27/07/2008

Pickles de MINI-PÂTISSONS

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Pickels de mini-PÂTISSONS

 


Avant de réaliser cette recette, veillez tout particulièrement au choix de vos bocaux. Optez pour des bocaux à fermeture hermétique, munis de rondelles de caoutchouc NEUVES.
(Ce serait un très mauvais calcul de vouloir faire de la récup' sur un accessoire qui détermine la qualité de la conservation).
Lavez et rincez soigneusement vos bocaux, puis ébouillantez-les en les plongeant au moins 5 min., ouverts, dans de l'eau bouillante.
Ne les essuyez pas : égouttez-les en les retournant sur une grille recouverte d'un linge propre et sec en coton et laissez-les sécher.

Ingrédients

(Pour 2 bocaux de 500 gr) 

500 gr de mini-pâtissons
6 dl de vinaigre  de cidre (de bonne qualité)
1 c à c de graines de moutarde
1 c à c de graines de coriandre
1 c à c de graines de poivre noir
2 feuilles de laurier
2 clous de girofle
50 gr de gros sel
1 c à c d'aneth

 

Préparation

Lavez les légumes à l'eau, égouttez-les et essuyez-les. Coupez à raz du pâtisson les deux extrémités.
Portez à ébullition une grand marmite d'eau, plongez-y les pâtissons pendant 3 min. Retirez-les et égouttez. Laissez refroidir un peu.
Déposez-les dans une terrine et recouvrez-les de gros sel. Laissez les reposer pendant environ 2 heures.
Versez le vinaigre dans une casserole avec les 3 sortes de graines, clous de girofle et le laurier. Portez à ébullition et faites cuire pendant 3 min.
Retirez la casserole du feu et laissez refroidir totalement.
Au bout de 2 heures, rincez les pâtissons pour bien ôter le sel. Séchez-les.
Versez le vinaigre aromatisé dans une grande casserole, ainsi que les pâtissons.
Portez le tout à ébullition pendant 6 min. Une minute avant la fin de la cuisson, ajoutez-y l'aneth, retirez la casserole du feu.
Répartissez les légumes et le vinaigre dans les bocaux, fermez hermétiquement les bocaux.
Rangez-les au frais, au sec et à l'abri de la lumière.



 
Le plus dur ??? Il faudra encore attendre 3 semaines avant de pouvoir consommer vos mini-pâtissons ainsi préparés !

Ces pâtissons accompagnent avantageusement un bon pâté de campagne, des rillettes, une salade ou une côte de porc.

Bon dimanche et bon appétit.

Anne

 CENTRE

 

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23/07/2008

Le PÂTISSON : bon pour la ligne, succulent pour les papilles

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Bon pour la ligne, succulent pour les papilles :

 

Le Pâtisson


 

C'est le début de sa saison de récolte de cette courge à la forme si singulièrement aplatie, et vous devriez - avec un peu de vigilance - le rencontrer dès à présent à l'étal de votre marchand de fruits et légumes.

Si cette courge ne vous est pas trop familière, son bon goût, ses qualités nutritives et les innombrables préparations qu'elle permet mérite toute votre attention.

Le pâtisson est un légume-fruit des plus sympathiques, aussi souvent appelé "artichaut de Jérusalem", "bonnet de prêtre" ou "bonnet d'électeur". (Attention, l'appellation "artichaut de Jérusalem" peut prêter à confusion, parce qu'elle s'emploie aussi pour désigner ... le topinambour !) Les termes "pâtisson" et "bonnet" n'ont rien de botanique; ils font référence à la forme très particulière du fruit, qui ressemble un peu à un gâteau ancien ou à un couvre-chef d'une autre époque. Aujourd'hui, les enfants les appellent plus volontiers des "soucoupes volantes" ou des "satellites"; il faut évoluer.

Le pâtisson est une plante potagère qui appartient à la grande famille des plantes cucurbitacées, laquelle se divisent en un grand nombre d'espèces (plus de 100 !), dont quelques unes cultivées pour leurs fruits comestibles.

A ce titre, les GENRES les plus connus et usuels sont :

  • Citrullus (pastèques)
  • Cucumis (concombres et melons)
  • Cucurbita , qui nous intéresse ici, puisque c'est celui du pâtisson.

Le genre cucurbita comprend lui-même plusieurs ESPÈCES :

  •  Les giraumons et les potirons appartiennent à l'espèce Cucurbita maxima.
  •  L'espèce Cucurbita moschata est celle des courges musquées, comme la "Provençale", la "Napolitaine" ou la "Butternut".
  •  La célèbre courge de Siam, plus souvent appelée melon de Malabar, appartient à une espèce distincte, mais moins représentée: Cucurbita ficifolia.
  •  Quant au bénincasa, qui commence à être un peu connu des gourmets éclairés du monde occidental, il appartient à l'espèce Cerifera.

 

Enfin, l'espèce Cucurbita pepo regroupent les courges et courgettes proprement dites, parmi lesquelles il faut encore distinguer :

  • les citrouilles

 

  • les courges d'été (ou "courgettes", ce terme devant être utilisé pour qualifier une jeune courge immature, et non pas comme une catégorisation botanique.)

 

  • les courges d'hiver (de conservation)

 

  • et enfin, les pâtissons   (cucurbita pepo var. ovifera Alef.  )

 

Les variétés de pâtissons offrent différentes tailles et différentes couleurs. Je ne crois qu'il y ait de variété dont le fruit dépasserait 25 cm de diamètre; en tout cas, je n'en ai jamais vu. 

La couleur la plus connue est la blanche (variétés "Blanc" et "Croblanc "). Ce sont les pâtissons que vous trouverez le plus facilement sur le marché. Mais il existe aussi des pâtissons dont la peau est uniformément jaune, orange ou verte; d'autres dont la peau est striée ou mouchetée dans les combinaisons de ces 4 couleurs. La chair du fruit (les botanistes disent le "sarcocarpe" !) peut être blanche, jaune ou orangée. 

 

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Selon les variétés, le poids est très variable : il va de 10 gr environ ("Patty Pan", "Peter Pan", variétés à confire comme des cornichons) à plus de 2 kg ("Blanc", "Croblanc", "Griffe du diable").

De toute manière, le pâtisson est plus particulièrement délectable lorsqu'il est cueilli jeune, c'est-à-dire dans les variétés les plus grandes, lorsque son diamètre ne dépasse pas 8-10 centimètres (la largeur d'une main). A cette taille immature, il n'est généralement pas nécessaire de le peler et il peut être préparé dans sa peau. Cela permet de mettre en évidence, sur votre plat, sa forme singulière aplatie, bordée de 10 bosses. (Dans certaines variétés, ces bosses sont si accusées qu'on les qualifie alors de "griffes").

  

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Personnellement, Anne et moi préférons le pâtisson orange de taille moyenne. Nous l'avons cultivé à partir de graines qu'un ténor du Barreau - par amitié pour nous et sympathie pour nos projets - nous avait rapporté de l'île Maurice, où il est fort consommé et apprécié comme crudité ou comme petits farcis cuits au four. Cru, sa chair reste agréablement croquante et rend un délicat petit goût d'artichaut que les autres variétés n'offrent pas. A essayer absolument ! Cuits, ils se prêtent à la cuisson au four ou - en beignets - à la friture. C'est un ingrédient qui offre d'immense possibilité à votre créativité culinaire, et je suis bien curieux de lire sur le blog de Lavande les recettes que vous lui aurez proposées.

Composé à 95% d'eau, le pâtisson - comme la plupart des courges - est fort peu calorique. Il renferme peu de lipides, de protides et de sucres. Mais il contient en abondance la précieuse provitamine A (100 mg pour 100 gr) et de la vitamine C (20 mg pour 100).

Alors, dites-moi, qui à déjà préparé et mangé du pâtisson frais cette année ? Et quelle recette vous a séduit ?

Bien chlorophyllement à vous,

José

 

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21/07/2008

Moules anisées pour la Fête nationale

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Moules anisées pour la Fête nationale

 

Drapeau belge

 

En Belgique, il n'y a pas de vraie Fête nationale (du 21 juillet) si l'on ne sacrifie à la tradition d'un bon plat de moules accompagné d'une opulente portion de grosses frites coupées à la main dans d'authentiques pommes de terre "bintjes" (plongées 2 fois dans une friture au blanc de boeuf). Le tout est généreusement arrosé avec de la bière. De la blonde au goût de houblon accusé, soutirée à la pompe ! Pas de la "flotjesbee". "Awel,  wa paaist de doevan, Mark? Gôt ge uuk mossele schmochteren vandôg ? ". (Dialecte bruxellois)

La Fête nationale belge est marquée par deux évènements importants, la cèlèbre "foire du Midi" à Bruxelles (la plus grande concentration foraine du pays) et le début de la saison des moules. Les Bruxellois n'ont fait "ni une, ni deux" pour associer depuis longtemps ces deux événements annuels en grandes réjouissances populaires; et ce sont des monceaux, que dis-je, des montagnes de moules qui seront consommées à partir d'aujourd'hui ... et jusque en mars-avril de l'année prochaine.

Le "moules-frites", c'est une institution de la gastronomie belge qui s'exporte fort bien, puisque le modeste petit restaurant "Chez Léon" situé en plein coeur du vieux-Bruxelles, est devenu une enseigne internationale à succès dans des villes aussi différentes que Paris (8 enseignes en région parisienne, plus 8 à Paris même), New-York, Tokyo ... ou Beyrouth. On parle même d'ouvertures à Dubaï et à Abou Dabih. Au menu, presque exclusivement des moules à choisir parmi toutes sortes de préparations.

A l'origine, le plat populaire consistait en la préparation des moules "à la marinière", avec beaucoup d'oignon et de céléri. Mais les goûts évoluent en s'hybridant, et il existe aujourd'hui une multitude de recettes pour les préparer : "à l'ardennaise", "à la gantoise", "à la bière", "au vin blanc", "au curry", etc.

La recette de moules que j'ai préparée aujourd'hui et que je vous propose ci-après est plus légère et met l'accent sur les saveurs anisées. 
 
Ingrédients

(pour 2 personnes)

 
3 kg de moules "super"
1 gros oignon
1 gros bulbe de fenouil
5 jeunes tiges de livèche ( de +/- 10 cm)
1 bouquet de thym vrai                                                           
4 feuilles de laurier noble                                                          1 c à S de feuilles d'estragon
1/2 L de bouillon de légumes
Sel et poivre du moulin
Beurre salé

 

Préparation


Lavez plusieurs fois les moules. Passez les légumes sous l'eau.
Epluchez l'oignon, le fenouil.  Débitez en petits morceaux la livèche et les légumes.
Faites fondre, dans une grande marmite, le beurre, faites-y revenir les légumes pendant +/- 8 min. Salez légèrement et poivrez. Ajoutez l'estragon haché et mouillez avec le bouillon de légumes. Laissez frémir pendant 3 min.
Ajoutez-y ensuite les moules. Faites les cuire 3 à 4 min en les faisant "sauter" régulièrement.
Servez aussitôt.


 
Certains apprécieront un goût plus anisé encore. Dans ce cas, vous pourrez le renforcer en ajoutant à votre bouillon 1 c. à c. de pastis.

Bon appétit à tous nos amis blogonautes de francophonie.

Bonne fête à tous nos compatriotes, ceux du Nord et ceux du Sud, et "en dei van de midde uuk ! Knup dat on ien, l' UNION FAITLA FORCE". Och god en hiere, de Brusseleirs zijn toch gene halfgebakke !".

 

 

 

 

Anneke"op zen Brussels"

  
 
 

16/07/2008

Black Cherries aux crevettes grises, sauce wasabi, garniture de ficoïde glaciale‏

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( Photo : Alexandre Bibaut, dans la cuisine des Jardins de Pomone )

( Réalisation et stylisme culinaire, Malika Hamza )


Black Cherries aux crevettes grises, sauce wasabi, garniture de ficoïde glaciale‏


 

Parmi les 134 variétés de tomates que José et moi cultivons cette année figure la "Black Cherry" ou "Cerise noire". C'est une variété très productive, dont les petits fruits sphériques (15 à 20 gr chacun), de couleur violacée, révèlent une saveur particulièrement douce, agréable, légèrement sucrée. Elle convient spécialement pour les amuse-bouches, les garnitures et les salades. Je l'ai choisie comme ingrédient pour cette petite recette d'été.

Autre ingrédient utilisé ici : la ficoïde glaciale, à laquelle José consacrait son billet d'hier. (Cliquez sur ficoïde glaciale pour le lire)

Concernant le wasabi, il s'agit d'un condiment typique de la cuisine japonaise - devenu fort à la mode -, obtenu à partir des racines rapées d'une plante de la famille des brassicacées et utilisé notamment pour la préparation des sushis. Le goût puissant du wasabi (qui rappelle le raifort) lui vaut d'être souvent appelé aussi "moutarde japonaise". Le produit se présente sous la forme d'une pâte verte disponible dans le commerce.


Enfin, pour les crevettes, préférez toujours des crevettes grises épluchées à la main, certes un peu plus chères, mais tellement plus goûteuses qu'il en faut moins. Vous aurez la certitude qu'il ne s'agit pas de crevettes de la mer du Nord décongelées après un long voyage aller/retour au Maroc.
 

Ingrédients

(pour  12 bouchées apéritives)
 
12 tomates Black Cherry (ou tomates à tapas)
120 gr de crevettes grises épluchées
12 brins de ciboulette ciselés
2 c à S de mayonnaise
2 à 3 pointes de couteau de pâte wasabi (quantité à votre goût)
quelques branches de ficoïde glaciale

 

Préparation

 
Lavez les tomates, laissez leur la queue (plus élégant à la présentation)
Taillez une calotte dans le tiers supérieur des petites tomates.
Evidez un peu de chair à l'aide d'une cuillère. Retounez-les sur une assiette afin qu'elles égouttent un peu.
Dans un saladier, mélangez les crevettes, le wasabi, la mayonnaise et la ciboulette. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.
A l'aide d'une cuillère, remplissez les tomates avec la salade de crevettes.
Repositionnez les calottes sur les tomates, mettez au frais pendant une demi heure au moins.
Servez avec les branches de ficoïde glaciale crues.

 

Bon appétit et à bientôt,

Anne
 

 

Tomate Black Cherry 2007 07 26 034

Tomate Black Cherry

(Copyright: Les Jardins de Pomone)

 

 

 

 

15/07/2008

Légume ancien et insolite: la FICOÏDE GLACIALE


 

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Comme givrée ... en plein soleil d'été !

 

Légume ancien et insolite :

La Ficoïde glaciale 

Vous aimez redoubler d'originalité pour la composition de vos salades estivales ? Voici un ingrédient insolite ressorti depuis quelques années de la catégorie des légumes oubliés et fort apprécié aujourd'hui par les gourmets avertis : la ficoïde glaciale. Son aspect givré, sa saveur légèrement acidulée et sa structure croquante à la manière du pourpier risque fort de vous séduire et d'épater vos invités.

Ce légume - au nom bizarre et revenu fort à la mode - appartient à la famille botanique des Aiozacées, laquelle comprend 16 genres. Dans notre alimentation, 2 de ces genres ont su gagner et conserver une place appréciable durant des décennies, avant de sombrer en désuétude à partir des années '30. Le premier, le genre Tetragonia est notamment représenté par la tétragone cornue (ce formidable "épinard de Nouvelle-Zélande" de l'été que beaucoup connaissent déjà, et à laquelle je consacrerai un prochain billet), et le genre Mensembryanthenum, auquel appartient la ficoïde glaciale.

 

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Le nom "ficoïde" est un terme assez générique qui, dans l'usage, peut prêter à la confusion entre toute une série de plantes distinctes. Le propos de ce billet se limitera à la variété Mesembryanthenum cristallinum Linné. Dans le langage français régional, on la désignait jadis : Cristalline, Glaciale, Glacée, Herbe à la glace, Herbe gelée, Pourpier glacial, ...

La ficoïde glaciale est originaire des zones côtières d'Afrique du Sud, plus particulièrement celles des alentours du cap de Bonne-Espérance. Mais on la rencontre parfois subspontanément aux îles Canaries et en zone méditerranéenne, comme en Grèce.  


Jadis, elle était à la fois cultivée comme plante décorative et comme plante comestible, fort appréciée pour son aspect. Son feuillage et ses tiges sont en effet recouvertes d'une multitude de minuscules vésicules transparentes, semblables à une fine rosée ou à de mini- gouttelettes d'eau givrées qui scintillent au soleil.

On peut récolter la ficoïde glaciale durant tout l'été et en automne, jusqu'aux gelées. (Je me souviens que l'année dernière, lors d'un conférence d'arrière-saison que je donnais le 23 octobre sur les légumes anciens, j'ai encore pu présenter et faire goûter de la ficoïde fraîche du jardin à mes auditeurs.)

Il y a vraiment peu de chance que vous trouviez de la ficoïde glaciale dans la grande distribution. Mais elle est de plus en plus souvent disponible chez de petits producteurs bio soucieux de diversité et de distinction.

A défaut, vous pourriez la cultiver vous-même. Elle se multiplie par semis en place, de début mai à la fin juin. Les graines sont minuscules et doivent n'être recouvertes que d'y minimum de terre légère et humide pour que vous en obteniez la levée.

Il est aussi possible de semer en mars-avril, sous abri (en serre, sous châssis), dans des godets qui seront mis en place après la période des Saints-de-glace, c'est-à-dire à la mi-mai.

 

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Dans la main de José, quelques brins de ficoïde glaciale qu'il vient de cueillir. Remarquez le "givrage" singulier du feuillage

( Photo : Alexandre Bibaut, dans Les Jardins de Pomone )

Au potager, la ficoïde glaciale apprécie une position ensoleillée avec un sol frais et riche en humus. Elle craint le froid, mais demande peu de soins. Quelques binages et arrosages en cas de sécheresse persistante devraient suffire à son bonheur.

On observe occasionnellement une abondante floraison. De petites fleurs blanc-rose garnissent alors gracieusement les extrémités des tiges dont la hauteur ne dépasse pas 30 cm.

Les feuilles et ses tiges, tendres et charnues, se consomment crues, en salade, ou cuites, hachées. Elles peuvent s'accommoder de la même manière que les épinards, au beurre, à la crème, au jus ou sautées ... C'est crues qu'Anne et moi les préféront, à cause du léger croquant et de la saveur discrètement iodée que la cuisson détruirait. Mais ce n'est qu'un point de vue personnel. Dites-nous le vôtre !

Bien chlorophyllement vôtre,

José

 

 

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 ( Photo : Alexandre Bibaut, dans Les Jardins de Pomone )

 

 

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 ( Photo : Alexandre Bibaut, dans Les Jardins de Pomone )

11/07/2008

Aphrodisiaque, la ROQUETTE ?!

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Aphrodisiaque, la ROQUETTE ?!?

Eh oui, la roquette qui se cache dans votre mélange mesclun ferait partie, aujourd'hui encore, de la longue liste des "aliments du désir amoureux". Cela paraîtra incroyable à certains, simple légende pour d'autres et certitude pour quelques-uns. 

La réputation aphrodisiaque de la roquette est fort ancienne et remonte à au moins 2.000 ans, puisque l'immortel auteur de L'Art d'aimer, le grand poète classique latin Ovide lui-même, en atteste  dans cette oeuvre en la qualifiant d' "herbe lubrique" (herba salax) et recommandait à ses concitoyens de la préférer aux philtres et potions aphrodisiaques des rebouteux pour attiser leur flamme amoureuse : "Ce que tu pourras prendre, c'est de l'oignon blanc que nous envoie la ville grecque d'Alcathoüs, c'est l'herbe lubrique qui croît dans nos jardins". (Ovide, L'Art d'aimer, Livre II)

Ovide - Les remèdes à l'amour

D'une autre oeuvre du même Ovide, Les Remèdes à l'amour, je vous cite ce passage où il est à nouveau question de la roquette, mais où l'auteur prend le contrepied de sa recommandation précédente : "Maintenant, pour remplir envers vous toutes les obligations d'un bon médecin, je vais vous indiquer les mets que vous devez prendre, et ceux dont vous devez vous abstenir. Toute plante bulbeuse, qu'elle vienne de la Daunie, ou des rivages d'Afrique, ou de Mégare, est également nuisible. Abstenez-vous sagement de la roquette stimulante, et de tout ce qui nous porte aux plaisirs de l'amour. Vous emploierez avec avantage la rue qui donne aux yeux de l'éclat et qui éteint en nous le feu des désirs. Vous me demandez ce que je vous prescris à l'égard du vin ? Je vais vous satisfaire plus promptement que vous ne l'espérez. Le vin dispose à l'amour, à moins qu'on ne le boive sans modération, car alors il anéantit les facultés de l'esprit." (Ovide, Les Remèdes à l'amour, 725)

Cette réputation aphrodisiaque de la roquette est à l'évidence fort antérieure à Ovide, puisque que l'on sait qu'après les Égyptiens et avant les Romains, les Etrusques et les Grecs en consommaient. Comme ils allaient déposer des petits bouquets de roquette au pied des statues du dieu Priape, il n'y a pas lieu de penser que c'était pour rendre un culte à la guerre, à l'art  oratoire ou à l'architecture. Ce dieu rustique de la fertilité, protecteur des jardins et des vergers est bien connu par ses représentations de vieillard hideux affublé d'un énorme phallus en érection. J'en déduis donc que la roquette à l'époque, ce n'était pas vraiment pour le cholestérol !

Posée sur les reins, la roquette était connue pour "amouvoir le désir de luxure". Ses semences réduites en poudre, et mélangée à du vin et du miel constituaient un breuvage souverain pour accroître les capacités sexuelles. 

 

Priape - Statue du Vatican

Allons, souriez ! Cette statue de Priape, à première vue bucolique, se trouve au Vatican. Cela doit être dans un couloir fort sombre où Benoît XVI ne passe jamais.

Avec le Moyen-âge et les canons monothéistes d'une Eglise chrétienne triomphante et avide de pouvoir spirituel et temporel, la morale change. Les autorités religieuses prohibent la consommation de roquette dans les monastères, d'abord aux nonettes et aux moines, puis progressivement à tous les sujets de l'Eglise. Il est interdit de cultiver ou de récolter dans la nature cette plante diabolique qui prédispose aux péchés de la chair, à la fornication.

Pour calmer les femmes trop ardentes, ce sont au moins trois coeurs de laitues par jour qu'il fallait leur faire absorber, à l'exclusion du moindre brin de roquette. La laitue est connue depuis longtemps pour des propriétés soporifiques que la roquette n'a manifestement pas. (C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est recommandé d'éviter la laitue dans l'alimentation des étudiants en période de blocus ! Ici, je suis tout à fait sérieux !)

Illustration ? Rappelez vous cette vieille chanson populaire française "La petite Nantaise ... " qui était malade du mal d'amour et que, pour la guérir, il fallait lui faire de la salade trois fois par jour !  

Au 12ème siècle, Sainte Hildegarde de Bingen, célèbre abbesse bénédictine du monastère de Sankt-Rupertsberg (Rhénanie-Palatinat), a écrit - outre des oeuvres mystiques que je vous avoue ne pas du tout connaître et encore moins avoir envie de lire - un ouvrage intitulé Le Jardin de santé. Il s'agit d'un traité sur les vertus des plantes sur notre organisme, fort savant pour l'époque, très consulté aujourd'hui encore comme référence en matière de phytothérapie. Evoquant la roquette, la brave Hildegarde  la décrit comme "excitante aux jeux de l'amour" et l'interdisait bien entendu à ses nonettes.

Sainte Hildegarde

Pionnière de la phytothérapie, guérisseuse bienveillante, l'abbesse Hildegarde de Bingen a illustré au 12ème siècle un vision si moderne de la santé de l'être humain que c’est seulement à notre époque, avec les moyens scientifiques les plus sophistiqués, les recherches les plus coûteuses et les plus ardues des grands savants, que nous commençons à peine à entrevoir rationnellement les véritables mécanismes de la Nature dans la résistance aux maladies.

 

A la fin du 15ème siècle, avec la Renaissance italienne et le retour en grâce de la mythologie gréco-romaine, l'Eglise marque un certain relachement dans la rigueur de sa morale. C'est le cardinal Platina (1421-1481) lui-même, grand érudit, historiographe des Gonzague, bibliothécaire du Vatican et personnage considérable de la Curie sous le pontificat de Sixte IV qui recommande d'adjoindre la roquette aux salades "pour que la ferveur se mêle à la froideur".

Mais c'est au 16ème Siècle, alors que le mouvement de Réforme ébranle la papauté et qu'une partie de la population au moins s'insurge contre les tabous et les dérives des autorités ecclésiastiques, que la roquette est à nouveau tolérée dans l'alimentation . C'est d'ailleurs vers 1535 que le mot "roquette" proprement dit fait son apparition dans la langue française, probablement issu de l'italien ancien "ruchetta" ou du niçois "riquette", régions où elle pousse spontanément et en abondance, et ou la menace d'un péché capital n'avait évidemment jamais totalement éradiqué sa consommation.

Alors, aphrodisiaque ou pas la roquette ?

Comparée à la laitue, qui contient de la lactucine, une substance aux pouvoirs apaisants, lénifiants, sédatifs voire hypnotiques, la roquette pourrait paraître aphrodisiaque par défaut. Il est certain qu'elle est bourrée de propriétés revigorantes et stimulantes qui donne de l'entrain aux personnes qui en mangent. Mais pour la science moderne, elle n'est pas aphrodisiaque à proprement parler, sauf si vous la consommez inconsidérément avec de petits pignons pilés, qui eux le sont réellement.

Un rien coquin mais fort humoristiquement vôtre,

José

 

Roquette (Eruca sativa) (nature.diary.co.uk)

Cette photo montre la fleur de la roquette cultivée (Eruca sativa), caractérisée par sa couleur blanche veinée de violet.

Le goût de cette espèce horticole est moins âpre et moins puissant que celui de la roquette spontanée des pays méditerranéens (Diplotaxis erucoides), caractérisée, elle, par des fleurs jaunes.

Dans la partie pseudo-historique de ce billet sur la roquette, je ne fais référence qu'aux variétés sauvages de roquette (Diplotaxe à feuilles ténues, Herbe puante, Roquette jaune ...)

09/07/2008

Blogueuses et blogueurs en fête ! Au diable la virtualité ...

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Blogueuses et blogueurs en fête : au diable la virtualité !

Depuis quelques semaines, les blogonautes les plus sagaces avaient bien perçu des signes de collusion au sein d'un groupe de blogueuses et blogueurs très appréciés et fort appréciables. Mais un certain mystère planait encore.

Depuis huit jours, cette réunion du 6 juillet n'était presque plus qu' un secret de polichinelle dans la blogosphère. D'autant qu'il s'agissait d'une récidive de la célèbre rencontre organisée (que dis-je, "fomentée!") par Fabienne au Val-Saint-Lambert du 10 mai dernier !

Ainsi donc Fabienne, MickyPhilou et Anne avaient décidé dans l'enthousiasme de se retrouver pour une seconde rencontre amicale et culinaire déjantée, entraînant avec eux leurs fidèles cobbayes (José I, Mathieu, Mickey et José II), fort complaisants.

Manquaient à l'appel après s'en être excusés très pathétiquement et avoir exprimé toute la frustation qu'allait leur imposer leur transhumance vacancière, Sandrine, grande prêtresse de Dionysos et Laurent, oenologue distingué; Mark , le cuisinier passionné autodidacte et éclectique qu'on ne présente plus, et son épouse Sabine. Les absents ont eu tort; ils le savaient. Mais ils ont d'ores et déja juré que l'on se retrouverait bientôt - tous sans exception  - pour une nouvelle guindaille.

Voici les blogs dont les animateurs prennent un bonheur évident à se retrouver. Ce petit cercle est bien né de la virtualité. Il y a deux mois encore, aucun des membres ne se connaissaient autrement que par le truchement d'internet. Aujourd'hui, c'est une fameuse bande d'amis :

Fabienne

http://savoureusesaveur.canalblog.com/

Micheline 

http://mickymath.over-blog.com

Philou

http://un-cuisinier-chez-vous.skynetblogs.be

Sandrine

http://vinsetgourmandises.skynetblogs.be

Mark

http://passion-cuisine.skynetblogs.be

Anne & José

http://lesjardinsdepomoneskynetblogs.be

Si la curiosité vous démange d'en savoir plus sur cette journée placée sous le signe de l'amitié complice et de la cuisine-passion, je vous renvoie au magnifique blog de Fabienne, où vous trouverez tous les détails, les photos, et même des recettes au sujet de cette réunion.


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Le chef Sang Hoon Degeimbre, l'étoile montante de la gastronomie internationale, patron du restaurant "L'Air du Temps" à Noville-sur-Méhaigne, n'a pas hésité de se joindre à vos blogueuses préférées.

Logo - Restaurant L'air du temps

Cliquez sur le lien : http://www.airdutemps.be/