18/01/2017

Nos cours de jardinage POTAGER écologique et gourmand en 2017

 

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Cours de jardinage potager

écologique et gourmand 2017

(Ferme Nos Pilifs : salle "La Grange")

 

Pour tous ceux qui aiment jardiner et cuisiner potager, l'année commence bien à la FERME NOS PILIFS. Nous adressons nos meilleurs vœux et notre vive reconnaissance à tous les visiteurs, amis, membres et  sympathisants qui ont fait de  cette entreprise de travail adapté un des rendez-vous préférés des Bruxellois. Et en raison du succès des années précédentes de nos formations au jardinage biologique pour tous, nous avons l'avantage de vous proposer un programme 2017 encore enrichi.

La première formation POUR TOUS (à partir de 15 ans) aura lieu le samedi 21 janvier 2017 de 14h00 à 16h30 et se propose de dresser avec les jardiniers  amateurs un inventaire des matériaux de paillage, accompagné d'un bilan des avantages et inconvénients de chacun d'eux, Le PAILLAGE et les PAILLIS constituent une des caractéristiques essentielles du jardinage écologique, dont les performances de mieux en mieux reconnues et utilisées illustrent bien ce que le que le Prof. Masanobu Fukoaka (microbiologiste japonais décédé en 2008) qualifiait d'extraordinaire "REVOLUTION d'un seul brin de paille". (*)

(*) cf Masanobu Fukuoka - The One Straw Revolution - an introduction to natural farming - Rodale Press Emmaüs, 1978).

 

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SAMEDI 11/03/2017 de 14 à 16h00

Semis et repiquage des légumes au printemps

iInscrivez-vous vite en ligne en cliquant icii

ou, si vous n'utiliser pas l'internet, à la Jardinerie de la Ferme pour réserver votre place aux formations qui vous intéressent; ce nombre de places est limité. Les participants se verront remettre à chaque fois un bon d'achat de 5 euros déductible sur n’importe quel achat effectué à la jardinerie ou à l'épicerie, ainsi que des graines de légumes à emporter.

  

Programme des formations 2017

 Le jardinage potager urbain pour tous

(Nos formations à la Ferme Nos Pilifs - salle "La Grange")

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SAMEDI 21/01/2017 de 14 à 16h00

Le sol du potager et ses paillis

Procédé simple et écologique, le paillage consiste à recouvrir le sol avec des matières organiques ou minérales qu'il faut choisir à bon escient. Paille, fumier, compost, tourteauxBRF (bois raméal fragmenté), sciure, pierres, galets, graviers ... sont des couvertures ayant chacune des performances de dégradation différentes dans le temps et dans les modifications qu'elles entraînent sur la nature de votre sol. De la tonte de gazon aux éclats d'ardoise, une évaluation non commerciale des avantages et inconvénients des différents paillis.

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SAMEDI 28/01/2017 de 14 à 16h00

Rotation des cultures au potager

Une technique écologique pour prévenir ou remédier aux carences, aux maladies et aux prédateurs nuisibles qui peuvent menacer vos récoltes potagères. Comment maintenir naturellement la fertilité d'un sol vivant en prévoyant même sa régénérescence.

Un ordre de succession adéquat dans la culture des espèces cultivées qui contribue aussi à freiner et contrôler la croissance des "mauvaises" herbes.

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SAMEDI 04/02/2017 de 14 à 16h00

Fertilisation des sols

Le sol, c’est le support essentiel de la vie.  Ce support est évolutif et le succès de vos cultures est subordonné à quelques bonnes pratiques de jardinage que nous détaillerons pour vous. Quels engrais et quels amendements pour le potager au naturel ? Quand et comment les mettre efficacement en (inter)action ?

Préparation du terrain - Compost - Fumiers & engrais

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SAMEDI 11/02/2017 de 14 à 16h00

Culture du fraisier et des petits fruits

Qu'elle soit envisagée en pleine terre, en jardinières ou en pots, la culture du   fraisier et des petits fruits est très facile et productive chez un particulier en ville... Distinguons et identifions les meilleures espèces et variétés pour déguster des petits fruits du jardin ou du balcon inégalables de mai à octobre.

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SAMEDI 18/02/2017 de 14 à 16h00

Un potager en carrés

Vous l’avez décidé ? Vous vivez en milieu urbain et vous souhaitez malgré tout profiter d'un vrai potager bio ? Voici comment franchir facilement les quelques étapes qui vous offriront de l'autonomie alimentaire avec des légumes sains et goûteux très originaux.

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SAMEDI 11/03/2017 de 14 à 16h00

Semis et repiquage de printemps

En réalisant lui-même ses semis et repiquages de plantes, le jardinier fait évidemment une économie domestique substantielle. Mais cette démarche lui permet surtout de choisir d'autres légumes, des légumes oubliés, rares ou curieux qui nourrissent mieux, plus sainement et plus savoureusement ... à condition de disposer de quelques graines de bonne qualité ou de plantules pour démarrer.

Les semis de printemps vous permettent d'explorer la richesse variétale qui a construit notre patrimoine culinaire pendant des siècles.

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SAMEDI 18/03/2017 de 14 à 16h00

Culture des tomates anciennes chez soi

Echappez aux tomates industrielles et aux nuisances des méthodes culturales qui les produisent ! Offrez-vous la liberté de cultiver - dans votre jardin ou sur votre balcon - l'une ou l'autre variété de tomates anciennes au goût et à la qualité sanitaire inégalable.

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DIMANCHE 26/03/2017 de 10 à 12h00

Jardiner sans pesticides & lutte biologique contre les limaces

Vous aimez le vivant ? Par définition, les pesticides sont des produits qui « TUENT» et ne vous conviennent donc pas. D’origine essentiellement chimique, ils ne sont pas du tout indispensables pour régler un problème au jardin. Découvrez les solutions alternatives,  naturelles et efficaces qui préservent l'environnement et votre santé.

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DIMANCHE 02/04/2017 de 10 à 12h00

Les légumes perpétuels au potager du jardinier amateur

Parmi les légumes non conventionnels très prisés par les jardiniers amateurs, certains sont vivaces et on a pris aujourd’hui l’habitude de les qualifier de « perpétuels». Ces légumes d’une autre époque – si rebelles et éloignés des normes de la grande consommation vivrière qui nous est imposée, sont de plus en plus prisés par l’amateur, auxquels ils offrent de sérieux avantages : plus riches en vitamines et oligo-éléments, plus résistants aux maladies et variations climatiques, ils ont aussi meilleur goût et demandent peu de soins. Quels sont-ils ? Comment se les procurer à la Ferme Nos Pilifs et les cultiver au jardin familial ?

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DIMANCHE 09/04/2017 de 10 à 12h00

Les plantes aromatiques culinaires

Dans le commerce, les herbes culinaires fraîches sont peu variées, souvent conditionnées sous blister, sinon proposées en petits pots de culture hydroponique où elles dépérissent après quelques jours. Ce n’est pas une bonne raison d’aromatiser vos plats avec les « p’tits cubes » synthétiques de la cuisine industrielle. Découvrez 40 plantes aromatiques bienfaisantes et parfumées que vous pouvez facilement cultiver vous-même.

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DIMANCHE 23/04/2017 de 10 à 12h00

Le génie du sol vivant

Et dire que quelques vers de terre dans votre jardin peuvent rendre votre bêche et vos produits de jardinage inutiles, voire insensés !

N’en déplaise aux tenants d’un agro-système intensif toujours porté à s’émanciper des contraintes environnementales - et à rester jusqu’à la mauvaise foi dans le déni des nuisances écologiques qu’ils engendrent ! -, le sol n’est pas qu’un simple support de culture voué à une production commerciale non-durable de notre alimentation. La fertilité naturelle du sol dépend – non pas d'engrais chimiques de synthèse et de pesticides – mais bien de multiples acteurs de la faune et de la flore agissant en synergies. C’est NATURELLEMENT génial ! Découvrons-en les principaux mécanismes générateurs durables.

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DIMANCHE 11/06/2017 de 10 à 12h00

Les plantes sauvages comestibles

Les "sauvageonnes" sont très à la mode, mais toutes ne sont pas aptes à être consommées. Il convient de bien les identifier, de les récolter dans des lieux non pollués à la saison adéquate et de les préparer avec un authentique savoir-faire culinaire. Achillée, benoîte urbaine, berce commune, bourse-à-pasteur, cardamine, carotte sauvage, conopode dénudécorne de  cerf, égopode podagraire, mourre de porc, stellaire étoilée ... risquent de séduire votre palais.

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Samedi 16/09/2017 de 14 à 16h00

Pourquoi et comment récolter de bonnes graines potagères

Récolter les graines de vos meilleurs légumes pour les ressemer ensuite dans son potager est un geste qui s'inscrit dans la tradition ancestrale des jardiniers. Apprenez vous aussi à sélectionner des plants-mères, à récolter, nettoyer, trier et conserver des graines de variétés anciennes rares d'une surprenante vigueur germinative

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Samedi 30/09/2017 de 14 à 16h00

Amendements organiques, engrais verts, compost et fumier au potager

De formidables atouts pour le potager bio ! La fertilisation naturelle et équilibrée du sol, comment ça fonctionne ? Quand utiliser ces atouts à bon escient ? Quelles sont les quantités adéquates ? Comment les combiner ? Quid d’indispensables précautions sanitaires, notamment avec le fumier ? Pourquoi pratiquer des semis intermédiaires de végétaux pas nécessairement comestibles qualifiés d’"engrais verts" ? Quelles sont les plantes dépolluantes ? De vraies réponses pratiques à toutes ces questions que se pose le jardinier amateur.

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Samedi 14/10/2017 de 14 à 16h00

Préparation du potager pour l’hiver

De la fin de l'automne au début de l'hiver, un calendrier du potager avec de petites routines expliquées pour les jours qui raccourcissent et se refroidissent.  Tous les bons gestes et les bonnes pratiques d'avant l'équinoxe pour réussir votre jardin nourricier de l'année suivante.

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Samedi 18/11/2017 de 14 à 16h00

Culture, récolte et conservation de vos légumes racines

Parce que de nombreux légumes-racines se développent à la faveur des jours courts, ils sont une ressource alimentaire importante pour vos menus d'hiver.  La poire de terre, l'hélianthi, l'ulluco, l’oca du Pérou, la capucine tubéreuse, le crosne du Japon, cultures faciles et peu sensibles aux maladies, n’auront bientôt plus de secrets pour vous !

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 C’est où ?

  • Rendez-vous à la salle "La Grange", a droite dans la grande cour de la Ferme Nos Pilifs -  347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek)

 C’est combien ?

  • Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines offertes aux participants par les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 € valable à l'épicerie ou à la jardinerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

 Comment s'inscrire ?

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En ligne (cliquez ici) , sur le site de la FERME NOS PILIFS

 

Infos complémentaires ?

  • par internet, via le site de la Ferme Nos Pilifs.
  • par téléphone au 02 262 11 06
  • par e-mail :

jardinerie@pilifs.be ou lesjardinsdepomonee@hotmail.com

 

 

Bon à savoir pour vos visites à la Ferme :

  • L'Estaminet de la Ferme Nos Pilifs est ouvert tous les jours jusqu'à 18 heures et peut vous proposer - outre sa carte de boissons variées - des petits déjeuners en matinée  et de la restauration chaude ou froide à midi.

 

  • L'Epicerie est ouverte tous les jours de la semaine jusqu'à 18 h (sauf le lundi) et le dimanche, jusqu'à 13 h. Elle vous propose fruits et légumes de saison, pains, viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, fromages, boissons ... et des centaines de produits alimentaires bio. Le WE, des poulets fermiers de qualité sont rôtis sur place et prêts à emporter bien chauds. (Il est prudent de réserver).

 

  • La Jardinerie de la Ferme Nos Pilifs est ouverte du mardi au samedi toute la journée. En arrière-saison, elle est fermée le dimanche et le lundi). Rendez-vous à la salle "La Grange", a droite dans la grande cour de la Ferme Nos Pilifs -  347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek). Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines offertes aux participants par les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 €uros valable à la jardinerie et à l'épicerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

08/01/2017

Le POIVRE DU SICHUAN : un faux-poivre citronné qui endort la langue et réveille l'appétit

 

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(photo : José Veys - Les Jardins de Pomone asbl)

Epices d'Orient

POIVRE DU SICHUAN

un faux-poivre citronné qui endort le langue et réveille l'appétit

 

Pour vous présenter ce « poivre », commençons par un bémol ! Sur le plan botanique, le poivre de Sichuan (Xanthoxylum piperitum = Xanthoxylum bungeanum = Xanthoxylum simulans) n’en est pas un à proprement parler. En effet, il n’appartient pas à la famille des pipéracées mais - de façon beaucoup plus surprenante - à celle des rutacées, ce qui en fait un petit arbre dont les fruits agrumes sont les cousins … de nos citrons et oranges. 

  • Les « poivres vrais » (poivre noir, poivre long, cubèbe ...) appartiennent tous au genre piper de la famille des pipéracées; ce sont des lianes grimpantes et non pas des arbustes ! 
  • Parmi les nombreux « faux poivres », à noter le célèbre SANSHO de la cuisine japonaise, que les botanistes assimilent généralement à la même espèce que le Sichuan.

Si dans la consommation européenne, le terme impropre de « poivre du Sichuan » est celui le plus communément martelé par le marketing occidental, on pourrait aussi l’appeler - de façon moins ambigüe - « fahija » (de son nom en chinois cantonnais), « fagara », où - dans un français presque académique, le « clavalier ».

Dans le langage délicat des gourmets et des poètes, on parle aussi souvent de « poivre-fleur ».

Stimulant et échauffant, le poivre du Sichuan est utilisé comme condiment de la même manière que le poivre noir, mais utilisé en moindre quantité, parce qu’il est plus puissant et plus parfumé.

En Chine, c’est une des épices les plus anciennes, beaucoup plus appréciée que le poivre véritable. On y apprécie depuis une Antiquité très reculée les arômes citronnés, anisés et mentholés de ce pseudo-poivre, d’ailleurs gustativement sublimé lorsqu’il a été légèrement torréfié.

Le poivre du Sichuan est ainsi nommé parce qu’il pousse au « pays des quatre rivières », le Sichuan ou Sé-Tchouan, aujourd’hui une immense province du centre de la Chine, proche du Tibet et de l’Himalaya, et englobant l’ancien territoire du petit royaume historique de Chu. Les montagnes y sont très élevées (avec des sommets culminants à plus de 6000 m), et les paysages y sont le plus souvent enfouis dans les nuages. L’ensoleillement est si rare dans ces régions qu’un vieux proverbe chinois affirme :  « Au pays de Shu, le chien aboie quand le soleil apparaît ». Mais la végétation y est luxuriante, et le poivrier du Sichuan, très rustique, s’y plait énormément.

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(photo : Didier Descouens- licence Creative Commons)

A l’état sauvage, ce faux poivrier est un arbre épineux au port largement étoilé qui peut atteindre 5 à 6 m de hauteur. Son tronc – recouvert d’écorce grisâtre – est jalonné de curieuses excroissances coniques, monstrueuses protubérances formées par ses anciennes épines. Depuis longtemps, on le cultive en buisson, ce qui est plus commode pour la récolte.

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(photo : Kriss de Niort - source : faaxaal.forumactif.com)

Toute la plante est aromatique, mais on en récolte seulement les feuilles, l’écorce et les fruits.

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(source photographique  : asianflora.com)

Les feuilles – pennées, de couleur vert-foncé – sont caduques, avec de nombreux folioles en nombre impair. De minuscules glandes à essence aromatique en parsèment la surface. La face inférieure des feuilles est garnie de petites épines alignées le long des nervures principales.

Frais, le feuillage est utilisé en cuisine pour parfumer les soupes et les plats de viande. Les Chinois apprécient aussi des beignets dont la pâte est agrémentée de feuilles confites dans du sucre.

Dans une moindre mesure que les feuilles, l’écorce est prélevée puis séchée pour préparer des infusions et décoctions très aromatiques.

Les fleurs – verdâtres – sont petites et régulières, avec des pétales et des étamines libres. Elles se présentent en grappes courtes à l’extrémité des branches, et la nouaison entraînera la formation de petits fruits.

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(photo : Didier Descouens- licence Creative Commons)

Ces fruits (baies ou grains), de forme arrondie et protégés dans une coque verruqueuse, sont de type déhiscent. Ils se récoltent à la fin de l’été, juste avant d’avoir atteint leur pleine maturité. Séchés et débarrassés des graines noires, dures et amères qu’ils contiennent, ce sont eux qui donneront le pseudo-poivre après avoir été moulus ou réduits en poudre. Attention, c’est une épice très forte qu’il convient de doser adéquatement.

En terme de consommation, outre son arôme exquis – qui allie saveurs d’agrume, d’anis et de piment – il faudra tenir comple d’un léger effet analgésique qui « endort » le bout de la langue.

Je ne peux pas me dispenser de mentionner aussi que le Sichuan est notoirement un ingrédient indispensable du fameux mélange « cinq-épices chinois ».

Enfin, on s’étonnerait qu’un ingrédient aussi apprécié par les Chinois en cuisine, ne soit pas aussi affublé d’innombrables vertus thérapeutiques dans une pharmacopée d’une stupéfiante richesse. En médecine traditionnelle, le « poivre du Sichuan » a depuis longtemps la réputation de stimuler le bon fonctionnement du système digestif (e.a. l’estomac, la rate …), et – avec de remarquables propriétés antibactériennes - la désinfection des voies urinaires. Enfin - et c’est de saison ! - il peut se révéler utile à combattre les rhumes et la grippe.

 José      

 

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05/01/2017

Le MELILOT BLANC : arôme de fève TONKA, puissance COUMARINE

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Plantes aromatiques

 

Le Mélilot blanc

arôme de fève tonka, puissance coumarine

 

Les passionnés de cuisine sont nombreux à avoir découvert la puissance de la fève tonka - noyau du fruit d’un arbre exotique imposant de la famille des fabacées nommé Gaïac de Cayenne (dypterix odorata). Utilisée à la manière de la noix de muscade, la fève tonka est très à la mode bobo depuis une vingtaine d’année. A l’odorat, la puissance aromatique de cette pseudo-fève  suggère d’emblée à beaucoup le parfum de la vanille. La référence à l’odeur du « foin frais », pour ceux qui peuvent l’identifier, est sans doute plus subtile.

Cette agréable odeur provient d’une substance végétale secondaire (donc à très faible concentration dans une plante) qui libère son arôme puissant et envoûtant : la COUMARINEAttention ! Pour bénéficier du parfum et de la saveur des plantes contenant de la coumarine, il est nécessaire de les faire sécher. Ce séchage, en entraînant une dégradation des sucres contenus dans la plante fraîche, amplifie le parfum de façon extraordinaire.

La fève tonka, très prisée comme épice exotique et assez chère, n’est pas la seule à contenir de la coumarine, loin s’en faut ! Il y a dans notre environnement un bon nombre de plantes sauvages qui contiennent aussi cette substance. Je pense notamment à l’aspérule odorante (Galium odorata), à l'herbe-aux-bisons (Hierochloe odorata) ou … au MÉLILOT.

Parmi plusieurs espèces indigènes spontanées, les MÉLILOTS que nous pouvons rencontrer le plus facilement dans nos friches (terrains vagues, talus de chemins de fer, bords de route, dunes …) et jardins sauvages , sont le MÉLILOT OFFICINAL (Melilotus officinalis), à fleurs jaunes) et le MÉLILOT BLANC (Melilotus alba). Séchées, ces deux espèces du genre sont spécialement aptes à libérer une intense odeur de coumarine.

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Le MÉLILOT BLANC est une plante bisannuelle à vivace dont la taille varie de 30 à 150 cm de hauteur. Les fleurs – en grappes allongées – sont petites (4-5 mm env.), avec des ailes d’une longueur égale à la carène; elles s’épanouissent de juin-juillet à septembre et sont appréciées pour leur haute valeur mellifère (Les fleurs fraîches sentent le miel, et les abeilles en raffolent). Les feuilles sont trifoliées.

Les graines de MÉLILOT BLANC font aujourd’hui souvent partie des mélanges commerciaux pour jachères fleuries. La plante – comme la plupart des fabacées - constitue d’une part, un intéressant engrais vert; et d’autre part, sa floraison qui se poursuit tout l’été, est très attractive pour les abeilles … Les apiculteurs passionnés apprécient la qualité du miel, et les jardiniers la pollinisation accrue des fleurs de fruits et légumes là ou pousse le mélilot.

L’usage traditionnel du MÉLILOT est connu depuis fort longtemps dans nos régions ; au Moyen-âge notamment – et bien avant la généralisation de celui du houblon – il a servi à aromatiser la bière et d’autres boissons.

Si les jeunes feuilles fraîches du mélilot peuvent être consommées en salade avant la floraison, elles contiennent une amertume particulière qui séduira certains gourmets et en rebutera d’autres.

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Le mélilot séché (feuilles, fleurs et graines) est sans doute la meilleure forme pour une consommation distinguée. Il permet de préparer des infusions agréables, d’aromatiser des plats, des sauces et des desserts. Mais attention ! Il convient de respecter 2 précautions pour son emploi :

  • Le séchage doit être rapide et par petites quantités, de telle manière qu’aucune fermentation ne puisse se produire en cours de préparation. (Cette fermentation malencontreuse aurait pour effet de transformer la coumarine en DICOUMAROL, substance toxique anticoagulante utilisée aujourd'hui comme poison pour tuer rats et souris par lésions hémorragiques internes)
  • Si le mélilot est bien connu pour ses vertus médicinales (antiseptique, antispasmodique, diurétique pour le système urinaire), il ne doit pas être utilisé en quantité trop importante. Du reste, la puissance de son goût aromatique ne requiert que de faibles quantités, dès lors sans danger pour la santé humaine. (Comme souvent en cuisine, le « plus » serait le traître ennemi du « meilleur »).

José

02/01/2017

Légume-racine improbable : l'ACHIRA ou BALISIER ROUGE, un canna comestible !

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Légume-racine improbable :

L'ACHIRA ou BALISIER ROUGE

un canna comestible

 

Après les gelées nocturnes des derniers jours,  je passais en revue les récoltes possibles de notre potager pédagogique à la Ferme Nos Pilifs. Chicorées sauvages, choux, laitues d'hiver, navets, radis noirs ou violets de Gournay, crosnes du Japon, panais, poireaux de Liège, épinards, macerons, onagres  ...  Chouette, les ressources d'hiver ne manquent pas !

Plus insolite pourtant : de magnifiques et abondants rhizomes se sont développés sous les cannas qui ont fleuri tout l'été en bordures coupe-vent des planches de fleurs comestibles. Voici donc une plante réputée tropicale qui démontre une rusticité assez inattendue, même si l'essentiel du feuillage est à présent brûlé par le gel.

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L’histoire des légumes introduits en Europe à la suite de la « découverte » du Nouveau monde par les conquistadors rappelle à la plupart d’entre nous l’origine exotique de la pomme de terre, de la tomate et des courges, par exemple. Et nul ne peut ignorer l’importance de ces trois légumes originaires des Andes dans notre alimentation standard contemporaine.

Beaucoup seront surpris que parmi les nouveaux légumes qui sont arrivés en Europe en provenance d’Amérique latine, figurent des plantes bien connues considérées uniquement aujourd’hui comme décoratives dans nos parcs et nos jardins d’agrément. C’est notamment le cas du Dahlia, de l’Oxalis de Deppe ("faux-trèfle" à quatre feuilles) et … du Canna comestible, insoupçonnés légumes-racines d’une autre époque. C’est du canna (Canna edulis, Canna indica) que je voudrais vous présenter brièvement dans cette note.

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Eh oui ! Le canna – ou balisier d’Inde, un nom qui dans l’acceptation de l’époque fait référence aux « Indes occidentales » et non pas à l’Asie ! - a été un des principaux légumes cultivés par les Amérindiens depuis des millénaires, pendant longtemps semble-t-il le troisième en importance de leur agriculture; ils nommaient cette plante Achira, et en appréciaient spécialement les rhizomes, trois fois plus riches en amidon que la pomme de terre.

Les archéologues ont retrouvé dans des nécropoles pré-colombiennes vieilles de 4500 ans des vestiges de rhizomes et des graines d’Achira, et ont pu établir l’importante diffusion de cette production cultivée en altitude vers les vallées ; ce qui suggère de l’Achira était un ingrédient alimentaire très apprécié justifiant l’exportation.

Légume-racine apprécié ?! Il le fut à ce point, que la culture de l’Achira – promue par les Espagnols, les Anglais et les Français gagna rapidement d’autres lieux, spécialement les îles caraïbes, où les créoles le rebaptisèrent « Touléman », corruption du français « Tous les mois » qui désigne également le canna comestible.

On retrouve ensuite rapidement le canna/balisier dans l’Océan Indien, spécialement à l’île de la Réunion (où on préfère l’appeler « Conflore »), aux Philippines et dans l’archipel indonésien.

Avez-vous remarqué la ressemblance frappante entre les feuilles du bananier et celles du canna ? Elles peuvent servir indistinctement à envelopper des spécialités exotiques à cuire lentement sans les brûler, et la cuisine des pays tropicaux ne se lasse pas de cette pratique ancestrale.

Les plus jeunes feuilles du canna – cuites à l’eau ou à l’embeurrée – servent de légumes.

Mais ce sont évidemment les rhizomes qui offrent le plus d’intérêt alimentaire, tant pour leur goût agréable que pour leur richesse en fécule.

J’ajouterai que les Anglais ont aussi significativement participé à la diffusion du canna comestible comme légume, mais qu’ils se sont plus spécialement intéressés à la déshydratation des rhizomes, lesquels réduits ensuite en poudre, donnaient – aux côtés de racines d’autres genres et espèces de plantes comestibles - un condiment sec appelé par eux « Arrow root », fort liant, très digeste et exempt de gluten; une véritable panacée contre les troubles intestinaux, aussi dans l'alimentation des nourrissons. 

 

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Les graines du canna comestible, de la grosseur d'un petit pois, sont fort dures.

Elles ont servi à la confection de colliers, de bracelets ou d'instruments de musique du type "maracas"

 

 

01/01/2017

Notre recette pour un grand MILLESIME...

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