28/08/2010

Dernière minute : la céramiste Monique Evers aux Jardins de Pomone

 

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Copyright : Les Jardins de Pomone

 

 

Monique Evers.jpgComme vous l'aurez déjà appris via les blogs, la presse écrite et la radio, le potager "Singel" des Jardins de Pomone sera une nouvelle fois ouvert au public les samedis 28 août et 4 septembre, ainsi que le dimanche 29 août.

A cette occasion, Anne et José - animateurs de l'asbl - ont le grand plaisir de vous annoncer que la céramiste Monique Evers a accepté en dernière minute de venir présenter en personne quelques unes de ses créations lors de nos portes-ouvertes, Voilà qui ravira  certainement  plusieurs de nos fidèles membres, amis et sympathisants.

Née artiste au fond de l'âme, Monique a pourtant consacré l'essentiel de sa vie professionnelle à s'occuper de nos petites têtes blondes, ce qui lui laissait bien peu de temps pour exprimer sa créativité  en poterie. Puéricultrice, elle savait nouer avec ses petits protégés des liens extraordinaires, notamment en leur ayant appris à modeler au fil des années des quantités impressionnantes de pâte à sel. Et cette pâte à sel, les petites mains un peu hésitantes des enfants allaient la transformer - sous le regard, les encouragements et les conseils  de Monique - en objets chargés de "design" qui prenaient soudainement vie pour émerveiller les artistes  en herbe ... et leurs parents.

Monique Evers - Plat à Sangria.JPGRetraitée de l'enseignement, Monique consacre aujourd'hui l'essentiel de ses loisirs au perfectionnement de son art de modéliste et de céramiste. Ses oeuvres, de plus en plus élaborées  et recherchées, expriment la maturité qu'elle a atteint dans sa recherche de la perfection des formes, de la maîtrise de différentes techniques et les nombreuses potentialités  d'une riche créativité personnelle.

Nous avons été particulièrement impressionnés par ses créations  obtenues  selon la technique du "raku", une technique de cuisson rapide et à haute température du grès apparue en Corée et développée au Japon à partir du 17ème siècle. Il en résulte que l'émaillage obtenu pour chaque pièce de poterie traitée de cette manière produit une oeuvre "cosmique" absolument unique.  La contrefaçon est impossible.

Pour découvrir quelques réalisations de Monique Evers, cliquez ici et retrouvez son blog.

Ne manquez pas cette rencontre originale et pleine de convivialité au coeur d'un potager gardien de la biodiversité.


20/08/2010

Portes-ouvertes estivales du potager

 

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Portes ouvertes aux Jardins de Pomone :


Prochaines visites de notre potager conservatoire


Mercredi 25 août, samedi 28 août et dimanche 29 août 2010, ainsi que le samedi 4 septembre 2010 - de 14 à 18 heures - nous ouvrons une nouvelle fois les portes de notre potager "Singel" au public.

Forts du succès rencontré par ces rencontres didactiques et gourmandes  lors des deux éditions précédentes, nous vous proposons de venir partager une nouvelle fois notre passion avec vous.

José vous guidera à travers le petit monde de légumes oubliés sur lequel il veille depuis tant d'annéees avec une vigilante tendresse. A n'en pas douter, il vous présentera avec flamme sa  désormais fameuse "blonde de Laeken", la "tonda di Chioggia", le "chénopode bon-henri", le "chervis", la "ficoïde glaciale" ou la ravissante "bette jaune du Chili".

Mais encore, notre potagiste vous aidera à reconnaître des centaines plantes aromatiques méconnues, à en humer les parfums et à en apprécier les saveurs et les vertus.

Enfin, vous découvrirez des dizaines de variétés anciennes de tomates, de toutes les formes, de toutes les couleurs ... et d'un incroyable variété de goûts délicieux. Cultivées naturellement en pleine terre  et à ciel ouvert, récoltées sous vos yeux à la meilleure saison estivale, elles n'ont pas d'égales pour les gourmands.

Anne, de son côté, vous proposera quelques dégustations préparées avec des tomates de variétés bien goûteuses.

 

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D’autres surprises attendent nos visiteurs  !


Entrée gratuite pour tous


Tout le monde est bienvenu, mais nous réservons de limiter le nombre de participants  présents  simultanément sur le terrain en cas de besoin, afin de préserver la Nature. 

 

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Adresse du jour :

A l'arrière de l'immeuble situé  Meisestraat,  94, à côté du stade communal "Singel" à 1853 STROMBEEK-BEVER (à 2000 mètres de l'Atomium, dans la banlieue nord de Bruxelles.

(plan d'accès)

 

Au plaisir de vous retrouver très bientôt

 

 

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15/08/2010

La TOMATE en fête, la "malbouffe" en berne à Fouron-Saint-Martin

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Tomatophile passionné, notre ami Ryry-le-Fouronnais a remis ça! Depuis des mois il s'est investi avec passion et sans compter dans l'organisation de "sa" fête. Dimanche prochain, 22 août 2010 dès 10 heures du matin, nous le rejoindrons à

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La fête de la tomate et des légumes anciens est déjà bien connue et appréciée pour ses deux précédentes éditions, particulièrement joviales et fort réussies. Un public fidèle et enthousiaste, la presse et des dizaines de blogueurs se retrouveront donc là avec plaisir dimanche prochain. Nouveauté 2010 : pour la première fois et pour la plus grande joie des enfants, présentation d'animaux de basse-cour.
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Une "brabançonne dorée" (en haut) et une "brabançonne argentée" (en bas). Ces deux magnifiques poules appartiennent à une race fort ancienne dont on admet généralement qu'elle s'est adaptée tout naturellement aux  conditions du sol brabançon. Offertes par l'AWEABC (Association Wallonne des Eleveurs d'Animaux de Basse-Cour asbl) aux Jardins des Pomone, ces deux rustiques y passent des jours paisibles et attendent fièrement votre visite lors des prochaines portes ouvertes de notre potager "Singel" à Strombeek. (25/8, 28/8 et 29/8/2010).
Nous irons comparer dimanche à Fouron-Saint-Martin si les qualités intrinsèques de cette race avec celles d'autres fleurons de l'aviculture belge, comme le très sournoisement belliqueux "combattant liégeois", où la "Herve", une gracieuse petite gauloise du terroir désignée dans le patois local "li neure poie di pai" (= la poule noire du pays).
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Tous nos Amis, Membres et sympathisants sont cordialement invités à prendre part à cette journée de "dépaysement durable" très conviviale et didactique dans un des petits villages les plus proprets  de Belgique, à un jet de pierre de la frontière des  Pays-Bas. Bienvenue à tous sur notre stand ce prochain dimanche pour le verre de l'amitié et de nouveaux échanges passionnés et passionnants sur les thèmes de l'alimentation durable.

Itinéraire
Entrée gratuite pour tous


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03/08/2010

LAIT CRU : un lait vivant condamné à mort ?!

 

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(Photo : Les Jardins de Pomone)

 

Grâce pour le lait cru !

 

"Prophylaxie, on massacre les produits naturels et locaux en ton nom !"

 

L' Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) a-t-elle réellement le souci de notre santé, ou se laisse t'elle manipuler essentiellement par des recommandations politico-économiques émanant de lobbies puissants ?


Mon avis : la prophylaxie, c'est évidemment très important ! Mais il ne faut pas qu'elle serve de prétexte à extirper la petite part de ce qui est encore naturel dans notre alimentation. Que l'AFSCA existe est en soi une bonne chose, mais la manière dont elle rempli sa mission est de plus en plus suspecte. On ne compte plus les incohérences et les antinomies flagrantes de la politique qu'elle entend mener ... officiellement au nom de la santé publique.


Les fonctionnaires de cette administration obscurément puissante et tracassière aiment réglementer sans provoquer de vagues parmi les consommateurs. Facile ! il suffit de maintenir ces derniers sous-informés et agiter au besoin le spectre des intoxications alimentaires pour qu'ils se résignent à "panurger". Les bénéficiaires économiques de la mondialisation peuvent alors se frotter les mains et vendre leurs saloperies de substitution en toute légalité, même s'ils contiennent une dizaine (ou plus) de substances cancérigènes notoires ... (Tiens, au fait, à quand un cadre juridique sur les nanotechnologies et les nano-aliments ?! )


Nos amis de Nature & Progrès ont lancé ce 2 août 2010 un communiqué de presse qui devrait interpeller en meilleure connaissance de cause le discernement de nombreux d'entre vous. Je vous le reproduis ci-après.


Votre bien naturellement dévoué,


José

 

Communiqué de Presse
le 2 août 2010


L'AFSCA veut-elle la mort du lait cru ?

 

Le lait cru est un lait qui n’a subi aucun traitement thermique et qui conserve donc toutes ses propriétés nutritionnelles et gustatives. Les autres laits, thermisés, pasteurisés, stériliés ou UHT ( Ultra-Haute-Température) sont chauffés à des températures variables qui peuvent aller jusqu’à 150° pendant quelques secondes. Après de tels traitements, ces laits possèdent-ils encore les incomparables qualités nutritives et bactériologiques du produit de nos ruminants ?

Certainement pas : ce sont des laits morts !

Parallèlement, en pleine crise laitière, la vente directe ou la transformation de lait cru à la ferme, nous paraissent des pistes essentielles à explorer et à soutenir pour l’avenir des producteurs de lait. Mais l’AFSCA semble s’opposer à cette solution en voulant imposer une pasteurisation systématique du lait dans toutes les fermes où est présente la bactérie Coxiella burnetti, soit 65% des exploitations laitières wallonnes…

 

Le lait cru : sauveur de l’agriculture paysanne

La vente et la transformation de lait cru relèvent en pratique de l’expertise du monde paysan.

L’agro-industrie, vu ses impératifs de travail, est techniquement incapable de travailler ce type de produit et est donc bien obligée de voir lui échapper ce segment économique. Pour le monde agricole paysan par contre, le lait cru est un incomparable facteur de diversification, favorisant une agriculture de qualité et qui reflète les particularités du territoire, de sa flore, de la race animale utilisée, des bonnes pratiques agricoles, ou de la saison. Cette une piste solide pour permettre aux fermiers wallons de retrouver leur fierté, et leur espoir. Il permet à l’agriculteur de valoriser sa production, et de se différencier des produits standards et insipides que nous sert l’industrie agro-alimentaire.

De plus, d’un point de vue économique la transformation du lait cru est souvent le passage obligé pour tout producteur qui veut se lancer dans la vente directe. Vouloir lui imposer les lourds investissements en équipement de pasteurisation constitue dès lors un frein à l’installation et peut décourager ceux qui vivent depuis des décennies grâce au lait cru. S’en prendre aujourd’hui au lait cru n’augure rien de bon pour l’avenir des autres transformations à la ferme.

Nous sommes en droit de nous poser une question fondamentale : l’AFSCA se soucie-t-elle encore de l’avenir de l’agriculture wallonne, de la richesse de nos terroirs et la qualité de la vie dans nos campagnes ? Tout porte à croire que non !

En retirant les possibilités pour un agriculteur de s’autonomiser par rapport aux laiteries, l’AFSCA soutient plutôt l’agro-industrie dans ses projets de « sortie de crise laitière », à savoir la mise en place de la contractualisation. Véritable mise sous tutelle des producteurs, la contractualisation est le chaînon manquant à l’agro-industrie pour maîtriser de A à Z tous les processus de la production alimentaire, du champ à l’assiette, comme c’est déjà par ailleurs le cas en production porcine, avicole et en maraîchage de grande culture.

Véritable bête noire de l’industrie, le lait cru permet, à l’inverse, aux producteurs de s’affranchir de cette même industrie car eux seuls sont capables de le transformer et de le distribuer !

 

L’AFSCA et la fièvre Q

Dans son avis publié le 13 juillet dernier, au sujet de la surveillance, de la prévention et de la lutte contre Coxiella burnetii, le comité scientifique de l’AFSCA recommande la pasteurisation du lait des exploitations touchées ainsi que des campagnes d’information destinées au grand public les avertissant des dangers du lait cru. Pour rappel, Coxielle burnetti est à l’origine d’une maladie nommée « Fièvre Q » - Q pour question !- qui sévit dans les exploitations bovines, caprines et ovines belges (voir l’avis du comité scientifique sur : http://www.afsca.be/comitescientifique/avis/_documents/AV...).

Etant donné que 65% des troupeaux bovins laitiers wallons - contre près de 80% en Flandres - sont aujourd’hui porteurs de Coxiella burnetti, et sachant qu’il y a des risques réels de contamination post-pasteurisation, cet avis nous semble particulièrement inquiétant. Avec le pouvoir qu’a l’AFSCA, il y a réellement de quoi s’inquiéter pour l’avenir du lait cru et des produits à base de lait cru, ainsi que pour la transformation à la ferme, d’une manière générale.

Mais la fièvre Q n’est pas nouvelle. Elle est connue depuis les années 1920-1930 et se soigne très bien avec des antibiotiques. C’est uniquement dans le cas où les patients sont atteints de valvulopathie (2% de la population), que la maladie peut entraîner des complications. Elle n’est létale que dans 0,2 % des cas... La manifestation la plus répandue est un syndrôme grippal avec un début brusque. La maladie peut, dans certains cas, évoluer vers une pneumonie ou plus rarement une hépatite.

La transmission de cette bactérie se fait par voie aérogène or, dans les conditions de transformation à la ferme, les risques de contamination après la pasteurisation sont particulièrement élevés car le lait, une fois pasteurisé, ne bénéficie plus de l’effet « barrière » que lui confère sa flore originelle. La bactérie pathogène a donc le champ libre pour se développer.

Dans la logique de fuite en avant sanitaire qui est celle de l’AFSCA, on va donc vers une interdiction pure et simple de la transformation de produits traditionnels à la ferme, alors qu’aucun scientifique à ce jour n’a pu démontrer l’existence d’un lien entre la consommation de produits laitiers crus contaminés et le développement de signes cliniques de la « Fièvre Q » chez l’Homme !

Le même raisonnement vaut pour Listeria monocytogenes

Bien au contraire, différentes études ont démontré une incidence plus élevée de ce pathogène dans le fromage fait à base de lait pasteurisé que dans celui fait à base de lait cru. Refusant toute forme de discernement dans la gestion du risque, c’est donc bien la structure de production traditionnelle elle-même que vise avant tout l’AFSCA.

Le lait cru et ses produits dérivés sont, de par leur richesse intrinsèque, des stimulants incomparables pour le système immunitaire humain. A l’heure où des scientifiques de l’université de Louvain mettent en évidence un lien entre obésité et qualité de la flore intestinale, il y a sans doute lieu de s’interroger sur les dégâts immenses qu’ont engendré des méthodes de conservation aussi radicales que la pasteurisation du lait et de ses dérivés ! Car l’hypothèse hygiéniste doit aujourd’hui être sérieusement envisagée pour expliquer le développement incontrôlé des maladies atypiques comme l’asthme, le rhume des foins, les eczémas, les allergies, etc. Pour que notre système immunitaire fonctionne bien, il faut que nous ayons été mis en contact, très jeunes, avec un maximum de germes tels que ceux qui se trouvent dans le lait cru. Ainsi, plusieurs études épidémiologiques récentes montrent que l’ingestion de lait cru diminue les risques d’asthme et d’allergie (rhino conjonctivite, allergie au pollen, dermatite, etc.). D’autres recherches montrent que l’ingestion de lait cru mène à une stimulation immunitaire plus importante : alors que le lait cru et ses produits dérivés contiennent des bactéries bénéfiques qui colonisent le tractus digestif et qui fortifient le système immunitaire, la pasteurisation diminue ou élimine ces effets bénéfiques.

L’inquiétude soudaine de l’AFSCA est-elle due à un réel souci de prévention ou est-elle poussée par des visions idéologiques plus sombres ? Nous sommes totalement en droit de nous poser la question.

 

Nature & Progrès demande la régionalisation de l’AFSCA !

L’AFSCA est devenu un véritable cheval fou, un véritable état dans l’état. Il est grand temps que le contrôle sanitaire soit de nouveau en phase avec l’agriculture.

Le citoyen a le droit de savoir qui contrôle véritablement l’AFSCA et quels objectifs réels l’institution poursuit, surtout dans une période où le gouvernement fédéral est en affaires courantes.

Pour Nature & Progrès, il n’y a plus aujourd’hui qu’une seule issue possible : prier monsieur le Pré-formateur Di Rupo, et les négociateurs avec lesquels il discute de régionaliser rapidement l’AFSCA afin de permettre aux Régions d’en assurer un contrôle en phase avec les différentes politiques qu’elles mènent.

 


Pour toute information complémentaire

Norbert Buysse
Nature & Progrès asbl
520 rue de Dave - 5100 Jambes
Tél. : 081/32.30.66 -  Fax: 081/31.03.06
natpro@skynet.be - http://www.natpro.be

 

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(Photo : Les Jardins de Pomone)

02/08/2010

La BETTE MARITIME : un légume du littoral

 

 

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La bette maritime au mois de mai, avant la formation des hampes florales
(Copyright : Les Jardins de Pomone)

 

Légume ancien du bord de mer :


La Bette ou Poirée maritime


Il y a quelques années déjà, toujours à la recherche de légumes improbables ou méconnus à cultiver dans notre potager, Anne et moi avions découvert cet étrange légume à deux pas de la dune de Pilat, dans les Landes. En la découvrant, je savais que la bette maritime était considérée comme l'ancêtre botanique probable de la plupart des bettes (ou blettes, ou poirées) et je me suis empressé d'en récolter quelques graines avec l'intention  de la cultiver dans mon terroir brabançon.

 

Comme nous n'avions jamais eu l'occasion d'en manger, mon intention était évidemment de réaliser très rapidement un semis, chez nous en Belgique, dans un emplacement du jardin ou le sol aurait été préparé de la même manière que pour la culture de la salsole soude, de la mertensie (plante au goût d'huître) et du crambé maritime (chou marin). En tout état de cause, nous aurions dû attendre plusieurs mois avant de pouvoir l'utiliser comme ingrédient dans une recette culinaire.


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La dune du Pyla (ou de Pilat), au sud de la baie d'Arcachon est un site naturel impressionnant. Modulée au gré des vents, elle culmine à plus de 100 mètres face à l'océan, à la sortie de la baie d'Arcachon. Son ascension n'est pas nécessairement une sinécure.

 

L'aspect visuel de la plante nous avait paru assez rude et nous imaginions que la structure devait probablement être fibreuse et coriace. Eh bien non, pas du tout ! Et il ne nous a pas fallu longtemps pour le découvrir. Le soir-même, à la terrasse d'un petit restaurant sur les quais du vieux port de La Rochelle, nous avons pu déguster un plat de poisson préparé avec de la bette maritime. Selon le chef, il s'agissait d'une spécialité de Charente-Maritime préparée avec des joues de lotte enroulées dans de grandes feuilles de bette accompagnées d'un jus de moules de bouchot préparées au vin blanc et à l'échalote.

 

Sans hésiter, notre choix s'est porté sur ce plat de la carte, du reste le seul  annoncé avec de la bette du littoral comme ingrédient. Et le légume nous a plu, vraiment ... et la recette encore davantage.

 

Depuis ce souvenir gastronomique, Anne a préparé différents poissons en "habit vert", et à chaque fois, nous avons fort apprécié avec nos invités..


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Le vieux port de La Rochelle : sur les quais et dans les rues avoisinantes, une multitude de petits restaurants proposent une cuisine qui conjugue savoir-faire et tradition, principalement avec des plats mettant la marée à l'honneur.
(Photo de Rémi Jouan, sous licence libre Wikimedia Commons)


 

La bette maritime appartient à la famille botanique des chénopodiacées. Son nom scientifique le plus usité est Beta vulgaris subsp. maritima (L.) Arcang. mais elle est décrite aussi sous le nom de Beta perennis (L.) Freyn.

 

C'est une plante vivace dont la taille est assez variable, généralement entre 30 et 80 cm de haut lorsqu'elle a développé ses hampes florales. Un partie des tiges seulement ont un port érigé. Les autres tiges sont souples et courbées vers le sol, sur lequel elles rampent volontiers, pouvant couvrir alors une surface appréciable. Je suppose que ce port singulier permet à la plante de retenir le sable dans lequel elle est enracinée lorsque celui-ci est sec et se laisserait rapidement emporter par le vent.

 

L'aire de répartition de la bette maritime est importante. Elle inclut bien sûr les régions littorales de l'Europe tempérée, de l'Afrique du Nord, de l'Asie occidentale et méridionale. La bette maritime est aussi très présente dans l"archipel de Macaronésie", un terme géographique méconnu qui regroupe génériquement plusieurs autres archipels de l'Océan atlantique (Açores, Canaries, Cap-vert, Madère).

 

En dehors de cette aire, la bette est très rarement adventice. Si elle peut être introduite fortuitement et sporadiquement dans des zones inattendues, elle n'y persistera que peu de temps. C'est cette caractéristique qui désole un peu le jardinier brabançon gourmand que je suis, parce qu'elle limite mes possibililités de cultiver cette bette extraordinaire avec une réelle perennité.


Les fleurs nombreuses de la bette maritime sont très petites et discrètes. Regroupées en épis allongés peu serrés,  elles apparaissent de juin à septembre, pour se transformer en graines de type glomérules. Personne ne semble jamais avoir pensé que lorsqu'elles sont encore vertes et immatures, elles pourraient servir de condiment. Cela vaudrait certainement l'expérience !


Les feuilles de la bette maritime ont une saveur à la fois légèrement acidulée et sucrée, qui nous rappelle que cette sauvageonne est l'ancêtre botanique le plus probable de la betterave sucrière. Au printemps, lorsqu'elles sont jeunes, elles donnent un ingrédient original pleine de douceur pour vos salades. Tendres et fondantes, elles sont très appréciées pour leur goût,  même par la plupart des enfants. Lorsqu'elles deviennent plus âgées et moins tendres, il est préférable de les cuire, par exemple en soupe,  en potée,  "façon épinard", à l'embeurrée, en "purée verte" (génialement bon !) ou de les blanchir avant de les utiliser comme "habit vert" avec le poisson ou en composition de lasagnes au four (cuisson : 35 min. à 180°C.) en alternant les couches de béchamel, de feuilles de bette et de fromage rapé.  Ces mêmes feuilles permettent encore de préparer d'excellentes tartes salées ou sucrées.


La racine principale de la bette maritime est assez charnue pour être consommée. Après 3-4 ans, elle peut même atteindre plusieurs kilos, mais c'est alors un ingrédient assez rude et il vaut mieux la récolter à l'automne de la seconde année. Sa chair est blanche et légèrement sucrée, pour autant qu'elle soit consommée bien fraîche. Soigneusement préparée, c'est alors un ingrédient sublime. (Mais autant vous prévenir, après quelques jours, ce n'est plus bon du tout, pour ne pas dire franchement dégueu ... )


Sur le plan des vertus nutritives, la bette maritine est spécialement appréciable pour sa richesse en calcium, en fer, en magnésium, en sodium et en potassium. C'est une bonne source de vitamines A, B1, B2, C et PP. Ses propriétés rafraîchissantes, émollientes et laxatives sont très appréciées; aussi son action antiflammatoire au niveau du système urinaire.  Elle contient de l'iode, utile pour le bon fonctionnement de la thyroïde et de la bétaïne. Cette bétaïne (ou mieux, triméthylglycine) est un composé quarternaire d'ammonium qui régénèrait les cellules du foie et favoriserait le bon métabolisme des matières grasses de notre alimentation.  Cette substance, qui n'est pas a proprement parler un alcaloïde, est fort en vogue dans certains produits phytothérapeutiques promettant le maintien ou le retour d'un "ventre plat". Généralement et simplement bon pour la ligne donc ?!


Votre bien chlorophyllement dévoué,

José

 

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La bette maritime au mois de juillet 2010 dans notre potager "t'Kapelleke" : elle résiste plutôt bien à la sécheresse. Qui croirait que ce fouillis végétal de feuilles, d'hampes florales, de tiges rampantes et enchevêtrées, de glomérules en épis lâches ... est un légume qui sort de l'ordinaire et mérite une place d'honneur en gastronomie?
(Copyright : Les Jardins de Pomone)