes longues (variétés tardives)

Rouge Berlikum

Rouge longue de Saint-Valéry

Rouge longue lisse de Meaux (destinée à la conservation)

Pour sa croissance, la carotte demande une terre meuble et légère afin de bien pouvoir « forer » dans un sol où il par ailleurs est fort utile d'incorporer votre vieux marc de café. La plupart des variétés supportent bien de faibles gelées.

Dernier bémol sur la carotte ! Alors que l'action anticancérigène de ce légume est largement admise et étayée statistiquement, une étude relativement récente, elle aussi statistique et portant sur près de 60.000 individus, aurait mis en évidence, qu'à l'encontre de cette idée très répandue, les fumeurs - et plus particulièrement les fumeuses - verraient augmenter paradoxalement la probabilité de développer un cancer en consommant des carottes sensées les prémunir.

Il fallait aussi le dire ! Quoi qu'il en soit, pour la majorité d'entre nous, la carotte peut vraiment être consommée sans modération.

Bien chlorophyllement vôtre,

José

P.S. :  Chttt ... une confidence ! Anne a une petite recette aux carottes derrière la tête. Elle la met au point et m'interdit l'accès de la cuisine. Mais elle m'a promis de vous la communiquer - avec des photos - dans son tout prochain post. (à suivre ...)

19/11/2007

RECETTE : CHICONS FACON MOUSSAKA

20071119 008 Recette chicons 008

Copyright : lesjardinsdepomone@hotmail.com


Chicons façon moussaka

(Pour 4 personnes)

Cuisson : 60 min

Ingrédients :

  • 75O gr de pdt "Désirée" (ou une autre variété à chair ferme)
  • 8 chicons
  • 500 gr de haché porc/veau
  • 1 verre de jus d'orange frais
  • 5 cm de racine de gingembre
  • 1/2 c. à c. de poudre de piment d'Espelette
  • 50 gr de beurre
  • 1 dl de béchamel
  • Sel, poivre
  • Parmesan

Préparation :

 §         Cuire les pdt avec leur peau au 3/4 de leur consistance dans une casserolle d'eau bouillante. Laissez-les refroidir avant d’en  enlever la peau. 

§         Lavez les chicons sous un fin filet d'eau ; entaillez le bout de chacun d’eux en croix, puis mettez-les à braiser pendant 40 min. à feu doux, dans 30 gr de beurre.

§         Surveillez bien le braisage des chicons. Retournez-les souvent afin qu'ils prennent une belle couleur dorée. 

§         Saupoudrez chaque chicon d'une pincée de sucre cristallisé pour les caraméliser. Ajoutez le jus d'orange; poursuivez la cuisson.

§         Pendant ce temps, préparez le haché en y ajoutant le gingembre râpé, le sel, le poivre et le piment d'Espelette.

§         Réservez les chicons dans une assiette.

§         Mettez le haché à cuire dans la poêle des chicons. (Vous récupérez ainsi les sucs de cuisson des chicons, qui donneront un bon goût à votre viande.)

§         Enlevez la peau des pdt, puis tranchez-les à la mandoline (position 3).

§         Graissez un plat à four avec le beurre restant. Disposez-y une couche de pdt dans le fond du plat, salez légèrement; puis ajoutez une couche de haché cuit et terminez par les chicons préalablement coupés en 2 dans le sens de la longueur. (Posez-les la face bombée au-dessus, en les alignant tous parallèlement au petit côté de plat.) 

§         Avant d'enfourner, nappez les chicons avec une légère couche de béchamel. Parsemez celle-ci avec un peu de parmesan râpé.

§         Enfournez pendant 2O min à 200 °.

 

Conseil :  Pour que vos chicons ne rendent pas trop d’eau, ce qui gâcherait votre gratin, veillez à ce que tous vos ingrédients soient à la même température.

20071119 002 Recette chicons

Copyright : lesjardinsdepomone@hotmail.com 

20071119 013 Recette chicons 013
20071119 018 Recette chicons 018

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16/11/2007

LE CHICON : Une chicorée endive (Cichorium intybus) déclinée dans toute sa belgitude

20071116 [5]..
Photo : Racines de chicon prêtes pour l'ensilage  (Copyright: les Jardins de Pomone)

Nouvelle expérience pour les Jardins de Pomone en 2007. Cet hiver, Anne et moi produirons nos propres chicons. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on aime pas les « hydroponiques », ni les variétés issues d’une sélection intensive dont la principale caractéristique est d’avoir perdu toute amertume naturelle, c’est  à dire … le vrai goût du chicon. Cette amertume, bien utilisée, est ce qu’il y a de plus valable dans ce gros bourgeon de légume, tant sur le plan gastronomique que sur celui de la diététique. Pourriez-vous imaginer un succulent Faisan à la brabançonne garni avec des chicons totalement dépourvus de leur bon goût sauvage naturel ? Faut quand-même pas lâcher la proie pour l’ombre ! Si on les laisse faire sans résister, les distributeurs de légumes « agrotechnologiques » nous feront manger de la roquette au goût de fraise, ou des brocolis saveur ketchup en nous faisant croire que c’est meilleur.

Mais revenons à nos chicons !  Les vrais ...

Dès la fin mars, nous avons semé nos graines dans un sol limoneux, mais bien humifère. La variété que nous avons choisie est le « Mechelse vroege ».  Pour nos amis français – N’est-ce pas Lalita ! Je ne sais pas pourquoi je pense d’abord à toi ! – cela se traduit du flamand en endive Witloof « Hâtive de Malines ». Cette variété produit des chicons assez volumineux, bien denses et de forme plutôt  allongée.Les rangs de semis sont espacés d’une trentaine de centimètres. Au fur et à mesure de leur croissance (+/- 8 mois), il faut éclaircir les plants à 10 cm au moins, afin de favoriser le développement bien en profondeur des racines.

A la mi-novembre, donc exactement en cette saison, on pratique l’opération d’arrachage, c’est-à-dire déterrer les longues racines (à la fourche de préférence).

Ensuite, avec un grand couteau bien tranchant, on élimine le feuillage en coupant à 3 cm du collet (au maximum). Puis on tranche la pointe principale de chaque racine à une hauteur telle que la section reste inférieure à 2 cm de diamètre. (Il faut couper aussi les racines secondaires.)

Les racines ainsi apprêtées sont alors stockées en cave jusqu’au mois de décembre.

Début décembre, nous procéderons à l’ensilage (= la mise en silo) des racines dans une fosse creusée dans notre serre. Celles-ci sont placées bien droites, l’une à côté de l’autre, comme un régiment de petits soldats au garde-à-vous. Lorsque le silo est plein, on le recouvre d’un mélange de bon terrau alourdi avec du sable (1/3 de terreau universel horticole – pas celui pour les géraniums ou les cactus bien sûr ! – et 2/3 de sable du rhin assez gros). On termine avec une bonne couche de paille pour l’isolation, surmontée d’une bâche opaque. Le sol de couverture du silo (épaisseur : 15-20 cm), alourdi par le sable, assurera une pression plus forte sur le bourgeon qui jaillira du collet de la racine au bout de 2 à 3 semaines; le chicon sera alors bien serré et pointu, c’est à dire parfaitement réussi. 

Dans cette opération que l’on appelle le forçage, outre la constitution du sol de couverture préconisé ci-dessus, deux autres conditions sont déterminantes. Tout d’abord, il faut maintenir constamment la température du silo entre 14 et 20°C. Ensuite, il faut que toute la culture soit totalement et constamment à l’abri de la lumière, sinon les chicons verdissent en quelques heures … et n’en sont plus ! 

Avec tout l’amour qu’Anne met à vouloir faire parfaitement les choses, je suis sûr que, cette année, nos chicons seront merveilleux de forme et de goût, et que j’aurai plaisir à en vous reparler. Je lui demanderai – très poliment, mais avec toute l’insistance requise – de vous communiquer ses meilleures recettes. Quant à moi, je communiquerai mon cahier d’observation à ceux que cela intéresse plus spécialement.

Partager, c'est déjà vivre mieux …

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15/11/2007

Fruits de saison : LES NÈFLES

nefles,fruits

Photo : Les Jardins de Pomone asbl (tous droits réservés)

 

Les premières gelées nocturnes sévissent actuellement dans la région bruxelloise.

Si vous avez la chance d'avoir un néflier (ou plusieurs) dans votre jardin, ce type de temps est le moment idéal pour en récolter les fruits. Les nèfles ont pratiquement disparu dans le commerce d'aujourd'hui et cela depuis plusieurs dizaines d'années déjà. A tel point que beaucoup de gens n'en connaissent même pas le goût, par ailleurs très spécial.


20071112 Nèfles

 

Anne et moi en avons récolté aujourd'hui, avec la joie de deux grands enfants qui pensent déjà aux délicieuses gelées et chutneys originaux que ces fruits nous permettront de préparer bientôt.

Comme les nèfles se consomment blettes ("pourries', dirait notre fille !), il faudra encore attendre environ un mois avant de les utiliser en cuisine, en les laissant mûrir dans un endroit frais et aéré à l'abri du gel. Elles pourront donc accompagner certains mets de nos repas des fêtes de fin d'année.

José 

 

 

20071112  3 Nèfles

 

 

23:37 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : nefles, fruits