31/01/2008

Cuisine indienne: Sabudana vada au chutney de coriandre

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Communiquer par blogs interposés, c’est évidemment dans l’air du temps. On pourrait croire que les courants d’empathie qui s’installent entre blogueuses et blogueurs soient généralement assez convenus et superficiels. Ok, on y échappe pas toujours vraiment, mais …

Depuis que ce blog existe (soit depuis le dernier congé de la Toussaint), Anne et moi avons fait la connaissance de tant de gens – répartis sur cinq continents - à la personnalité si  attachante,  originale et passionnée qu’entretenir des relations avec eux est devenu une nouvelle part de notre bonheur de vivre. Ceux-là se reconnaîtront sans qu’il soit besoin de les citer ici. Nous tenons à les remercier de leur gentillesse, de leur fidélité,  aussi pour la part essentielle qu’ils prennent dans la lutte contre la  « malbouffe » que l’agrobusiness tente toujours  de nous imposer contre notre gré et à notre insu. Grâce à eux, beaucoup de consommateurs osent aujourd’hui dire NON à certains modes de consommation. Et c’est fort bien !!!

Certains de ces fidèles blogonautes resteront sans doute toujours sans visages. D’autres, favorisés par la proximité géographique, ont tenu à nous rencontrer personnellement. De l’empathie à la sympathie, de la sympathie à l’amitié profonde et sincère, les pas sont si vite et si irrationnellement franchis lorsqu’on se découvre des « atomes crochus » !

C’est précisément ce qui c’est passé après notre rencontre avec Apolina.

Apolina est indienne et vit en Belgique. Nous correspondions depuis un certain temps déjà, lorsqu’elle nous a proposé d’aller faire avec elle, un dimanche matin, le marché des produits asiatiques qu’elle utilise pour sa cuisine familiale.

Nous n’oublierons jamais ces emplettes exotiques ! Nous qui pensions savoir bien des choses au sujet des épices et des légumes asiatiques !? Mais ce jour là, notre horizon c’est subitement et fabuleusement élargi. Et nous sommes revenus à la maison les bras chargés d’ingrédients insolites dont nous ne savions pas  trop comment les utiliser judicieusement.

Rien de grave ! Apolina est un guide éclairé et a la patience d’un ange. Et nous avons pu la convaincre – malgré sa modestie naturelle - de se laisser présenter sur ce blog et d’y partager avec vous quelques recettes indiennes simples, saines et authentiques.

Voici une première petite recette, facile à réaliser, et «last but not least», que les enfants apprécient énormément. Il s’agit d’un plat  traditionnel  de l’État du Maharashtrâ (à l’ouest du Deccan, avec comme capitale Mumbai, ex-Bombay, dont le territoire équivaut en superficie à plus de la moitié de celui de la France ou à dix fois celui de la Belgique !) d’où Apolina est originaire.

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Sabudana vada (Boulettes épicées au tapioca)

Ingrédients

Quantités pour +/- 12 boulettes 

(pour 4 personnes en entrée, pour 2 personnes en plat)

4 c. à S. de tapioca (ou perle de sago = sabudana)

Eau froide

2 pommes de terre moyennes (cuites à l'eau, pelées et écrasées à la fourchette)

2 piments verts égrainés et coupés fins

1 c.à S. de gingembre râpé

½ c.à c. de sel (ou plus, selon votre goût)

1 c.à c. de graines de cumin

2 c.à S. de cacahuètes hachées grossièrement

Huile d’arachide


 

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 Préparation

La veille, versez le tapioca dans un bol et couvrez-le d’eau froide pour le faire gonfler pendant une demi-heure au moins.

Égouttez ensuite le tapioca pendant toute la nuit.

Le jour-même, mélangez tous les autres ingrédients (sauf l'huile).

A l’aide du mélange obtenu, façonner de petites boulettes aplaties (un peu comme des hamburgers, mais en plus petit).

A l’aide du mélange obtenu, façonner de petites boulettes aplaties (un peu comme des hamburgers, mais plus petits).

Dans une poêle, faites chauffez 2 à 3 c.à s. d’huile d’arachide, déposez les vadas et faites en dorer doucement les deux faces.

 

Les vadas s’accompagnent de chutney. Apolina propose d’utiliser un chutney à de coriandre ou un chutney de mangue.

Voici la recette du chutney de coriandre, plante  aromatique présentée dans notre précédent billet.


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Chutney de coriandre

Certain(e)s d’entre nous seront sans doute étonné(es) de la dénomination « Chutney » utilisée par Apolina pour qualifier la sauce fraîche dont elle nous propose la recette. En effet, selon la conception britannique du « chutney », les occidentaux considèrent majoritairement et erronément qu’il s’agit d’ un produit épicé aigre-doux et confituré. Ce sens est beaucoup trop restrictif dans la véritable cuisine indienne, et cette sauce fraîche mérite sa qualification de « chutney à la coriandre ». 

1 tasse de coriandre ciselée

2 c. à c. de yogourt nature

1 c. à s. de sucre de canne Muscovado (non raffiné)

½ oignon

2 c. à c. de jus de citron (vert de préférence)

2-3 piments

Sel

Mixer le tout. C’est  (déjà) prêt !
 

Merci Apolina. On t’embrasse … et on attend la suite !

 
Anne & José
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19:53 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : coriandre, recettes

28/01/2008

La CORIANDRE : épice, aromate et condiment

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Délicieusement parfumée et parfois … puante 

Par ses graines, qui se récoltent facilement et en abondance et se conservent bien, la  coriandre est sans doute une des toutes premières épices de l’humanité. Par son feuillage et ses racines, la coriandre est l’ingrédient indispensable à la préparation de nombreux plats exotiques particulièrement savoureux. 

Cette plante est aujourd’hui universellement appréciée pour ses qualités culinaires. Mais dans le potager, le jardinier l’identifie et l'apprécie beaucoup moins au mois de juillet, jusqu'à éviter franchement de la côtoyer. En effet, la vraie coriandre, lorsqu’elle se met en graines, exhale une odeur  nauséabonde et persistante qui rappelle furieusement celle - proverbialement désagréable - que répandent des punaises. C’est d’ailleurs ce que nous rappelle l’éthymologie du mot « coriandre », formé à partir des termes grecs Kori (= punaise) et Andros (= homme). 

Les punaises à bouclier ou pentamones sont des insectes hémiptères capables de secréter une substance si franchement répulsive qu’elle peut provoquer des maux de tête aigus et des nausées chez certaines personnes. Pauvre jardinier qui devra attendre une magique déclinaison culinaire pour lui trouver odeur agréable … 

Signe des temps : à l’ère des pesticides, beaucoup de gens n’ont jamais vu de punaises ni reniflé leur odeur … et l’analogie leur échappe. Mais il y a quelques dizaines d’années encore, celui chez qui la présence de cet insecte était constatée, était vigoureusement mis au ban social. Pour illustrer cette mentalité révolue, je signale ce curieux Arrêt rendu en 1874 par le Tribunal civil de la Seine qui condamnait les locataires d’immeubles chez qui la présence de tels insectes était constatée à l’expulsion et au paiement de dommages et intérêts substantiels. 

Mais assez de provocation malicieuse ! Je ne veux pas médire la coriandre, qui a par ailleurs mille propriétés utiles et agréables. Dans l’imaginaire collectif qui s’est construit à travers plusieurs grandes civilisations successives, la coriandre a toujours tenu un rôle positif de premier plan. Elle fait l’objet d’un  nombre impressionnant d’anecdotes relatives à ses vertus, les unes relevant de rites magiques ou religieux, les autres à des usages médicinaux dont la pertinence – souvent – a été confirmée par les connaissances scientifiques modernes.

« Passeport, s’il vous plaît ! » 

Nom français usuel : 

CORIANDRE

Synonymes et appellations vernaculaires françaises :

Anis pudent

Couriante

Loriante

Persil arabe

Persil chinois

Punaise mâle

Scoriandre

Famille : Ombellifères (ou Apiacées)    

Nom latin :                Coriandrium sativum

Nom allemand :         Koriander

Nom anglais :            Coriander

Nom espagnol :         Cilantro

Nom italien :              Coriandolo

Néerlandais :             Koriander  

La coriandre sauvage est probablement originaire d’Asie, où on a relevé – en Chine - des indices de sa consommation remontant à plus de 5000 ans. Par contre, on ignore encore si, botaniquement, son aire naturelle de répartition s’étendait déjà jusqu’en Afrique du Nord à une époque aussi reculée. Ce qui est certain, c’est que les peuples du Mahgreb y cultivaient et consommaient la coriandre il y a plus de 3500 ans. Depuis, la croissance de cette plante aromatique est devenue généralement spontanée dans tous les pays bordant la Méditerranée.

Observons un plant de coriandre

 

Coriandre - plante (uni-graz-at)

C’est un plante annuelle aux tiges cylindriques, droites, ramifiées vers le haut, s’élevant à 50-60 cm de hauteur. 

Les feuilles sont composées : leur forme est plus petite et plus découpée dans le haut de la plante que dans le bas. En observant une plante mature, on a donc l’impression de deux zones de feuillages distinctes. 

Les fleurs, petites, groupées en ombelles, sont de couleur blanche ou rose. Hermaphrodites, elles s’autoféconderont  pour donner chacunes une paire de graines, appelées akènes.

   

Cuisinez joyeusement avec la coriandre

Chouette ! Toutes les parties de la plante sont utilisables en cuisine et dégagent – à des degrés divers - le même arôme puissant, si caractéristique de la cuisine thaïlandaise. Le succès rencontré depuis une vingtaine d’années par les nombreux restaurants thaï qui se sont ouverts dans le monde occidental a été un des facteurs les plus influents du succès commercial de la coriandre fraîche.  Auparavant, la coriandre n’était consommée chez nous que sous la forme de graines.

  

 Les feuilles et les tiges vertes

20080125 007 Coriandre

Il faut tenir compte de leur goût relativement fort, plus fort en tous cas que celui des graines.  

Dans la bonne cuisine comme dans bien des domaines, le plus est l’ennemi du mieux. C’est particulièrement le cas avec la coriandre, qu’il faut savoir doser avec modération. 

En préparations crues, quelques feuilles finement hachées suffisent généralement. Elles parfumeront significativement vos salades, même en très faible quantité. 

Dans les préparations chaudes, la coriandre doit être introduite le plus tard possible en cours de cuisson des autres ingrédients. Trois minutes suffisent amplement.  La réussite de votre recette pourrait être compromise si vous la laisser cuire longtemps. 

Le feuillage de la coriandre fraîche se fane vite (à plus forte raison, lorsqu’elle est  issue de culture hydroponique, dont je reste un farouche adversaire !). En le conservant avec ses tiges et ses racines dans un sachet en plastique placé au frigo, on améliore sa durée de conservation de plusieurs jours.

Les feuilles de coriandre séchées et émiettées que l’on trouve parfois dans le commerce n’ont plus aucun intérêt aromatique. Autant les proscrire sans ménagement ! C’est du bluff commercial.

Si vous possédez un excédent de feuilles et de tiges de coriandre, il vous est loisible de les conserver en les ciselant ensemble puis en les congelant en petits glaçons avec très peu d’eau . Leur saveur sera bien préservée. 

Feuilles et tiges sont les ingrédients indispensables pour la préparation des « curry verts » thaï et de différents « chutneys » indiens. De même, on ne saurait s’en dispenser dans les salades, les marinades et beaucoup de sauces.

   

Les fleurs

Coriandre en fleurs
 
 

 

Les boutons floraux, encore verts, sont un délice que mettent en valeur les cuisines chinoise, indienne, pakistanaise et bengali (Bangladesh). Ce plaisir vous sera réservé si vous cultiver de la coriandre dans votre potager. Je n’ai pas souvenir d’en avoir vu en région bruxelloise sur le marché vivrier.

Les graines

Coriandre - graines vertes (naturedirect2u.com)corianderpic2
 

Chez nous, les graines se récoltent au potager en juillet-août. Il faut les prélever avant leur pleine maturité, et les mettre à sécher dans un endroit sec. Bien protégées de l’humidité, elles conserveront bien pendant deux ans. 

La saveur des graines est nettement plus douce que celle des autres parties de la plante. C’est sous cette unique forme que le monde occidental a consommé longtemps  la coriandre. Evitez d’acheter la poudre de graines proposée dans la grande distribution; achetez des graines entières et torréfiez-les au four ou dans une poêle tefal pendant quelques minutes. Broyez-les au dernier moment. Vous aurez décuplé leur parfum.

Coriandre - graines (uni-graz.at)

Un pincée de coriandre en graines est un must dans les marinades, les court-bouillons, les salades de fruits et les pâtes à gâteau orientales.

Petit truc :  

La cuisinière méticuleuse que vous êtes certainement aura naturellement tendance à sélectionner les plus belles graines, régulières et de couleur claire. N’éliminez surtout pas les graines plus foncées et de forme moins symétriques; ce sont celles qui ont le plus d’arôme.  

Le saviez-vous ?  

En Allemagne, les graines de coriandre entrent dans la préparation de la célèbre choucroute, qui n’a pourtant rien d’un plat exotique.

Les propriétés aromatiques, apéritives et digestives des graines sont depuis longtemps mises à profit dans la liquoristerie française. Elles sont notamment utilisées dans la préparation de la Chartreuse ou de la célèbre liqueur basque Izarra.

Les racines


Coriandre (pharm.chula.ac.th) 
 

Les racines de coriandre sont plus essentiellement utilisées dans les cuisine thaï et indienne. D’expérience, je trouve préférable de les piler au mortier plutôt que de les hacher. Pour ce faire, lavez soigneusement les racines, puis écrasez-les  dans le mortier avec d’autres ingrédients, tel que l’ail, le cumin, le lemon grass, le piment ou le poivre.

  

La coriandre dans votre jardin

Si vous semez  la coriandre à la fin du printemps (4 à 5 graines par poquets espacés de  20 cm), elle poussera facilement. Elle n’exige qu’un sol bien draîné et un bon ensoleillement. Un sol calcaire est plutôt favorable. Si vous souhaitez utiliser davantage les feuilles de coriandre, couper les hampes florales lorsqu’elles atteignent 25 cm de hauteur. Vous retarderez l’apparition des fleurs, qui stoppe naturellement la croissance du feuillage. La coriandre résiste bien à la chaleur et même au froid (-5°C), mais la souche racinaire ne doit jamais être ni détrempée, ni complètement desséchée. 

Les graines se récoltent à la fin de l’été, de préférences encore vertes. Pour ce faire utilisez un grand sac en papier que vous renversez et glissez délicatement sur les hampes florales surmontées d’ombelles chargées de graines. Reserrez le sac autour des tiges que vous couper ensuite au ciseau. Les bouquets ainsi recueillis seront suspendus la tête en bas et mis à sécher dans un endroit sec. Les graines tomberont progressivement dans le sac en papier, où il vous suffira de les recueillir après 2 ou 3 semaines.

Attention ! La coriandre déteste le fenouil et dépérit si l’on prétend la faire pousser dans son voisinage. Par contre, elle apprécie la compagnie du persil et du cerfeuil, avec lesquels il ne faudra pourtant pas la confondre visuellement.

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La coriandre, ses vertus et notre santé

Qui ignore encore la réputation aphrodisiaque de la coriandre ? Ce n’est pas entièrement un légende, mais l’effet aphrodisiaque se situe loin en dessous de la réputation qui lui est faite. On peut tout au plus considérer que – chez les hommes souffrant d’hypertrophie de la prostate – elle atténue la difficulté d’avoir une relation sexuelle normale en facilitant l’éjaculation.

Outre ses réelles vertus apéritives et digestives, la coriandre est connue pour ses effets antispasmodiques. Elle est efficace dans les cas de crampes d’estomac, de coliques et contre la diarrhée.

La coriandre agit comme antiseptique dans les bains de bouche destinés à calmer les douleurs dentaires.

Réduite en pâte et appliquée localement, elle soulage certaines douleurs articulaires et les hémorroïdes.

Dans la notice historique que je vous  propose en dernière partie de cet article, j’évoquerai les récentes découvertes scientifiques (2004) sur les pouvoirs d’antidote de la coriandre, dont l’effet antibactérien semble supplanter les antibiotiques de référence en cas d’empoisonnement alimentaire.

D’autres expériences récentes réalisées en laboratoire avec des souris diabétiques ont démontré une diminution de leur taux de glycémie après avoir été nourries avec des graines de coriandre. Cette propriété de stimuler la sécrétion d’insuline ouvre de nouveaux espoirs et de belles perpectives dans le traitement du diabète chez l’homme.

Attention ! Bien que les manuels d’herboristerie ne le mentionne que rarement, les personnes soumises à un traitement anticoagulant sensé les prémunir de risques cardiovasculaires, (tel  celui, très répandu, au Sitrom®) devraient éviter une consommation journalière de coriandre. Tout simplement parce que la coriandre favorise, elle, l’effet contraire, c’est-à-dire la coagulation.

    

Un brin d'histoire

« Ex oriente lux ! »  Notre héritage oriental en général, et chinois en particulier, est absolument considérable dans bien des domaines. C’est particulièrement le cas en ce qui concerne nos légumes et nos condiments. 

La coriandre en est un exemple parmi des milliers d’autres. En Chine, où elle poussait spontanément, son utilisation remonterait à la période néolithique … soit à plus de 5.000 ans. Cette plante symbolisait la longévité de la vie humaine, voire  l’immortalité. 

En Afrique, les Égyptiens lui attribuaient rituellement les mêmes vertus et une place de choix dans leurs rites funéraires, comme l’attestent des papyrus vieux de plus de 4000 ans et des peinture murales retrouvées sur les murs de chapelles et de chambres mortuaires  de mastabas (pyramides à degrés) datant de l’Ancien empire memphite.

Coriandre - Toutankhamon (tombe) (fr.wikipedia.org)

Dans la tombe de Toutankhamon, les archéologues ont retrouvé la trace de graines de coriandre datant de 1300 avt JC. (Toutankhamon était mort en 1346 avant notre ère.)  

On se souviendra que Moïse, né en Égypte, et un des personnages les plus considérables de la Thora et de l’Ancien testament était, selon une tradition peu canonique, l’enfant adultérin de la sœur du pharaon (et, selon les mœurs de l’époque, aussi vraisemblablement son épouse incestueuse) avec un Hébreux influant à la cour. 

Il est malaisé de déterminer à quelle époque aurait vécu Moïse. Cela a été fort débattu, mais on situe généralement son existence et ses aventures au  XIIème sècle avant notre ère. Cela en ferait un comtemporain du grand Ramsès II. L’archéologie n’a jamais pu le confirmer, et il faut bien dire que nos sources, la Thora et de l’Ancien testament, ne sont pas à proprement parler historiques. Curieusement, les sources égyptiennes – pourtant abondantes sous la XIXème dynastie des pharaons restent muettes et n’offrent aucune contrepartie à la critique. 

Sauvé miraculeusement des eaux du Nil, sur lesquelles une âme charitable l’avait laisser dériver confortablement installé dans une nacelle de papyrus plutôt que de le faire disparaître (un bâtard, c’est toujours un usurpateur potentiel dans une succession dynastique!), Moïse devint - comme son père naturel - un personnage important à la cour, où il tenta de défendre les intérêts du peuple asservi dont il partageait le sang : les Hébreux.  

Bien des années plus tard, Moïse prendra la tête de « 600.000 » Hébreux et les fera sortir d’Égypte pour les conduire vers la « terre promise », le fabuleux pays de Canaan. C’est l’histoire de l’Exode, qui nous raconte la longue errance à travers le désert (40 ans, selon la tradition !) de Moïse et du peuple hébreux. Survivre dans de telles conditions à cette époque implique nécessairement quelques « miracles », tel celui de la « manne céleste » qui intervient providentiellement pour nourrir un peuple affamé.Le saviez-vous, cette «manne céleste» a été identifiée avec la coriandre ?! 

«Et la maison d'Israël donna à ce pain le nom de manne. Cette manne était comme de la graine de coriandre, blanche et ayant le goût de galette au miel.
Et Moïse dit : Voici ce que l'Éternel a ordonné : Conservez-en le contenu d'un omer pour vos descendants, afin qu'ils voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, quand je vous ai tirés de la terre d'Egypte.
Moïse donc dit à Aaron : Prends une cruche et mets-y de la manne plein un omer, et place-la devant l'Éternel afin de la conserver pour vos descendants. »
(Exode, ch. 16, versets 31 à 33)
 

Si l’on accepte cette tradition, la coriandre apparaît donc comme une nourriture inconnue des Hébreux auparavant, capable de pousser dans des conditions désertiques, et dans une abondance telle qu’elle a pu nourrir un peuple nombreux.  

Toute l’Antiquité nous offre des témoignages que la coriandre, outre ses utilisations rituelles et symboliques, était aussi une herbe culinaire et médicinale récoltée puis cultivée depuis … Adam et Ève.  

On retrouve la coriandre dans l’ancienne Grèce. Elle y était à la fois  épice, parfum, médicament . A l’époque d’or du grand Périclès (-495/-429 avant notre ère), l’auteur comique athénien Aristophane (-445/-386 avant notre ère)  l’évoque au nombre des herbes aromatiques consommées par ses contemporains. Comme on buvait beaucoup de vin à cette époque, les plus fervents adeptes du dieu Dionysos, savaient pouvoir recourir à la coriandre pour dissiper les effets grisants des vins forts capiteux et indigestes de l’époque.  

A Rome, les amis du général Lucullus (-106/57 avant notre ère), dont la renommée doit plus à son raffinement gastronomique qu’à ses pourtant brillantes victoires militaires, l’utilisaient aussi pour couper les effets du vin et dissiper la « gueule de bois ». Mais la coriandre ennoblissait les plats, comme en témoigne cette anecdote.  Le cuisinier de Lucullus, homme appréciable, se voit reprocher un certain jour  par son maître la banalité des plats qu’il vient de servir. Il avait même omis la coriandre ! Tout confus, le cuisinier ce justifie : « Mais nous n’avions pas d’invités ce soir ! » Et Lucullus de lui faite cette réplique célèbre : « Ne savais-tu pas que Lucullus soupait chez Lucullus ce soir ! ».  Tenez le vous pour dit, ayez toujours de la coriandre sous la main, parce que « vous le valez bien !». (Ces derniers mots n’ont pas été prononcé par Lucullus, mais par Claudia Schiffer pour la publicité de je ne sais plus quel  shampoing. Au fait y-a-il de la coriandre dans certains shampoings ? Il paraîtrait que oui !) 

Dans les chariots qui suivent les légions romaines, la coriandre va se répandre à travers l’Europe.  

Au premier siècle de notre ère, le naturaliste Pline l’Ancien, qui allait mourir tragiquement quelques années plus tard en observant l’éruption du Vésuve anéantissant Pompéï et Herculanum (an 79 de notre ère), la décrit sous le nom  de coriandrium  (que Linné retiendra au 18ème siècle pour sa classification botanique) et précise que les meilleures qualités proviennent de l’Egypte, province de l’empire romain à cette époque.  

Au Moyen-âge, la coriandre gagne progressivement une réputation de puissant aphrodisiaque. Sur les marchés et les foires, les faiseurs de miracles et les charlatans venaient vendre d’irrésistibles philtres d’amour à base de coriandre. Les exorcistes lançaient eux fréquemment des graines de coriandre dans le feu, parce qu’elles avaient la réputation de faire fuir les démons. 

Dans les procédures judiciaires médiévales, les magistrats étaient souvent payés pour les actes qu’ils établissaient, non pas en argent, mais en épices. Les épices, avant Christophe Colomb et Magellan, était des produits de haut luxe, et leur attrait était plus grand qu’un poignée de pièces d’or. Beaucoup de procès ont ainsi été défrayés par un poids de coriandre. 

Au XXème siècle encore, il subsistait dans les campagnes de France, de Suisse et de Belgique, un rite étrange pour qu’une femme puisse s’attirer l’amour d’un homme. Il consistait à répandre des graines moulues de coriandre – réputées aphrodisiaques - sur une photo du bien-aimé. 

Au début du XXIème siècle (2004), des recherches scientifiques modernes ont permis d’établir que la coriandre est aussi un puissant antidote. Selon cette étude, dans le cas l’intoxication alimentaire – telle celle provoquée par la terrible salmonellose, par exemple – le pouvoir antibactérien de la coriandre se révèlerait plus efficace que les antibiotiques comme la gentamicine, dont les effets secondaires – notamment sur l’appareil auditif et l’appareil rénal  - peuvent être redoutables. On aurait identifié jusqu’à 13 substances antibactériennes bien assimilables contenues dans la coriandre.Inutile de dire que la coriandre est  autant à l’honneur sous les microscopes des laboratoires que dans la bonne cuisine. Et que l’espoir d’en tirer très prochainement de nouvelles ressources commerciales se concrétise peu à peu dans plusieurs domaines, surtout dans celui de la conservation des aliments. 

Allez mes amis, il faut que je vous laisse pour allez préparer mes premiers semis de printemps : des fèves des marais dont je vous reparlerai. Quant à Anne et notre amie Apolina, qui est indienne et possède une science exceptionnelle des épices et de la cuisine traditionnelle du Maharâshtrâ (État de Bombay), elles concoctent en ce moment à votre intention de petites recettes à la coriandre qui paraîtront bientôt sur ce blog. 

Votre bien chlorophyllement dévoué,

   

José
 

 

 

24/01/2008

Lavande à l'honneur

2007 06 08 015
Il y a lavande et Lavande ...
Who - Lavande (Ligne et papilles)
INTER 
Lavande, c'est l'âme d'un des plus beaux blogs francophones consacrés à la cuisine. Avec beaucoup de distinction et de générosité, elle multiplie quotidiennement des recettes accessibles qui radient amour, bonheur, santé ... au travers d'une indomptable créativité.
INTER 
En matière de blogs, il en est comme pour bien des choses : choisir, c'est nécessairement savoir renoncer. Si, faute de temps, vous étiez contraint(e)s de vous limiter à trois références en blogs cuisine, celui de Lavande est agréablement 
in-con-tour-na-ble.
INTER 
Et si - comme nous - vous aimez les bons légumes, leur diversité et leurs meilleures déclinaisons - sachez qu'ils sont particulièrement à l'honneur sur :
-INTER 
Ligne et Papilles
(Cliquez sur la photo)
inter 
Pour que chacun puisse s'y reconnaître, dis-nous vite deux mots sur tes valeurs et tes motivations, Lavande !

"Je crée ce blog pour mes enfants, pour qu'un jour à la recherche de saveurs perdues, ils retrouvent ici, toutes les douceurs que j'ai pris tant de plaisir à leur cuisiner. La cuisine est avant tout une histoire d'amour, l'histoire de nourrir les siens du mieux possible avec le meilleur possible.
Pour Dalva, pour Enora, pour Owen.

Passionnée de cuisine et soucieuse de ma ligne, je m'efforce de concilier diététique et gastronomie, persuadée que l'on peut manger bien et manger sain. Persuadée aussi que ce qui est bon pour moi, l'est aussi pour mes enfants.
Je ne propose pas des recettes de "régime", mais des recettes qui évitent d'avoir à se "mettre au régime", en constituant le cadre d'une alimentation équilibrée, l'alimentation que nous devrions TOUS avoir, quotidiennement."
(...)

(Lire la suite sur : http://lignepapilles.canalblog.com/...)

11:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

20/01/2008

RECETTE - Potage à la bière Moinette blonde

 20080119 004 Soupe à la bière

 inter

Potage à la bière « Moinette blonde »

inter 

Depuis quelques années, en Belgique, on célèbre vers la mi-janvier une  « semaine de la soupe ». Curieuse idée venue de je ne sais où, mais qui correspond à une incroyable promotion commerciale de soupes et potages de toutes sortes dans les grands magasins. 

A cette occasion, je tenais à vous proposer un potage très original, histoire de sortir un peu des sentiers battus et de vivre avec vous une expérience culinaire de « belgo-fusion ». 

Depuis quelques temps, je pensais à une surprenante « soupe à la bière », semblable à celle que quelques chefs belges audacieux ont déjà mis à leur carte et qui rencontre un succès étonnant, plus spécialement auprès de la gent masculine. 

Mais les quelques tentatives que j’avais faites ces derniers jours avec différentes bières réputées de bonne qualité et de haute fermentation ne m’avaient pas convaincues du tout. Et je craignais que la recette ne déplaise à trop de blogonautes qui me font confiance.

Après avoir lontemps hésité, j’ai pourtant décidé de franchir le Rubicon aujourd’hui. En effet, j’ai enfin trouvé «la » bière qui convient, une bière assez fortement alcoolisée (8,5 %), douce, fruitée, chargée de toute la subtile amertume que lui confère une aromatisation exceptionnelle aux fleurs (femelles) de houblon fin. 

Cette bière qui fait finalement toute la différence, c’est la «Moinette blonde », brassée artisanalement à Tourpes, dans la province de Hainaut.  Voici la recette :  

Pour 4 personnes

Préparation et cuisson :  20 min

Ingrédients
 

5 dl de bouillon de bœuf très corsé
5 dl de bière (type Moinette blonde) *
5 cm de gingembre frais râpé
3 1/2 c à S de tapioca (perles du japon) **
Muscade râpée en QS
Sel et poivre
4 c à S de crème légèrement battue (ou mascarpone)
Qqs feuilles de coriandre
 

Préparation et cuisson
 

Amenez le bouillon à ébullition. Dès frémissement des premières petites bulles de bouillonnement (à surveiller de près, étape importante pour préserver la subtilité de l’amertune du houblon), ajoutez la bière, le gingembre et la muscade.
Ramenez au point de légère ébullition, puis ajoutez le tapioca, le sel et le poivre.

Laissez cuire lentement à feu doux pendant 10 à 12 minutes maximum.

Remuer de temps en temps, pour que le tapioca ne puisse pas s'agglutiner  dans le fond.
Mixer le tout. Rectifier l'assaisonnement si nécessaire.
Passez le potage au chinois fin.
Servez avec une quenelle de crème battue (Ici, j'ai utilisé le mascarpone,assez lourd et donc peu « flottant ») et quelques quelques feuilles de coriandre.

  
*
Pour tout savoir sur la bière «Moinette », cliquez sur le lien : http://www.brasserie-dupont.com/dupont/Default.aspx?Page=moinetteblonde 


**
La fécule tapioca est obtenue à partir des racines du manioc (cassave). En cours de cuisson, les petites perles blanches deviennent plus ou moins transparentes et lient admirablement le potage.   

Qui ose après moi???  J'attends vos réactions !

Amicalement,

  

Anne

20080119 002 Soupe à la bière

 

20080119 006 Soupe à la bière

02:04 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : recettes, bieres

19/01/2008

RECETTE - Potage à l'oignon et noix de marcassin fumée

 

20080107 013

Copyright: lesjardinsdepomone@hotmail.com

INTER 

Potage à l’oignon et à la noix de marcassin fumée

(pour 4 personnes)

Préparation et cuisson : 35 min

  

Ingrédients


1 L 1/2 de bouillon de légumes
500 gr d'oignons d'Alost
1 c à  S de farine
1 grosse carotte
3 pommes de terre (farineuses)
60 gr de beurre + 10 gr
100 gr de noix de marcassin fumée coupée en petites lanières
Sel et poivre

 

  Préparation et cuisson

Epluchez et coupez les oignons d'Alost en fines rondelles. Prélevez-en 400 gr que vous faites fondre dans 60 gr de beurre

Menez cette opération très lentement pour que les oignons fondent sans saisir.

Lorqu'ils sont bien blonds, saupoudrez-les avec 1 c à S de farine et faites dorer le tout.
Ajoutez le bouillon, la carotte, les pommes de terre coupées en brunoise, tout en remuant sans cesse afin d'éviter la formation de grumeaux. Salez (pas trop !) et poivrez, puis laissez cuire pendant 20 min.
Passez le tout au mixer.
Pendant la cuisson, faites blondir dans un poêlon les 100 gr d'oignons restants dans 10 gr de beurre.
Incorporez-les à la soupe mixée et ajoutez les petites lanières de noix de marcassin fumée.
Faites encore cuire le tout pendant 7 min.
Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.

Selon votre goût, saupoudrez des flocons de parmesan fraîchement râpé.
Servez sans tarder.


20080107 017

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20080107 006..

22:22 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : recettes, oignons

12/01/2008

TARTE ANANAS-COCO

20080107 023

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TARTE ANANAS-COCO

(pour 6 personnes)

Préparation : 15 min.

Cuisson : 45 min. 
Ingrédients 

10 tranches d'ananas au jus
1 citron vert
120 gr de noix de coco râpée

1 boîte de lait concentré sucré (397 gr)

3 jaunes d'oeufs

Pâte brisée 

Préparation et cuisson
 
Préchauffez votre four à 200°.
Déroulez votre pâte dans un moule à bord haut (à charnière).
Couvrir la pâte avec du papier sulfurisé; garnissez le fond avec des haricots secs; cuisez au four pendant 15 min.
Pendant ce temps, égouttez les tranches d'ananas et coupez les en morceaux.
Râpez-les zestes du citron vert (le plus fin possible).
Dans un bol, versez le lait, les zestes et le jus du citron, la noix de coco et les jaunes d'oeufs. Bien mélanger le tout.
Laissez tiédir votre fond de tarte.
Répartissez les morceaux d'ananas sur le fond de tarte. Versez la préparation par dessus et mettrez à cuire au four +/- 25 min
 
Avant de servir, saupoudrez un peu de noix de coco râpée sur la tarte

 

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11/01/2008

ANANAS MARINÉ AU THÉ DE FLEURS SAMBA

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Ananas mariné au thé de fleurs Samba, crème au citron, sorbet de litchis 

Ingrédients

(pour 6 personnes)
 
1 ananas frais
1 litre de sirop (50/50)
2 c à S de thé samba

Sorbet aux litchis
1 boîte de litchis

Crème au citron
3 citrons
3 oeufs
2 jaunes d'oeufs
100 gr de sucre fin
150 gr de beurre en petits morceaux
1 + 1/2 feuille de gélatine
10 cl de crème fouettée (pas trop ferme)

 
Préparation

 

·        Ananas
 

     Epluchez l'ananas (conservez le plumeau de feuillage pour la décoration de l'assiette) et faites-le cuire 45 min dans le sirop additionné du sachet de thé.
Conservez l'ananas dans le sirop et laissez refroidir (pendant 8 heures maximum).

  

20080111 002

 

·        Sorbet


Mixez dans leur jus les fruits d’une boîte de litchis et faites turbiner en sorbetière.
 

    ·        Crème 

Prélevez les zestes des citrons, hachez-les finement.
Pressez les citrons.
Dans un bol, mélangez les oeufs, le sucre, les zestes et le jus des agrumes.
Faites cuire comme une crème pâtissière (Attention ! elle peut brûler rapidement !)
Incorporez-y la gélatine essorée, préalablement ramollie dans de l'eau froide.
Passez immédiatement la crème au chinois.
Incorporez-y les morceaux de beurre.
Réservez la crème un jour au frigo.
Avant de dresser la crème au citron, détendez-la au fouet et ajoutez-y la crème fouettée.
Avant de dresser l'ananas, extrayez-en le centre avec un petit emporte-pièce.
  
 

A propos du thé aux fleurs « Samba »  

J’ai découvert ce thé dans la gamme des produits proposés par Ingrédients du monde sur le site : 

·        http://www.ingredientsdumonde.centerall.com/gallery2.php 

Il s’agit d’un mélange déshydraté à base  de fleurs d'hibiscus, de morceaux de pomme, d'écorces de cynorrhodon et d'orange, de fleurs de bleuet et de fleurs de souci (calendula), d’arômes de mangue et de fruits tropicaux. Tous ses parfums confèrent un goût surprenant et fort agréable à l'ananas.

20080110 004 Cuisine ANANAS 004

 
Grâce aux fleurs d’hibiscus, le pourtour du fruit s’imprègne d’un belle couleur rouge, qui surprend et produit un bel effet visuel.
 

C’est un dessert vraiment délicieux. Je suis un peu déçue que les photos que j’en ai faites pour vous le présenter n’expriment que bien imparfaitement la réalité de l’ effet visuel. Mais après tout,  je ne suis qu’une amatrice en photographie, et il faudra vous en contenter pour cette fois. (D’ailleurs, l’arche de Noé est aussi une œuvre d’amateurs, et le Titanic, un œuvre de professionnels. A en juger par leurs sorts respectifs, y-a pas de raison de complexer …). 

  

Comment choisir un bon ananas ? 

Dans la mesure du possible, préférez un ananas du Costa Rica. Les fruits de cette origine sont beaucoup plus parfumés.  

 20080110 003 Cuisine ANANAS

Vérifiez que le plumeau de verdure qui le surmonte soit bien vert et non désséché.

En soupesant le fruit dans le creux de la main, il doit vous paraître lourd et dégager du parfum, même si sa peau est encore un peu verte.

Achetez-le au moins trois jours avant de le consommer.

Conservez-le à température ambiante, surtout pas dans le frigo.
 

Autres recettes avec l’ananas …
 
 
Cette recette, ainsi qu’un autre que je publierai dans les prochaines heures, seront ma contribution au thème « Ananas » mis en concours sur le beau blog cuisine de Lavande : 

·        http://lignepapilles.canalblog.com/

A n’en pas douter, vous pourrez y trouver des recettes extraordinaires pour combler toutes vos envies  d’ananas. 

Bon week-end,   

 Anne  

 

22:01 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : recettes, ananas, desserts