27/06/2008

Plantes aromatiques: l'ESTRAGON

Estragon (Artemisia dracunculus) (ecoflora.com)

Crédit photographique : ECOFLORA, pépinière de plantes sauvages et aromatiques - Halle (Belgique) 

 

Plantes aromatiques :

L' Estragon

Abondant et généreux en juin, juillet et août, l'estragon est sans doute une des plantes aromatiques fraîches consommées avec le plus de bonheur pendant la période des vacances. "Herbes fines ne sauraient laisser languir estragon d'été".

L'estragon est indispensable pour aromatiser les grandes sauces classiques, telles que la béarnaise, la gribiche, la ravigote, la tartare ou la Vincent. Cru ou cuit, il fait merveille dans les salades, les plats au four ou les beurres composés. Les oeufs en demandent pour donner le meilleur d'eux-mêmes.  

Mais comme un estragon peut en cacher un autre, et que je sais que la plupart d'entre vous sont d'impénitents gourmets qui ne veulent par lacher la proie pour l'ombre dans le choix des ingrédients, j'ai voulu vous mettre en garde contre une pratique du commerce, puis vous donner deux trucs pour dénicher le bon estragon.

De quoi s'agit-il ? Lorsque vous achetez de l'estragon, on vous refile souvent à votre insu de l'estragon russe (Artemisia dracunculus inodora ou Artemisia dracunculus dracunculoides) en lieu et place de l' estragon dit "français" (Artemisia dracunculus sativa Linné, 1753 ou Oligosporus condimentatius).

Ce disant, il n'entre pas dans mon propos de vous faire croire que l'estragon russe est dégueulasse; ce serait bien exagéré. Mais par comparaison de goût, il n'est qu'un médiocre ersatz de ce qu'est, en cuisine, l' estragon français. Et je ne vois pas pourquoi on devrait se priver du plaisir du meilleur goût lorsqu'on peut le reconnaître et le choisir.

Alors, pourquoi certains ont-ils pensé à commercialiser une variété d'estragon banale en lieu et place d'une herbe sublime ? Les raisons en sont simples. Considérant que les consommateurs à la recherche d'un ingrédient ont généralement comme premiers critères de choix un "nom de référence" et un "attrait visuel" immédiatement associé , il n'est pas absolument nécessaire de leur proposer ce qui a le goût le plus fin, mais bien ce qui se cultive, se récolte et se conserve le plus facilement, de manière à générer le plus gros profit. Si l'estragon russe était placé aux côtés de l' estragon français à l'étal du légumier, les gens pourraient comparer. Mais cela gênerait une certaine conception des affaires; et dans cette optique, il vaut mieux empêcher le consommateur d'avoir des références comparatives. Au diable, la biodiversité !

Le meilleur estragon, l'estragon français, est une plante vivace (pérenne) qui aime le soleil et  les sols humifères bien drainés. Originaire d'Asie, son cycle végétatif reste mal adapté à notre climat, avec comme conséquence qu'il supporte mal l'hiver et que même, s'il arrive à fleurir chez nous, il ne produira pas de semences, sinon tout au plus quelques graines stériles. Pas question donc de le perpétuer par semis.

Eh, oui ! Vous avez compris! L'estragon russe, lui, produit facilement des graines, qui elles, ne sont pas stériles, résiste parfaitement à l'hiver et développe un feuillage beaucoup plus haut et plus abondant. Voilà pourquoi ... 

Pour bénéficier de la saveur puissante et anisée incomparable de l'estragon français que vous ferez pousser dans votre jardin ou sur votre terrasse, vous devrez acheter la plante en godet. En effet, l'estragon français ne peut être multiplié que par division des touffes (avril-mai), bouturage (août), ou marcottage (section et transplantation des marcottes en septembre).

Si on vous propose des "graines d'estragon", ce sera donc nécessairement de l'estragon russe. Elles donneront de "belles" plantes, bien plus que de "bonnes" aromatiques. Les brins d'estragon coupés sur cette plante buissonnante ont un feuillage nettement plus foncé et beaucoup moins savoureux.

Choisissez et acheter en connaissance de cause.

L'estragon français a un feuillage vert clair, plus lumineux, plus tendre et au combien plus parfumé.

Votre bien aromatiquement dévoué,

José

16:58 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7)

26/06/2008

Le légume mystérieux d'Apolina: la SALSOLE SODA

Salsole soda

Le légume mystérieux d'Apolina: la SALSOLE SOUDE

Vers le mi-avril, notre amie Apolina, que beaucoup d'entre vous connaissent bien, nous envoyait un message accompagné d'une photo d'un légume dont elle avait fait l'acquisition au marché de Louvain. "José, c'est quoi ? "

Who - Fos Apolina

Apolina ne se départit jamais de son légendaire sourire, pas même lorsque José la harcèle de questions. Cette femme extraordinairement attachante vous propose depuis peu un blog personnel que les amateurs de cuisine indienne prendront plaisir à consulter :

BOMBAY-BRUXELLES

Une cuisine sans frontières avec des influences éclectiques

Cliquez sur le lien

http://bombay-bruxelles.blogspot.com/

Je regarde la photo, je la tourne dans tous les sens. Ah, oui ! Qu'est-ce que ça pourrait bien être ce légume ? Quelle colle ! Piqué au vif, je rappelle Apolina et la bombarde de questions avec le zèle tourmentant d'un juge de l'Inquisition. La pauvre! Heureusement elle me connaît bien. Nouveaux échanges de photos et d'observations, discussions passionnées ...

Finalement, après plusieurs jours de suspense, le mystère est résolu ! J'avais rassemblé assez d'indices pour identifier avec certitude la SALSOLE SOUDE ou SOUDE COMMUNE, une plante annuelle dont je savais vaguement qu'on la brûlait jadis pour produire avec ses cendres la soude nécessaire aux fameux artistes verriers de l'île vénitienne de Murano (d'où son nom vernaculaire d'"Herbe à verre") et aux savonneries ("Herbe à soude"). Mais j'ignorais totalement que cette plante pouvait également être consommée comme légume.

Dans la langue courante, la Salsole soude (Salsola soda Linné) est souvent appelée Soude commune, ou encore, selon les régions littorales où elle pousse spontanément: boncar, chardon russe, herbe à verre, Marie-vulgaire, salicotte  ... en français; agretti roscana, barba di fratti, barilla, liscari ... en italien.

C'est une plante halophyte (= propre aux sols salés) appartenant à la famille des chénopodiacées, pouvant atteindre 70 cm de hauteur et qui fera penser, pour certains, à la salicorne, avec laquelle il ne faut cependant pas la confondre. De même, je pointe qu'il s'agit d'un plante distincte de la soude brûlée (salsola kali), de la soude maritime (suaeda maritima) et de la soude japonaise komarovi, autres variétés halophytes comestibles autour desquelles semble régner une énorme confusion dans le public.

Ce sont les feuilles pointues et charnues, linéaires, semi-cylindriques que l'on consomme, crues ou cuites. Consommées localement depuis fort longtemps, notamment dans la région de Venise (Mer adriatique), mais aussi dans les zones littorales des bords la Méditérannée (comme en Camargue), de la Mer noire (Crimée principalement), de l'Atlantique (Morbihan, Portugal par exemple), de la Méditerranée (îles Kerkennah, Tunisie) ce légume ancien revient en faveur et différentes coopératives agricoles italiennes le produisent à nouveau pour rendre un peu de biodiversité à notre alimentation.

Salsola soda (www3.ic-net.or.jp)
 

La difficulté d'identification de la plante tient à ce que la photo d'Apolina montre une botte de jeunes pousses de salsola soda, dont la forme immature ne laisse pas facilement deviner l'aspect végétatif à maturité.

Salsola soda (funghiitaliani.it)

L'intérêt culinaire de ce légume insolite tient à sa richesse importante en sodium, mais aussi en de nombreux autres sels minéraux (aluminium, calcium, manganèse, phosphore, potassium, soufre).

Dans notre organisme, le sodium est un oligo-élément qui joue un rôle important, notamment dans la transmission des influx dans les tissus musculaires et nerveux, la régulation de la répartition de l'eau dans l'organisme, l'équilibre acido-basique de notre métabolisme, la vasomotricité et influe la pression artérielle. Sous la forme naturelle, il est plutôt rare dans les légumes, sauf dans les bettes, le céleri, les épinards et diverses plantes littorales comestibles, dont la salsole soude. Nos besoins journaliers en sodium se situent en moyenne entre 1 et 5 grammes. Pour notre santé, il vaut évidemment mieux  couvrir ce besoin en consommant les légumes adéquats qu'en absorbant force chlorure de sodium (sel de cuisine) dont l'industrie alimentaire et l'usage domestique ont pris depuis longtemps la fâcheuse habitude de faire un usage excessif. (Je rappelle le lien de causalité qui existe indubitablement entre l'hypertension artérielle et la consommation de chlorure de sodium.)

Les jeunes pousses de salsole soude - comme celles de la botte qu'illustre la photo d'Apolina en tête de ce billet -, sont particulièrement appréciables lorsqu'elles sont servies crues, ciselées et ajoutées à vos les salades printanières. Mais la consommation doit rester modérée et occasionnelle à cause de la forte concentration en soude.

Les vertus médicinales reconnues de la salsole soude sont apéritive, diurétique et vermifuge.

Un disciple du cuisinier de renom Michel Bras, Pierre Vaillant, professeur de gastronomie à La Rochelle, en propose une recette toute simple et savoureuse, qui pourrait amorcer votre propre inspiration culinaire s'il vous prenait subitement l'envie de valoriser ce légume littoral ancien, original et bénéfique qu'on retrouve de plus en plus souvent à l'étal des verduriers.

 

Dos de cabillaud aux feuilles fraîches de salsole

Ingrédients

(pour 4 personnes)

4 x 125 gr de dos de cabillaud

200 gr de feuilles de salsole soude fraîche

10 cl de vin blanc

Crème fraîche

Safran

Sel, poivre

 

Préparation

Détachez une à une les feuilles charnues de 8 tiges de salsole soude, et faites les cuire pendant 3-4 minutes dans l'eau bouillante. (Gardez les cimes des tiges, plus petites et plus tendres, pour la décoration de vos assiettes au moment du dressage.)

Egouttez les feuilles cuites et réduisez-les en purée.

Conservez l'eau de cuisson des légumes et faites-y pocher les dos de cabillaud.

Dans un poêlon, chauffez le vin blanc avec le safran. A feu très doux, ajoutez la crème fraîche et laissez réduire jusqu'à obtention d'une crème onctueuse.

Répartissez la purée de salsole soude au centre de vos assiettes, de manière à former un lit vert sur lequel vous déposerez les dos de cabillaud pochés. 

Nappez avec la crème safranée au vin blanc.

Décorez chaque assiette avec 2 cimes crues de salsole soude.

 

Bien chlorophyllement vôtre,

 

José 

24/06/2008

Tomates et légumes anciens en fête ...

Anne, José et tous leurs amis tomatophiles vous donnent rendez-vous à la prochaine ...

affiche_haverskerque_petite

Réservez cette date. Bientôt de plus amples renseignements !


 

20:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : tomates

23/06/2008

Gratin de FENOUIL au Grana Padano

20080622 018 Gratin de fenouil

Gratin de fenouil au Grana Padano 

Avec sa saveur anisée et sa texture croquante, le fenouil est particulièremenr agréable et apprécié lorsque le jeune bulbe bien frais est coupé en fines lanières à la mandoline avant d'être incorporé aux salades.

Mais certains préférereront peut-être une texture plus tendre et une saveur plus douce du légume. Dans ce cas, je leur recommande d'opter pour le braisage ou le rôtissage du bulbe, cuit en entier.

Si vous coupez vos pieds de fenouil en deux ou en quatre, ils se caraméliseront à merveille.

Ne jeter pas les fanes de vos fenouils. Vous pourrez les utiliser pour  aromatiser des plats de poisson cru (comme le saumon) ou encore d'autres légumes.

Pour bénéficier de tous les bienfaits du fenouil (particulièrement riche en fibres, sels minéraux et vitamines A, B et C), veillez à le cuisiner le plus rapidement possible.

Un petit truc pour une meilleure conservation : enveloppez vos bulbes dans un torchon humide avant de les placez dans le bac à légumes de votre réfrigérateur.

Le fromage Grana Padano utilisé pour la recette du gratin que je vous propose de réaliser ci-après est un AOC (Appellation d'origine contrôlée) qui a la saveur lactique boucanée un peu rance et la texture granuleuse et dure du célèbre Parmesan. Depuis le XIIème siècle, il est préparé à partir de lait de vache partiellement écrémé (32% de matières grasses). Sa pâte, pressée et cuite, subit un long affinage dans des conditions d'entreposage strictes. Je l'apprécie énormément pour mes gratins, souvent même davantage que le Parmesan.  


 

Ingrédients 
(Pour 4 personnes)
 
4 bulbes de fenouil
125 ml de lait
125 ml de crème
2 pincées de noix de muscade moulue
3 à 4 c à S de farine assaisonnée (sel + poivre)
50 gr de beurre de ferme
50 gr de Grana Padano (parmesan) fraîchement et finement râpé.

Evitez l'achat de petits sachets de fromage râpé sous vide du commerce; ce n'est pas du fromage italien pur. Préférez un bon morceau acheté chez un fromager et râpez-le selon vos besoins, idéalement avec une râpe "Microplane". Vous constaterez non seulement la différence de goût, mais aussi l'économie subtantielle que vous réaliserez.

Préparation

Lavez les fenouils, raccourcissez les tiges à +/- 3 à 5 cm. Récupérez les fanes plumeuses, faites-les égoutter et surgelez-les pour un usage ultérieur. (Par exemple, dans une sauce pour poisson ou en mélange d'herbes pour salades).
Préchauffez votre four à 180°.
Graissez un plat allant au four (pas trop profond) avec 30 gr de beurre.
Portez à ébullition une casserole d'eau. Dès les premiers bouillons, salez avec du gros sel, plongez-y les bulbes entiers. Faites cuire 10 à 12 min (vérifier la cuisson et adaptez le temps) jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
Egouttez-les et coupez-les en 4 dans le sens de la longueur (enconservant la base verte des quartiers).
Passez les quartiers de légumes dans la farine. Placez-les, en une seule couche, dans le plat.
Versez le mélange lait/crème par dessus. Saupoudrez la noix de muscade. Répartissez le beurre restant en petites portions. Râpez votre fromage et parsemez-le par-dessus.
 
Placez le plat au four pour +/- 30 min. Le gratin est prêt lorsque le fromage est croustillant, le fenouil tendre à souhait et  que le mélange lait/crème/farine a formé une sauce onctueuse.


 
Je trouve que le lait, la crème, le beurre et le fromage se marient très bien avec le goût anisé de ce légume raffiné. On s'est tous lêché les babines !!! Ah, j'oubliais ! J'ai servi ce gratin de fenouil avec des pommes de terre nouvelles servies nature et des saucisses italiennes à cuire.

Bon appétit,

Anne

 

20080622 009 Fenouil

 

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20080622 008 Fenouil

 

20080622 019 Gratin de fenouil

12:20 Publié dans LÉGUMES ANCIENS | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : fenouil

17/06/2008

Compotée de RHUBARBE au GINGEMBRE, croûtée façon crumble

200805140 208 Rhubarbe
 
Compotée de rhubarbe au gingembre, croûtée façon crumble
INTER
Saison des plantations oblige; je vous avoue ne pas avoir beaucoup de temps pour m'attarder devant les fourneaux en ce moment de l'année.


Mais je ne vous oublie pas ! Voici la recette d'un dessert vite-fait -  et néanmoins délicieux ! - qui a rencontré un vif succès familial. Le plat s'est vidé en deux temps trois mouvements, et j'ai eu bien du mal à en préserver une petite part pour vous en faire une photo ... puis enfin, aller la déguster presque en cachette dans la cuisine.

Ingrédients


500 gr de tiges de rhubarbe
15 gr de beurre
325 gr de cassonade brune
5 cm de gingembre (3 peuvent suffire, j'en mets 5 car nous adorons le gingembre)
125 gr de beurre salé
135 gr de farine tamisée

Préparation 

Epluchez la rhubarbe. Gardez quelques filaments pour les faire sècher au four 45 min à basse T° 60. Ils garniront vos portions de dessert.
Coupez en tronçons de 4/5 cm.
Beurrez avec 15 gr de beurre un plat allant au four.
Préparez votre compotée de rhubarbe. Placez les tronçons dans une casserole avec 200 gr de cassonade et le gingembre finement râpé. Faites compoter +/- 10 min (J'ai compoté 15 min., mais  je trouve que 10 min auraient suffit !)
Versez la compote dans la plat à four.
Dans un saladier, émiettez à la main le beurre salé coupé en morceaux avec la farine. Ajoutez la cassonade restante. Mélangez bien le tout.
Recouvrir la compotée de la pâte émiettée.
Enfournez +/- 35 à 45 mim. à T° 180.
Servez froid, ou tiède.

 
Une variante avec une petite touche de "plus" ?! Servez votre crumble tiède accompagné d'une glace au yaourt de brebis. Un accord que j'ai testé l'été dernier. Le goût du yaourt de brebis/citronné/sucre vanillé s'accorde à merveille avec le goût tonifiant de la rhubarbe/gingembre.

Bon appétit et à très bientôt !

Anne 



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13:59 Publié dans DESSERTS | Lien permanent | Commentaires (13)

Légumes de saison, cuisson à la grecque, pâtes de Corinthe‏

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Légumes de saison, cuisson à la grecque, pâtes de Corinthe

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Vous qui nous lisez régulièrement, vous savez déjà que José et moi cultivons plusieurs centaines de variétés différentes de légumes. J'aimerais vous faire découvrir aujourd'hui une recette réalisée avec les premiers légumes récoltés dans nos potagers.

Préalablement, il n'est peut-être pas inutile de rappeler brièvement ce qu'est effectivement cette méthode particulière de cuisson des légumes que l'on qualifie de "à la grecque".

Qu'appelle-t-on cuisson à la grecque ? Dans cette cuisson,  les légumes sont légèrement colorés dans de l'huile d'olive, puis mis en attente. Ensuite, dans la même poêle, et toujours dans de l'huile d'olive, on fait griller les épices (graines de coriandre, baies de genévrier, poivre noir en grains, clous de girofle, gousses d'ail, feuilles de laurier), ensuite on déglace avec du vinaigre de vin et du vin blanc, et finalement, on mouille avec du fond blanc de volaille.

 

Ingrédients 

 
4 petits artichauts violets
2 jeunes courgettes
6 carottes nouvelles
5 navets avec fanes
200 gr de mange-tout
2 oignons rouges
1 c à S de graines de coriandre
1 c à S de baies de genévrier
1 c à S de poivre noir en grains
2 clous de girofle
6 éclats d'ail nouveau épluchés
3 feuilles de laurier
1 dl d'huile d'olive (huile crétoise "lien")
1 dl de vinaigre de vin blanc
1 dl de vin blanc sec
3 dl de fond blanc de volaille
10 brins de thym (?)
2 grandes branches de romarin
Sel/poivre

 

Préparation

 
Commencez par laver vos légumes. Il est surperflu d'éplucher les carottes et navets si ces légumes sont jeunes, très frais et bio.
Débitez les courgettes, les carottes et les navets en morceaux de +/- 3 cm; Enlevez les fils des mange-tout s'il y a lieu. Coupez chaque oignons rouge en 8.
Tournez vos artichauts (cf. billet précédent: http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/post/5974727/com... sur ce blog).
Dans une grande poêle, versez 4 c à S d'huile d'olive. Faites chauffer, puis jettez-y les légumes pour les faire colorer légèrement. Salez et poivrez.
Placez vos légumes en attente.

Dans la même poêle, versez 3 c à S d'huile d'olive. Faites chauffer (pas trop !) puis jettez-y les graines de coriandre, les baies de genévrier, le poivre noir en grains, les clous de girofle, les gousses d'ail et les feuilles de laurier. Diminuez le feu et remuez consciencieusement. Après 3 minutes, déglacez au vinaigre de vin et au vin blanc. Dès l'apparition des premiers bouillons, ajoutez le fond de volaille. Faites à nouveau bouillir pendant 5 min.
Filtrez le jus obtenu.
Chauffez votre four à 200 °.
Dans un plat allant au four, mettez les légumes et versez le jus par dessus. Rectifiez l'assaisonnement.
Installez le plat au milieu du four. Laissez cuire pendant +/- 35 à 40 min en remuant de temps en temps., A mi-cuisson, placez une feuille de papier alu sur le plat pour empêcher le brunissement de la surface.


 
Servez avec des pâtes grccques, une compotée de tomates fraîches et des côtes d'agneau.

Bon appétit,

Anne 

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01:04 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5)

16/06/2008

Comment "tourner" les artichauts

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Comment tourner les artichauts

 

 

 

Dans la préparation des légumes, je me suis rendu compte qu'un bon nombre de mes amies ne maîtrisaient pas les bons gestes pour  "tourner" l'artichaut, avec comme conséquence qu'elles redoutent ou évitent carrément de travailler le produit frais. Ce serait bien dommage pour le goût et les vitamines d'en rester là.

Voici, commentés et illustrés, quelques gestes "pro" qui vous permettront de débarrasser l'artichaut de ses parties dures et non comestibles avant de l'utiliser dans vos recettes les plus simples. Bien "tourné", vous pourrez utiliser avantageuseusement l'artichaut frais en salade, mariné, cru, cuit en poêlée, "à la barigoule" ou encore le croquer d'une seule bouchée.
 
Avant de débuter l'opération, préparez un saladier contenant de l'eau froide et le jus d'un demi citron. Gardez à disposition l'autre demi citron.

Pour "tourner" vos artichauts, il est préférable d'enfiler une paire de gants en caoutchouc. Cette précaution vous évitera d'avoir les mains noires et difficiles à laver.

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Après avoir lavé l'artichaut sous un fin filet d'eau courante, posez-le bien à plat sur une planche à découper en le maintenant par la queue. Tranchez cette dernière à +/- 5 cm de la base.

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De la main gauche, saisissez la tête. Bien la maintenir et commencez par tirer d'un coup sec une première rangée de feuilles, ensuite une seconde rangée.

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Posez l'artichaut sur la planche, maintenez la queue fermement, à l'aide d'un couteau bien aiguisé couper à moitié le haut de feuilles.

 

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Le prendre à pleine main, partie feuilles contre les doigts, à l'aide d'un couteau à éplucher, peler la queue restante.

 

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Couper les feuilles restantes, faites tourner l'artichaut, de la même manière que si vous tailliez un crayon. Réalisez plusieurs tours du sommet vers la base, afin d'éliminer les feuilles.

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Tenez votre artichaut entre les doigts et éliminez toutes les feuilles ou restants de feuilles encore présentes. Ne conservez que la partie blanche. Réduisez encore la queue de 2 cm.

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Frottez l'artichaut (toute la surface, queue comprise) à l'aide du demi citron. Cette opération évitera que l'artichaut ne noircisse par oxydation.

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Coupez l'artichaut en deux dans la sens de la hauteur.

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A l'aide d'un couteau pointu, enlevez le foin qui se trouve dans l'artichaut.

 

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Faites-le tremper dans votre saladier contenant l'eau citronnée pendant 10 min. Cuisinez-le sans attendre !

 

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Bonne cuisine-santé et excellente semaine à toutes et à tous.

 

Anne

 

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