11/01/2008

ANANAS MARINÉ AU THÉ DE FLEURS SAMBA

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Ananas mariné au thé de fleurs Samba, crème au citron, sorbet de litchis 

Ingrédients

(pour 6 personnes)
 
1 ananas frais
1 litre de sirop (50/50)
2 c à S de thé samba

Sorbet aux litchis
1 boîte de litchis

Crème au citron
3 citrons
3 oeufs
2 jaunes d'oeufs
100 gr de sucre fin
150 gr de beurre en petits morceaux
1 + 1/2 feuille de gélatine
10 cl de crème fouettée (pas trop ferme)

 
Préparation

 

·        Ananas
 

     Epluchez l'ananas (conservez le plumeau de feuillage pour la décoration de l'assiette) et faites-le cuire 45 min dans le sirop additionné du sachet de thé.
Conservez l'ananas dans le sirop et laissez refroidir (pendant 8 heures maximum).

  

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·        Sorbet


Mixez dans leur jus les fruits d’une boîte de litchis et faites turbiner en sorbetière.
 

    ·        Crème 

Prélevez les zestes des citrons, hachez-les finement.
Pressez les citrons.
Dans un bol, mélangez les oeufs, le sucre, les zestes et le jus des agrumes.
Faites cuire comme une crème pâtissière (Attention ! elle peut brûler rapidement !)
Incorporez-y la gélatine essorée, préalablement ramollie dans de l'eau froide.
Passez immédiatement la crème au chinois.
Incorporez-y les morceaux de beurre.
Réservez la crème un jour au frigo.
Avant de dresser la crème au citron, détendez-la au fouet et ajoutez-y la crème fouettée.
Avant de dresser l'ananas, extrayez-en le centre avec un petit emporte-pièce.
  
 

A propos du thé aux fleurs « Samba »  

J’ai découvert ce thé dans la gamme des produits proposés par Ingrédients du monde sur le site : 

·        http://www.ingredientsdumonde.centerall.com/gallery2.php 

Il s’agit d’un mélange déshydraté à base  de fleurs d'hibiscus, de morceaux de pomme, d'écorces de cynorrhodon et d'orange, de fleurs de bleuet et de fleurs de souci (calendula), d’arômes de mangue et de fruits tropicaux. Tous ses parfums confèrent un goût surprenant et fort agréable à l'ananas.

20080110 004 Cuisine ANANAS 004

 
Grâce aux fleurs d’hibiscus, le pourtour du fruit s’imprègne d’un belle couleur rouge, qui surprend et produit un bel effet visuel.
 

C’est un dessert vraiment délicieux. Je suis un peu déçue que les photos que j’en ai faites pour vous le présenter n’expriment que bien imparfaitement la réalité de l’ effet visuel. Mais après tout,  je ne suis qu’une amatrice en photographie, et il faudra vous en contenter pour cette fois. (D’ailleurs, l’arche de Noé est aussi une œuvre d’amateurs, et le Titanic, un œuvre de professionnels. A en juger par leurs sorts respectifs, y-a pas de raison de complexer …). 

  

Comment choisir un bon ananas ? 

Dans la mesure du possible, préférez un ananas du Costa Rica. Les fruits de cette origine sont beaucoup plus parfumés.  

 20080110 003 Cuisine ANANAS

Vérifiez que le plumeau de verdure qui le surmonte soit bien vert et non désséché.

En soupesant le fruit dans le creux de la main, il doit vous paraître lourd et dégager du parfum, même si sa peau est encore un peu verte.

Achetez-le au moins trois jours avant de le consommer.

Conservez-le à température ambiante, surtout pas dans le frigo.
 

Autres recettes avec l’ananas …
 
 
Cette recette, ainsi qu’un autre que je publierai dans les prochaines heures, seront ma contribution au thème « Ananas » mis en concours sur le beau blog cuisine de Lavande : 

·        http://lignepapilles.canalblog.com/

A n’en pas douter, vous pourrez y trouver des recettes extraordinaires pour combler toutes vos envies  d’ananas. 

Bon week-end,   

 Anne  

 

22:01 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : recettes, ananas, desserts

09/01/2008

RECETTE - Spirelli de carottes à la carbonara

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Il était temps de mettre un peu d’ordre dans la cave. La pénombre et la fraîcheur qui  règnent en ce lieu ne sont pas spécialement stimulantes en hiver, et depuis plusieurs jours, je remettais systématiquement au lendemain cette nécessaire opération de rangement.  

Aujourd’hui pourtant, le soleil s’est généreusement manifesté dans un beau ciel bleu (c’est la première fois de l’année 2008 !). Et les quelques rayons puissants qu’il a lancé à travers les soupiraux m’ont fait découvrir une cave agréablement illuminée. Je me suis aussitôt mise au travail avec enthousiasme. 

J’inspecte les rayons, j’ouvre les armoires. Des yeux, j’inventorie les tas d’ustensiles de cuisine pour lesquels je n’ai pas assez de place dans la cuisine. Bon sang, qu’est-ce qu’on peut accumuler comme « brol » au fil des mois ! Je découvre notamment plusieurs ustensiles dont j’avais complètement oublié l’existence et qui parfois même n’ont jamais servi.

Parmi ces laissés pour compte, mon regard se pose soudain sur une belle boîte en carton jamais ouverte. Sur le couvercle, on peut lire en grand, Spirali Lurch. Je déballe. Elle contient un « spiraleur », petit appareil qui permet des découpes originales de légumes. (voir photo)

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Spirali Lurch - appareil de cuisine

INTER 

 Aussitôt, cela me donne une idée ! Il me reste quelques unes de ces carottes de différentes couleurs dont je vous parlais dans ma précédente recette. Je vais immédiatement remonter à la cuisine, et tenter une nouvelle petite recette personnelle de carottes multicolores.

Voici ce que cela a donné. Le résultat a séduit mon Vertumne et mon palais. Pourquoi ne pas le partager avec vous ?

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Spirelli de carottes à la carbonara

 

 

Ingrédients

(pour 4 personnes)
 
2 carottes jaunes
2 carottes orange
2 carottes violettes
2 échalotes émincées (des griselles, mes préférées ! Leur saveur est plus subtile.)
2 c à S de fines herbes fraîches en mélange (persil, cerfeuil, estragon, ciboulette)
300 gr de lardons fumés sans couenne
4 oeufs
60 gr de parmesan
Sel et poivre
 

Préparation et cuisson
 
Epluchez vos carottes et rincez-les.
Confectionnez des spirales.
Dans un wok, faites revenir les lardons, les échalotes, sans matière grasse, jusqu'à légère coloration.
Ajoutez-y les spirales de carottes.
Ajoutez les fines herbes, le poivre du moulin.
Laissez revenir le tout pendant 5 min en remuant bien.
Les carottes doivent rester "al dente".
Enlevez le wok de la source de chaleur et incorporez un à un les œufs à son contenu, tout en mélangeant.
Râpez votre parmesan au dernier moment et incorporez-le aux carottes.
Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.
Disposez votre préparation au milieu des assiettes en formant de petites tourelles.

Servez aussitôt. 

 

Bon appétit,

 

Anne

07/01/2008

Trio de carottes en verrine, magret de canard séché, et vinaigrette orientale

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Trio de carottes en verrine, magret de canard séché, et vinaigrette orientale‏

Contrairement à une idée très répandue, les carottes ne sont pas toutes de couleur rouge-orangé. Il existent également un bon nombre de variétés de carottes blanches, jaunes ou mauves. C'est ce que veut illustrer cette petite recette toute simple.

On pourrait croire que ces racines multicolores appartiennent à des variétés nouvelles créées spécialement pour être commercialisées afin de satisfaire un public épris d'ingrédients nouveaux et insolites. Il n'en est rien ! Ce sont des variétés anciennes améliorées et remises à l'honneur depuis quelques années. Comme leurs propriétés gustatives et diététiques sont quasiment les mêmes que celles des carottes classiques, pourquoi ne pas s'offrir le plaisir de jouer avec le contraste des couleurs ?

Ingrédients

(pour 4 verrines)

1 carotte "Orange de Colmar"
1 carotte "Jaune du Doubs"
1 carotte "Violette de Grèce" ou "Purple Haze"
16 tranches fines de magret de canard séché
4 petits coeurs d'artichauts à l'huile
qqs feuilles de persil plat (garniture)

 
Vinaigrette
 
6 c à S de jus d'orange frais
3 c à S d'huile de sésame
1/2 c à c de ras-el-hanout
Quelques brins de persil plat
Poivre

Préparation

Pelez et lavez les carottes.
Râpez-les.
Répartissez-les dans les verrines
Dans un bol, mettez à dissoudre le ras-el-hanout dans le jus d'orange. Bien mélanger.
Ajoutez l'huile et émulsionnez soigneusement. Ajoutez du poivre si nécessaire.
Hachez le persil plat et ajoutez le à la vinaigrette.

Assaisonnez les carottes râpées avec la vinaigrette.
Ajoutez le magret sur les carottes râpées.                            

Coupez les coeurs d'artichauts en deux et placez les moitiés sur les carottes, ainsi que 2 feuilles de persil.

Pour une bonne vinaigrette :
 
- Faites dissoudre le sel dans le vinaigre.
 
- Ne mélangez pas trop d'aromatiques différentes, car certaines saveurs peuvent "se tuer" entre elles !
 
- Réalisez-la au robot, vous éviterez le risque qu'elle ne se dissocie.
 
- Si vous utilisez vinaigre, huile et moutarde, respectez les quantités suivantes :  1/3 vinaigre, 2/3 huile et 1 c. à c. de moutarde
 
- Si vous utilisez du jus d'agrumes et de l'huile, respectez la répartition 50/50
 

La vinaigrette à l'orange s'accorde à merveille avec le goût doux des carottes anciennes

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Chocolat belge : AMANDE PECUNIAIRE, CACAO, CACAOYER, PRALINES ...

 

Cacao - (sem[1].unige.ch)

 

 

 AMANDE PÉCUNIAIRE, CACAO, CACAOYER & CHOCOLAT BELGE

 

 

  • Le bon goût du vrai chocolat belge


La Belgique a une solide réputation internationale pour la qualité de son chocolat, et le  Belge passe pour un fin connaisseur.


Cette bonne réputation s’émousse malheureusement au fil des années. La mondialisation du commerce, dans laquelle le chocolat représente un marché convoîté, a vu diverses enseignes légendaires du chocolat belge avalées dans de grands groupes transnationaux qui – rentabililité oblige –  en gardent le nom tout en vulgarisant – immédiatement ou progressivement – la qualité traditionnelle qui a fait sa réputation. Le marketing est sensé combler la perte de qualité inévitable en matraquant les consommateurs de slogans du genre « le bon goût du vrai chocolat belge ». Les grands holdings transnationaux, comme Campbell Soup, Kraft Jacobs Suchard (devenu Kraft Foods en 2000), Nestlé … ou Yildiz, ce ne sont pas des noms qui enthousiasment le public. On évite donc de les citer. Ils sont  - hélas! - omniprésents,  et ce n’est pas nécessairement pour conférer de nouvelles lettres de noblesse à notre tradition chocolatière.

 
 

Cacao - A[1]..


 

 

  •  «Poen, poen, wa wilde ghâ mîr hemmen ?!» 

Je ne résiste pas à cet intertitre en dialecte bruxellois, et j’en demande pardon à nos amis français, canadiens, suisses … et wallons. Comme c’est littéralement intraduisible, ce clin d’oeil s’adresse aux initiés du terroir (Oui, oui, aussi à toi et au Chelle, Marielle !). Pour les autres, cela devrait plus académiquement vouloir dire que le goût des pépites d’or est plus fort que celui des pépites de chocolat.

Lorsque l’Union européenne a avalisé l’utilisation de produits moins nobles que la fève de cacao dans la fabrication du chocolat, de petits producteurs belges ont spontanément continué à maintenir la qualité traditionnelle, malgré un nouveau cadre légal qui leur permettait d’utiliser  de l’ « ersatz » de cacao.

Mais en peu d’années, le succès de ces petites et moyennes entreprises est devenu tel que leurs promoteurs  – souvent familiaux au départ, et détenteurs d’un know-how envié et non-écrit – ont atteint plus vite que prévu le seuil de leur incompétence en matière de gestion d’entreprise, tout en devant faire face à des problèmes de recapitalisation pour s’accroître ou se maintenirsur le marché. Et comme Faust, ils vendent un à un leur âme au diable en acceptant des offres financières mirobolantes faites par de grands holdings en quête d’investissements de diversification dans la fabrication de petits produits alimentaires à haute valeur ajoutée.

 

Cacao - Daskalidès
 
Inter
  • Sur un air de Faust … exit la belgitude de Marcolini,   bye bye Godiva

 

Illustration désolante toute récente : la reprise de Marcolini par Nestlé ! Jusqu’à quand le surdoué Pierre Marcolini – champion du monde de pâtisserie en 1995 - pourra-t-il imposer son savoir-faire inégalable à ses nouveaux partenaires financiers ? Le saît-il lui-même ? J’en doute un peu. En tant que consommateurs, il y a de quoi s’inquiéter …


Autre exemple des derniers jours, l’enseigne Godiva, déjà filiale du géant américain Campbell Soup depuis 1975 – ce qui n’est une garantie de qualité de luxe – vient d’être cédée au holding turc Yildiz pour … 850 millions de dollars !!! Qui y gagne ? En tout état de cause, pas le consommateur belge, ni la qualité du chocolat.

 

TER

 
 
Cacao - Fèves séchées..


 

  • Consommation : neuf kilos par an et par belge


On prétend que le belge consomme en moyenne … 9 kg de chocolat par an. Avec mon goût cyclique prononcé pour le chocolat noir ("Eh bien quoi, c’est bourré de magnésium, non !?"), je me situe certainement au dessus de cette moyenne; quant à Anne, si elle en consomme nettement moins … elle est particulièrement attentive à sa haute qualité, à tel point qu’en le goûtant, elle est capable d’identifier les variétés de cacao utilisées.


Les Forasteros sont les plus répandus et représentent environ 80% de la production mondiale. C’est le cacao basic, le moins apprécié des vrais connaisseurs.

Bien meilleure déjà est la variété Trinitario, qui représente environ 19% du cacao disponible sur le marché mondial. En fait, cette variété riche en matières grasses a été obtenue par hybridation entre le forastero, qualité standard, et le cacao haut de gamme dit criollo.

Le Criollo est rare, donc cher. Sa production ne dépasserait donc pas 1% des fèves mises sur le marché.

Le fin du fin, pour les connaisseurs avertis, c’est le cacao vénézuélien désigné Caraque. Et il faut chercher loin, depuis longtemps, pour trouver un produit chocolaté qui en contienne encore. Fortunated  few only !

 

 

Cacao - Pralines Léonidas

 

 

  • Les pralines,  joyaux de la chocolaterie belge depuis 1921


On ne peut parler longtemps du chocolat belge sans évoquer les belgian chocolates, les justement célèbres Pralines belges.


L’invention de ces irrésistibles bouchées fourrées revient incontestablement à la créativité du chocolatier Jean Neuhaus, qui les lança en 1921 en les baptisant pralines. Le succès est aussitôt éclatant.


Dans la foulée de Neuhaus, d’autres enseignes apparaîssent : Corné, Barcelona, Daskalidès, Godiva, Mary,Wittamer … et bien d’autres encore dont le nom ne me reviens pas immédiatement à l’esprit.

 
 

Cacao - Logo côte d'or


  • Y a pas de cacao en "Gaule belgique"


Comment faire du chocolat sans cacao ? La Belgique ne produit pas de cacao. Le cacaoyer (ou cacaotier, ont peut dire les deux !), l’arbuste qui produit les « cabosses » ou fruits dont on extrait le cacao, ne pousse que dans les pays subtropicaux. Il est originaire de l’Amérique centrale et de l'Amérique du Sud.

Pourtant, deux raisons (au moins) expliquent cet ancrage belge du chocolat de qualité :

La première est que la cacao a été introduit en Europe via l’Espagne, à une époque où un Habsbourg, gantois de naissance comme chacun sait, régnait sur ce pays : el rey Carlos Primero(r. 1517-1556), le même que Charles-Quint1500-1558).  Comme l’empereur Charles-Quint était aussi le « prince naturel » des 17 Provinces de Par-deça (et donc aussi duc de Brabant, comte de Flandre et de Hainaut, comte de Namur, seigneur de Malines etc., etc.), les échanges commerciaux entre les différents États qui formaient son empire si vaste que « le soleil ne s’y  couchait jamais » étaient intensifs, réguliers et bien organisés pour l’époque.

Une deuxième raison de l’ancrage belge, c’est l’aventure hors du commun d’un petit pays comme le nôtre lancé par son plus ambitieux monarque constitutionnel (Léopold II, r.1865-1909) dans la course coloniale réservée normalement aux grandes puissances.

Les Belges colonisent le Congo, un territoire 80 fois plus grand que leur pays, immensément peuplé,  et offrant de réelles possiblités de cultures exotiques, dont les produits sont de plus prisé par la bourgeoise occidentale.

Dès le début du 20ème siècle, ils vont promouvoir la culture du cacao dans la région de Mayombé. En 1910 déjà, la production de fèves atteint 900 tonnes. C’est pas "giga", mais jugé quand même comme assez encourageant.  Elle est exportée essentiellement vers la métropole, à des conditions concurrentielles, puisque exemptée de droits d’entrée. Un aubaine fiscale pour la prospérité des petites entreprises belges qui travaillent le chocolat !

 

 

Cacao - Dieu Chak Ek Chuah (toblerone.ch)
 
Réprésentation d'Ek Chuah, le dieu maya du cacao
 
inter
 
  • Les Aztèques chipent le cacao aux Mayas, les conquistadors l’arrachent aux Aztèques, et les Grands d’Espagne le revendiquent  comme aphrodisiaque de luxe

 

La culture du cacao a été développée par les Mayas, longtemps avant le début de notre ère. Certains, preuves archéologiques à l’appui. la font remonter à environ 2600 ans.

La civilisation maya avait rayonné en Mésoamérique pendant plus de trois millénaires et ce trouvait sur le déclin, lorsqu’au 14ème siècle, les Aztèques vinrent s’emparer de leurs villes et de leurs cultures.

Les Aztèques, peuple guerrier, reprirent à leur compte les méthodes de culture performantes des Mayas, peuple agraire. (Mayas signifie d’ailleurs « hommes du Maïs », une céréale qui – encore plus que la cacao – assura la prospérité de leur civilisation).

Le cacao étaient arrivé en Espagne au début du 16ème siècle, déchargé des galions que les conquistadors renvoyaient du Nouveau-Monde chargés de produits exotiques à destination de la métropole.

La réputation aphrodisiaque de la mystérieuse boisson chaude que les Aztèques appelaient «Xocoátl», circule sous le manteau parmi les aristocrates, et lui assure immédiatement un grand succès. (On comprend que, dans leur recherche de belle ardeur amoureuse, les hidalgos et les mantillas  aient vite  préféré le cacao à la "mouche d'Espagne", nom donné alors à la poudre de cantharide broyée !)


Menace pour le chocolat ! L’Eglise s’en mêle parfois. Elle s’inquiètent de la banalisation ce « breuvage du diable » qui peut faire sombrer les âmes dans la fornication. Imaginez un peu le bordel si l’on permettait aux prêtres, aux moines et aux nonnes de s'adonner librement à ce type de consommation !

Rien n’arrêtera pourtant vraiment la vogue du chocolat, qui de l’Espagne, gagnera progressivement tout le monde occidental.

 

 

 

Cacao - Calendrier Aztèque
 
 
Calendrier des Aztèques
 

 

  • Christophe Colomb, premier découvreur occidental du cacao sans le savoir


C’est Christophe Colomb lui-même qui le premier - à l’occasion d’un 4ème voyage au Nouveau-Monde (1502-1504), va le découvrir à l’occasion d’une brève incursion sur un côte de l’actuel Nicaragua et d’une rencontre avec les indigènes.


A la date du 30 juillet 1502, Colomb écrit dans son journal de bord : « Un long bateau emmené par vingt-cinq sauvages ramait à notre rencontre. Leur chef, installé sous un dais de paille, vint nous offrir des tissus, les objets de cuivre et des amandes qui leur servent de monnaie ».


Mais l'"Amiral de la mer Océane " a les idées ailleurs. Il dédaigne la boisson inconnue, chaude, amère, et épicée qu’on lui tend, et n’imagine pas un instant l’intérêt économique que de ladite boisson allait réprésenter par la suite.

 

 

 

 
 
Cacao - Quetzalcoatl (fr.wikipedia.org)
 
Quetzalcoatl, le dieu-roi dont les Aztèques attendent le retour 
 
 
 
  • La fortune de Montezuma : 960.000 .000 de féves de cacao, sans compter l’or, l’argent et un harem

 

Dix-sept ans plus tard (1519), le conquistador Hernando Cortès, plus cupide que Colomb et beaucoup moins mystique que lui, part à la conquête de l’empire des Aztèques, dans les Andes mexicaines,  à la tête d’une grosse poignée d’aventuriers (700 hommes, dont une centaine de marins). Il dispose d’une cavalerie et de 14 pièces d’artillerie.


Jamais auparavant, les Aztèques – peuple valeureux à la réputation guerrière – ne s’était laisser épouvanter. Mais cette fois, face aux chevaux et aux «machines à tonnerre» qu’ils n’ont jamais vus auparavant, ils sont éperdus et sans ardeur. Après avoir essayé vainement de combattre Cortès, l’empereur Montezuma tente de se concilier avec l’envahisseur insolite en lui offrant des cadeaux somptueux, de l’or, de l’argent, une vingtaine de femmes ; mais il se réserve et cache soigneusement ses dizaines de millions de fèves de cacao, ce numéraire végétal bien plus précieux que tout le reste et qui semble miraculeusement ne pas attirer la convoitise du conquérant. Ouf !


Lors d’un festin donné en son honneur par Montezuma, Cortès boit le chocolat qui lui est présenté dans un gobelet d’or. Après l’avoir avalé avec la méfiance du vieux soudard qui craint qu’on l’empoissonne, il se sent pourant bien, fort bien même ! Il demande à la belle Malinche (= Malintzin, une princesse nahuatl), sa maîtresse indienne, quelles sont les vertus et le secret de préparation de ce breuvage amer si tonifiant. Sitôt renseigné, il entrevoit l’intérêt commercial qu’il pourrait en retirer.


 

cacao,chocolat



Quelques années plus tard, il fait remettre des fèves de cacao et la recette des Aztèques à des religieux d’un monastère de la nouvelle ville d’Oaxaca. Et les bons moines, ont alors l’idée géniale d’adjoindre du sucre de canne et de la vanille à la préparation. Le chocolat, version européenne, était né !


 

cacao,chocolat


 

 

  • L’ « Amande pécuniaire » des botanistes

 

Dans ces civilisation précolombiennes, la fève de cacao étaient utilisées comme une unité d’échange pour le commerce. Un tzontli valait 400 fèves, tandis que 20 tzontlis représentaient un xiquipilli, soit 8000 fèves, et ainsi de suite … par valeurs carrées de 20 ( = numération vicésimale).


En raison de l’usage de sa fève comme moyen de payement, les premiers botanistes européens qui l’ont décrit, ont baptisé le cacaoyer «Amande pécuniaire», ou plus exactement en latin « Amygdala pecunaria ». Mais dès 1737, le botaniste suédois Carl von Linné a estimé devoir le rebaptiser en « Theobroma cacao », la plante des dieux, avant de l’introduire dans sa célèbre classification. Le mot « cacao » quant à lui, dérive des termes mayas « Cacu Haa ».


Dès le 16ème siècle et jusqu’à la fin du 19ème siècle, le cacao n’a pas servi  à la fabrication des barres de chocolat, comme nous les connaissons aujourd’hui,  mais bien à la préparation de cette boisson chaude « Xocoát » si jalousement prisée des Aztèques.


Finalement, ce n’est qu’à partir de 1847, dans la foulée de la révolution des techniques industrielles, que le chocolat deviendra un produit à manger plutôt qu’à boire. Il n’empêche que les boissons chocolatées ont encore de beaux jours devant elles.


Les amis, je vous laisse ici … pour aller croquer une petit morceau de chocolat noir de l’Équateur dont je raffole ! Ensuite, je passe au potager, qui me réclame.

 

A bientôt,

José   

09:24 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : cacao, chocolat

02/01/2008

Bouchées d'abricots-coco au chocolat noir - Quelques accords vin et desserts au chocolat

20071230 009 Pralines

 

Bouchées d’abricots-coco enrobées de chocolat noir (70%)INTER

 

Ingrédients  

 

-       200 gr d’abricots secs

-       50 cl d'eau

-       1 dosette de thé fruité (Mon choix c'est porté sur « Orange Sanguine », un thé de Chine non fumé aromatisé à l’huile essentielle d'orange sanguine, découvert chez ingredientsdumonde.centerall.com .  Petit clin d'oeil à l'été  ! Il est délicieux bu froid.)

-       30 gr de beurre ramolli

-       40 gr de sucre glace(impalpable)

-       80 gr de noix de coco râpée

-       200 gr de gallets de chocolat de couverture noir 70,4 %  (ma gamme préférée est celle proposée par « CALLEBAUT », utilisée par la plupart des « pros » du chocolat en Belgique.) 



 

Préparation


·     Faites bouillir 50 cl d’eau dans un poêlon.

·     Laissez infuser le thé 25 min., puis faites y macérer les abricots secs pendant 1 heure.

·     Égouttez les abricots, puis passez-les au mixer.(Garder un peu de thé.)

·     Ajoutez le beurre, le sucre et la noix de coco râpée de manière à obtenir un mélange épais. (Si trop épais, rajoutez un peu de thé). Faites durcir la préraration au frais.

·     Retirez votre mélange du frigo et confectionnez des boulettes de la taille d'une grosse cerise.

·     Faites fondre le chocolat au bain-marie. (La température optimale est de 37,6° C, soit un peu plus élevée que la température du corps.)

·     Enrobez en les tournant vos boulettes de pâte abricots-coco dans le chocolat fondu.

·     Laissez les durcir au moins 4 heures au frais. Conservez vos bouchées au frais dans une boîte hermétique.


 

Quel chocolat choisir pour les desserts ?

Le compromis idéal, c'est du noir avec une teneur en cacao de 60 à 70 %. Si vous choisissez une teneur plus élevée, vous aurez des difficultés à le travailler et risqueriez qu'il soit trop amer. 


 

Quel vin servir avec des desserts au chocolat ?


-         chocolat blanc ou praliné

Coteaux du Layon(vin de Loire angevine), jouant entre le moëlleux ou le liquoreux, selon les années. Parfois aux évocations de fruits confits, notes d'abricot et de coing.


-         Noir de Noir, même à un taux d'amertume élévé

Vacqueyras, une appelation Côtes du Rhône promue en AOC le 9 août 1990. J'ai une préférence pour les vignes plantées au pied des Dentelles de Montmirail.

Le Vacqueyras est rouge, puissant, un peu tannique, avec des arômes de réglisse.

 

-         Moëlleux au chocolat

Rivesaltes rouge (vin doux naturel du Roussillon), issu d’une région où les vignes entourent les plus beaux villages de France, et qui exulte en notes fruitées.

 

-         Gâteau « Forêt-Noire »


Côtes du Roussillon Villages, corsé, fruité et épicé avec une robe rubis. Vin de bonne garde titrant de 12 à 13° d'alcool.

 

-         Orangettes

Porto Rouge, issu de la Vallée du Douro. Portez votre choix sur un 10 ans d'âge où vous retrouverez les évocations de pelures d'orange, de noisette et de noix. 


Anne

 

 20071230 012 Pralines

Nos semences et leurs OGM : les voeux fervents de Monsanto, Syngenta, Pioneer et autres comploteurs de l'anarcho-libéralisme

Pendant que la plus grande partie de l'humanité échange ses voeux de bons enfants, d'autres formulent les leurs ...   

L'article relayé ci-après pourrait n'être qu'une science-fiction. On peut, au choix, en rire, en frissonner, se révolter ou ... ne rien faire. Chacun se fera son propre jugement. Pour retrouver le texte dans son contexte original, cliquez sur le lien :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33108 

Seeds of destruction

 Le tombeau de Bill Gates au Spitzberg

Le monde évolue à une vitesse grand "V", ça tout le monde s’accorde à le dire. Résultat, des choses disparaissent: espèces animales, végétales, etc., pas un jour sans qu’on ne parle de diversité en danger et de raréfaction d’espèce. Aussi l’annonce, il y a quelques mois, de la création d’une sorte de bibliothèque d’espèces végétales sous forme de graines n’a pas vraiment surpris, on se dit que c’est dans la logique des choses. En réalité, cette création est beaucoup plus inquiétante qu’il n’y paraît.

 On peut en effet y voir deux choses : une réelle volonté de garder au frais des stocks de graines pour les siècles à venir... mais en même temps ce projet en cours de réalisation a des relents de préparation à une fin du monde programmée extrêmement inquiétante. Un article apparu récemment sur internet signé de l’auteur de "Seeds of destruction" le démontre jusqu’à l’absurde. En voici un résumé.

L’inquiétude ne vient pas nécessairement de celui par qui le projet se réalise : Bill Gates, seconde fortune mondiale, réalisée, on le sait avec une escroquerie fondamentale, celle d’un système d’exploitation d’ordinateur qui ne sera jamais complètement au point, ni jamais correctement fini. A savoir la longue saga des Windows, dont le dernier fleuron recueille une jonchée de critiques comme rarement (à part la version Millenium), ce système n’en avait vu. L’homme, devenu philanthrope par intérêt (il y gagne en imposition, que croyez-vous ?) a créé la "Bill and Melinda Gates Foundation" du nom de son célèbre couple. Bill a jeté récemment son dévolu sur un bout de rocher perdu, au Spiztberg, où doit se construire (c’est déjà en cours) une sorte de tombeau en béton, près du petit village de Longyearbyen. sous les auspices conjoints du gouvernement norvégien, de la fondation Rockfeller, du grainetier Monsanto et de Syngenta Fondation, les Suisses issus de la fusion de AstraZeneca et de Novartis. Celle qui commercialise le fameux maïs Bt, génétiquement modifié, qui a valu un superbe petit papier cette semaine dans Le Canard enchaîné ("Savez vous planter du Bt ?"). La réunion de Monsanto et de Syngenta sur un projet commun n’annonce rien de bon : avec Bill Gates comme cerise sur le gâteau, on peut tout craindre en effet. Et ça craint. Fort, très fort.

Le blockhaus, car c’en est un, avec ses murs d’un mètre d’épaisseur et ses portes anti-déflagrations (tiens, tiens, pourquoi donc ?) est destiné à recevoir les graines du monde entier "so that crop diversity can be conserved for the future", affirme le gouvernement norvégien investi dans le projet. Certes, mais aux noms déjà cités s’ajoute également DuPont/Pioneer Hi-Bred, la firme la plus investie dans les organismes génétiquement modifiés et CGIAR, division du Rockfeller Group lui aussi noyé jusqu’au cou dans la recherche sur les OGM, et qui tente en ce moment même de s’infiltrer dans le débat sur le réchauffement climatique, dans lequel il voit une manne supplémentaire et rien d’autre. L’organisme a un poids énorme depuis 1970, ayant réussi à s’infiltrer jusque dans les instances même de l’ONU. Il truste aujourd’hui la United Nations’ Food and Agriculture Organization, le Development Program des Nations unies et... jusque la Banque mondiale. Or, chez Rockfeller, lié à la famille Bush, on a depuis toujours eu une tentation : celle de l’eugénisme, à savoir l’édification d’une race pure, oui, celle-la même prônée par le régime nazi : les eugénistes n’ont pas été tous Allemands, bien au contraire, et cela a déjà été dit également sur Agoravox. Une idée née en 1946 avec la Révolution Verte, présentée alors comme un bon moyen de nourrir la planète. Sous Eisenhower, un secrétaire à l’agriculture avait trouvé la solution : “the only way to solve the so-called farm problem once and for all, and avoid cumbersome government programs, is to progress from agriculture to agribusiness.” C’est dit clairement. Et pour aller plus vite, autant prendre des organismes génétiquement modifiés, ce qui fut fait, après même des tentatives pour garder plus longtemps les produits agricoles par irradiation. A l’époque un magazine comme Mécanique populaire se fait le chantre de la méthode : juste après guerre l’atome va servir à tout, c’est évident. Et surtout l’armée américaine a besoin d’un gros paravent pour cacher ses activités douteuses sur la mise au point de la bombe H ! L’une des conséquences de cette fameuse révolution verte, orientée vers une agriculture intensive fut de chasser des populations entières vers les villes, en créant des ghettos et en réservant la terre pour l’agriculture industrielle seule. L’adjonction massive de pesticides, alors vue comme un progrès incontournable a vite rabaissé les ambitions : les terres sont devenues incultivables, ou quand elles le demeuraient, les rendements s’effondraient. D’où l’arrivée de la génétique, censée palier les ravages des pesticides... Il y a sept ans, un directeur de Rockfeller annonçait fièrement la "seconde révolution" celle des OGM...

Aujourd’hui, donc il peut sembler fort étrange que les créateurs de la notion d’OGM comme remède aux maux de l’agriculture se mettent en tête (enfin) de préserver ce qui est encore préservable... La notion d’apprenti sorcier ayant déjà été trop loin apparaissant rapidement dans la démarche : "ah oui, mais comment faire pour revenir en arrière, puisqu’il n’y a plus rien de naturel ?" L’Afrique est tombée depuis longtemps sous la coupe des trois "Ogéémistes" déjà cités. Le continent est déjà fichu, ou presque. Le projet de Gates consiste en quoi, alors ? Un ultime réflexe pour aider ceux qui survivront à un conflit mondial ? Ou pour aider les seuls détenteur des clés du tombeau à graines ?

Un tombeau, justement, et c’est bien ça le problème, géré par Global Crop Diversity Trust, un organisme romain dirigé par Margaret Catley-Carlson, membre également du conseil d’administration de... Suez Environnement. Elle fait aussi partie de la New York-based Population Council, un organisme signé Rockfeller créé en 1952, aux forts relents eugénistes. On y trouve aussi un indou, le Dr Mangala Rai, qui, lui, est à la tête de l’International Rice Research Institute (IRRI), créateur de la variété hybride du "Riz d’or" (‘Golden Rice’), espèce qui s’est avérée un échec total à ce jour. Parmi les généreux donateurs, on peut aussi ajouter Dow Chemical : oui, la firme restée mondialement célèbre pour avoir aspergé le Vietnam avec son fameux agent orange que les fans de jardinage connaissent bien finalement : c’est du Round-Up à la glyphosate ! Aujourd’hui, Dow, bizarrement, se targue de faire dans l’eau propre, en affichant sur son site de petits Indiens en quête de salubrité. Si le public boude aujourd’hui la société ce n’est pas le cas de la bourse, qui s’envole le 13 décembre de 6 % après l’annonce de la firme maudite de créer un "Joint Venture" avec le Groupe Petrochemical Industries Company (PIC) de l’Etat du Koweit, filiale de Kuwait Petroleum Corporation (KPC). Pétrole et eau, tout ce qu’il faut pour une bonne agriculture !!! On croit rêver !!!

Et il y a pire encore : en 2001, une petite entreprise californienne, Epicyte, annonçait la réalisation d’un maïs génétiquement modifié capable de rendre stériles ceux qui l’ingurgitent "And the company is branching out, developing plant-grown antibodies to fight respiratory syncytial virus, treat Alzheimer’s, battle weaponized Ebola and even attack sperm - a kind of biopharm birth control". La firme depuis a été contrôlée... par Monsanto. A l’époque, on évoque déjà le mot de Pharmageddon. En 1990, lors d’une campagne de vaccination contre le tétanos en Amérique centrale..., on découvre que dans le vaccin a été glissée une hormone naturelle, la Chorionic Gonadotrophin ou hCG qui a comme particularité, quand elle est mélangée au vaccin du thétanos... de rendre les femmes stériles. Les partisans de l’eugénisme ont de drôles de méthodes aujourd’hui... L’arme génétique est déjà utilisée par les Etats-Unis, et l’annonce de la construction de ce blockhaus renforce l’idée comme quoi le gouvernement américain est déjà allé bien loin, et souhaite garder la mainmise sur un possible retour en en arrière si besoin était en cas de catastrophe mondiale : on est loin de la sauvegarde annoncée, très loin même.

Les blockhaus ont toujours eu des relents de fascisme, et celui du Spitzberg, sponsorisé par Bill Gates en personne, n’y échappe pas. Ce qu’on y stocke, ce n’est pas que la mémoire végétale de l’humanité, c’est aussi une idéologie nauséabonde... bien cachée sous des mètres de béton.

10:52 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ogm, semences

01/01/2008

2008 : Une bonne année ?!?!!!!

 

Nos voeux les plus amicaux pour 2008

 

2007 08 19 291 Gloriosa

(Copyright : lesjardinsdepomone@hotmail.com)

Le lis de Malabar (Gloriosa superba) a enchanté cet été les abords de la petite fontaine de Pomone, dans notre jardin de fleurs

Un grand merci pour votre sensibilité verte et vos petits gestes solidaires quotidiens en faveur de la biodiversité.

 

Anne & José

 

 

Les Jardins de Pomone

Atelier de biodiversité pour la culture & la cuisine des légumes anciens

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14:09 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gloriosa superba