Les Jardins de Pomone Du potager à l'assiette, redécouvrons ces merveilleux légumes anciens qui veulent du bien à notre santé et séduisent les gourmets. La "croisade verte" de Anne et José en faveur du bon goût et de la biodiversité.
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Consommons bon, propre et juste
Nous participons au mouvement international SLOW FOOD, qui combat la "malbouffe". Rejoignez-nous au sein de son convivium bruxellois KARIKOL! Plus d'infos ? Cliquez sur l'escargot !
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Un renseignement ? Un conseil ? Une info perso? N'hésitez pas à nous laisser un petit message électronique en cliquant ici !
Cuistots à 9 ans et déjà connaisseurs dans le bon goût des légumes
Ah ! Que ça sent bon ces petits röstis de courge musquée de Provence.
11, rue au Bois à Woluwé-Saint-Pierre (banlieue de Bruxelles)
Anne et José viendront échanger ou céder à petit prix des plants (et des graines) de
légumes rares, anciens ou remarquables
parmi lesquels de nombreuses variétés de TOMATES, des PIMENTS, de la BOURRACHE, des CROSNES DU JAPON, des TOPINAMBOURS, des ARROCHES ROUGES, de l'ASPERULE ODORANTE, du POURPIER, etc.
Possibilité de vous affilier à l'association (cotisation annuelle: 20 euros) et de bénéficier immédiatement des avantages réservés aux membres, parmi lesquels :
Lisez bien attentivement ceci et jugez si vous ne devriez pas souscrire vous aussi à cette pétition lancée par GREEN PEACE :
Les OGM, personne n'en veut, mais ils s'accrochent...
Déjà 9825 messages envoyés
Soutenez l'interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France
Par tous les moyens, la Commission européenne tente d’imposer par la force le retour des cultures OGM en s’appuyant sur quelques Etats membres pro OGM (Suède, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Finlande). Demandez à ces derniers de laisser la France libre de refuser des cultures potentiellement dangereuses et mal évaluées !
Mobilisation citoyenne : faites passer ce message pour que nul ne l'ignore
Aidons la ferme de Sainte-Marthe !
Le 30 janvier dernier, Philippe Desbrosses, propriétaire de la ferme bio de Sainte-Marthe et président de l'association Intelligence Verte, demandait à tous ces amis de le soutenir dans une épreuve difficile : la saisie et la mise en vente des biens de la ferme, le lundi 2 février 2009, suite à une action en justice du conglomérat agro-industriel LIGEA-AGRALYS. La mobilisation du réseau a été aussi rapide qu'efficace. 200 sympathisants assistaient à cette vente aux enchères. Nous avons décidé de créer un comité de soutien, qui organisera la "résistance verte" ! Ce blog est un outil d'échanges, de propositions, d'explications qui nous permettra de mobiliser l'opinion publique. Chaque citoyen concerné par l'agriculture biologique, le respect de l'environnement, le bien-être et la santé des générations futures est le bienvenu ici. L'avenir nous appartient ! D'autres informations sont disponibles sur le site de l'association Intelligence Verte.
La ferme bio de Sainte-Marthe, dirigée par Philippe Desbrosses, est menacée. Une saisie-vente a eu lieu le lundi 2 février 2009.
Comment en est-on arrivé là ?
Le Comité de soutien :
” Il s'agissait de la saisie (*) des matériels, outils, équipements de la Socité civile de production Agricole Alimentaire (Scpaa) qui exploite une partie des terres et batiments du domaine de Sainte-Marthe.
(*) à la demande du 1er groupe coopératif agricole en France (Franciade-Ligéa-Agralys).
Une procédure juridique est en cours, cependant un “artefact” juridique a permis de saisir les biens avant la décision de justice finale.
(Artefact : Phénomène d'origine artificielle ou accidentelle, rencontré au cours d'une observation ou d'une expérience ou d'une procédure)
1 - Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE ».
2 - Philippe Desbrosses, participe donc au recrutement d’un ingénieur agronome apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812 571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.
3 - Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement . Il bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.
4 - Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».
5 - La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.
6 – Entre 1992 et 1997, la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.
7 - Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe, le 17 janvier 1994, la signature d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.
8 - La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..
9 - La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.
10 - La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.
11 - Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration, alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité, ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.
12 - Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.
13 - Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.
14 - Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.
15 - La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.
16 - Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…
17 - La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.
18 - Mais le jugement précédent est exécutoire : les huissiers réclament déjà 267 591 € et mettent en route une procédure de saisie et vente publique des biens de la ferme de Ste Marthe
19 - Ce qui met en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.
20 - La Ferme familiale de Sainte-Marthe reste la seule exploitation agricole en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparues ces trente dernières années dans ce périmètre de la commune de Millancay
Le voeu d'un grand gourmet et d'un petit jardinier rebelle :
Ce qui me lie très naturellement et fort cordialement aux "écaviens" et à la plupart des animatrices et animateurs de la blogosphère culinaire francophone, c'est le défi que nous relevons - chacun à notre manière - de découvrir sans cesse, puis de partager généreusement une alimentation agréable, débanalisée, saine et savoureuse, toujours en quête des "bons produits" et des "meilleures recettes".
L'art de la bonne cuisine, c'est une part importante de celui de plaire. Et l'instrument de ce pouvoir de séduction particulier qui rassemble à table, cet acte de pur amour d'autrui qui commence dans la cuisine, c'est le bon goût.
Ah, ce bon goût ! Le philosophe contemporain français Michel Serres a tenté de la définir à sa manière comme une "baiser que la bouche se donne par l'intermédiaire de l'aliment du goût". Pas scientifique du tout, et pourtant tellement vrai !
Mais la recherche du bon goût, dans une société soumise à un ordre économique dominant et infâme qui veut nous imposer la "malbouffe" par tous les moyens, apparaît aussi comme un acte insurrectionnel d'une importance plus respectable qu'il n'y paraît.
Comment pourrions nous accepter sans broncher - à l'époque du fast-food et du fast-sex - ce que dénonce avec pertinence le psychiâtre milanais Willy Pasini : "la rapidité réduit la nourriture et l'amour au plus petit dénominateur commun d'un acte distrait et conventionnel".
Né rebelle, je vous apprécie parce que je vous sens aussi rebelles, même si vous n'y avez jamais pensé. Pas plus que la mienne, votre rébellion n'inplique la violence, au contraire. Sans violence, sans dogmatisme, avec seulement un peu d'intelligence des grandes causes humaines et d'opiniâtreté activement coalisées, nous avons pourtant ensemble ce pouvoir - devant nos casserolles et dans nos potagers - de changer le cours des situations intolérables et de nous affranchir de l'esclavage d'un modèle unique de consommation promu par la mondialisation ... du seul business.
Votre démarche personnelle est sincère et passionnée; Anne et moi le ressentons chaque jour avec émotion en visitant vos blogs. Mais aussi exemplaire et désintéressée qu'il soit, ce moyen d'action que vous avez choisi ne doit pas s'exempter d'une réflexion socialement plus élargie, plus consciente parce que mieux informée. Pour nous inspirer dans notre lutte contre une alimentation mondialisée presque sans intéret pour les gourmets, je propose d'attirer l'attention sur le combat de la scientifique indienne, Madame Vandana Shiva, dont l'action nationale exemplaire a pris une dimension planétaire et commence à faire trembler les pourvoyeurs de "malbouffe", dont elle annonce par ailleurs la fin imminente. Ses arguments ne peuvent laisser personne indifférent. Nous, amateurs de bonne cuisine, devrions prendre part à ce combat en meilleure connaissance de cause, et y défendre notre créneau de prédilection. J'en nourris l'espoir et en forme le voeu !
Discours prononcé le 17 septembre 2008 par Madame Vandana Shivah à l'occasion de l'ouverture du Forum Social Européen de Malmö, en Suède.
" A tous ceux qui sont présents ici, au forum social : tous mes voeux de paix, d’amour et salutations.
Il y a des temps où nous pensons que la défense de ce que nous aimons n’est pas facile. Parce que les pouvoirs autour de nous qui détruisent notre planète, dérèglent le climat, privent les gens de nourriture, d’eau, tuent nos paysans en Inde, sont bien trop forts. Mais, souvenez-vous juste de ceci : il y a seulement trois jours, une des plus grandes banques d’investissement, une de plus, s’est écroulée.
Je me souviens que lorsque nous avons commencé à nous battre contre la mondialisation, il y avait une entreprise au nom d’Enron, vous vous souvenez ?
Enron-overseas s’était déployée jusqu’en Inde car elle avait réussi à prendre les terres aux paysans, avait soudoyé le gouvernement, elle s’était même rendue à une réunion d’un conseil d’administration à dos d’éléphant se prenant pour la nouvelle moghole, et elle avait prononcé ces mots à l’époque : « nous ne nous reposerons pas, tant que nous n’aurons pas privatisé la dernière goutte d’eau, ni le dernier watt d’électricité », et bien ils ont dû aller "se reposer" bien avant ça, ils n’existent plus, non plus !
Il faut dire qu’une économie fondée sur l’avidité ne peut pas durer et même si la mondialisation, qui n’est présente que depuis 15 ans, a détruit un nombre incroyable de vies humaines, elle est aussi auto-destructrice.
Même si nous ne faisions rien, même si nous n’organisions pas de forums sociaux européens, pas de forums sociaux mondiaux, de mouvements, ce système s’effondrerait. Mais ce que nous voulons éviter, c’est qu’il détruise nos vies !
Nous voulons un monde dans lequel le climat est sécurisé, où les gens ont à manger, où notre eau est un bien public, où nos graines ne sont pas la propriété brevetée de Monsanto, que la nourriture que nos fermiers produisent ne soit pas commercialisée par Cargill, ne soit pas un objet de spéculation, ne soit pas transformée en biocarburants, poussant encore une centaine de millions à la famine - s’ajoutant au milliard déjà privé de nourriture.
La famine d’aujourd’hui est une conséquence de l’avidité, ce n’est pas la conséquence de trop peu de nourriture. La soif d’aujourd’hui est une conséquence de la privatisation, même le changement climatique est la conséquence de la privatisation.
L’avarice de Monsanto a poussé deux cent mille paysans en Inde au suicide, alors est-ce que je vais les regarder, les laisser faire ?
Nous avons commencé une campagne appelée « graines d’espoir » : sous les yeux de Monsanto, nous distribuons des graines, nous travaillons avec les paysans pour qu’ils se mettent à l’agriculture biologique, nous travaillons pour nous assurer que nous façonnons nous-mêmes notre futur, tout en résistant à la destruction.
Et la prochaine étape sera un des rassemblements de la communauté internationale aux portées les plus importantes, la grande conférence des parties sur le changement climatique.
J’ai fait partie du mouvement écologiste qui a été à l’origine du Sommet de la Terre, de la Convention sur la diversité biologique, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, et j’ai envie de pleurer : de 1992 à 2008, qu’ont fait les gouvernements ? Rien !
Pendant tout ce temps, c’est l’état de la planète qui est en danger, et ces 30 dernières années ont vu la fonte des glaces, la montée du niveau des mers, les inondations, les cyclones. La moitié de l’humanité pourrait être en danger.
Nous devons commencer à penser à notre façon de donner un message clair sur ce qui doit être fait, sur ce qui peut être fait, et de commencer à le faire par nous même.
Nous avons vu qu’avec l’OMC, il n'est question que de négociations, de parts des entreprises, de bien-être des corporations. C’est de la vraie politique dont il s’agit ! Du droit des populations, du climat, de la diversité, d’égalité et de notre futur à tous.
Pendant plus de 200 cents ans, les patriotes des temps modernes nous ont donné une culture des énergies fossiles appelée industrialisation et ont bousillé le climat.
Pendant 50 ans, ils nous ont donné une idée ahurissante du développement : "A moins de détruire la planète, vous n’êtes pas un pays développé !"
Pendant 15 ans, ils nous ont donné l’idée d’une mondialisation qui externalise les causes et privatise les profits.
Chacun de ces projets est en train d’échouer. Parce que quand vous volez les fondations pour vous construire votre château, il s’effondre.
Nous sommes ici pour protéger les fondations, les bases de nos communautés, les bases de notre futur.
J’ai un espoir si profond en notre humanité. Je regarde, et dis ceci : « Enron n’est plus, Lehman Brothers n’est plus. Vous disparaitrez, Monsanto ! Vous disparaitrez, Cargill ! Vous disparaîtrez, Shell ! Vous disparaîtrez, BP! »
Les gens continueront car la vie a continué !
C’est ce que nous pensons ! Merci ! "
Les allocution multiples et internationalement remarquées de Madame Vandana Shivah sont tenues le plus souvent en langue anglaise. On en retrouve de nombreuses versions en vidéo sur le Net. Voici l'une d'elles - intitulée "Les enragés et la tricoteuse" - enregistrée en France en février 2007 - qui offre la commodité d'être sous-titrée en français (pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de ... G.W. Bush et Michael Taylor). Appréciez le contenu !
Votre très cordialement et chlorophyllement dévoué,
Ah, les salauds ! Ne nous laissons pas faire comme des brebis à tondre.
Ne serais-je qu'un jardinier, je ne vous ai jamais caché mon indignation devant les ignomineuses stratégies développées par les géants mondiaux de l'alimentation. Mais lorsque j'en parle avec mes amis ou lors de mes conférences sur la biodiversité et notre alimentation, les questions qui me sont posées m'indiquent combien la plus grande part du public reste mal informée et manipulée. Trop d'entre nous - même sensibles à la problématique - ne perçoivent encore les véritables enjeux que d'une manière fort confuse. Rien d'étonnant, puisqu'il y a manifestement une volonté délibérée de certains milieux d'affaires et des sphères politiques qu'ils ont vassalisées à nous berner ou à nous laisser dans l'ignorance.
Mes détracteurs éventuels voudront faire valoir que je ne suis qu'un "alarmiste" de plus, et qu'après tout, pendant que "les chiens aboient, la caravane passe". Et parmi eux se cacheront ceux qui espèrent pouvoir encore longtemps amasser des profits indécents, au mépris de l'humanité entière, de la santé publique et de l'environnement.
Ce n'est certes pas un vieux jardinier qui va changer le monde, et ce que je dis, bien d'autres l'on déjà dit bien mieux que moi. Mais ce que je vous crie avec force depuis mon petit potager, c'est ceci :
La plus grande part de notre alimentation est aux mains d'irresponsables dangereux. Réapproprions nous donc une part de notre alimentation. Restaurons les économies de proximité et la filière courte pour contrer le modèle économique mondialisé. Et surtout, utilisons nos jardins à produire nous-mêmes quelques légumes. C'est simple, salutaire et si enrichissant.
Les Jardins de Pomone ont pour vocation de vous aider à créer des potagers, à favoriser la culture de légumes anciens et naturels. Alors :
Ensemble, créons des potagers !
Pour ceux qui croient encore que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'il ne faut rien faire pour changer, sinon confiance à la science et à ceux qui s'en servent à leur seul profit financier, je reproduis ci-après un cri d'indignation à l'encontre de la multinationale américaine Monsanto qui nous vient de la Martinique. Vous pourrez le relire dans son contexte original en cliquant sur le lien ci-après :
La firme Monsanto Company est le premier producteur mondial de glyphosate, qu’elle vend sous la marque Roundup Elle est le leader mondial des semences génétiquement modifiées. La première firme mondiale également pour la vente de semences conventionnelles. Elle fabrique la BST, somatotropine bovine, la fameuse hormone laitière, très utilisée aux USA et dans d’autres pays, mais aussi l’aspartame, et lors de la guerre du Vietnam, l’ "agent Orange", défoliant ayant fait d’innombrables victimes dans la population civile. Ses stratégies agressives, tant sur le plan commercial que sur le plan du lobbying de ses produits et brevets, ainsi que ses pratiques de corruptions aujourd’hui avérées, en ont fait « Monsatan » pour beaucoup d’altermondialistes.
Stratégies judiciaires Rien qu’aux USA, Monsanto entretient un pool de plus de 50 Avocats, pour mener des procès destinés à obtenir le maximum de bénéfices des brevets et produits de la firme : procès contre les paysans ayant dans leurs récoltes des graines « brevetées » qu’ils n’ont pas acheté, même quand cette présence vient d’une pollution accidentelle ou due à la contamination des cultures voisines ; ou qu’ils ont acheté l’année précédente seulement (les repousses accidentelles ou resemis d’une partie de la récolte sont interdits par le brevetage de la semence OGM). Très nombreux cas au Canada (dont Percy Schmeiser - info ici) et aux US, mais aussi en Amérique latine, Europe… En tout plus de 500 procès par an (selon Monsanto) Procès contre un groupement de producteurs laitiers ayant osé écrire dans leur publicité que leurs produits étaient exempts de BST, hormone laitière, "nuisant ainsi aux intérêts commerciaux de Monsanto"
Procès contre les activistes de nombreux pays et particulièrement la France qui refusent la pénétration de la technologie OGM sur leur territoire (…)
Stratégies commerciales et d’implantations
Publicité mensongère sur la biodégradabilité et l’innocuité du Roundup, pourtant maintenant scientifiquement dénoncés. Corruptions au niveau de la FDA américaine (agence d’agrément des produits pharmaceutiques et alimentaires) pour faire agréer les dossiers techniques des OGM Monsanto, en particulier les essais de toxicité, souvent pris par la FDA comme argent comptant sans contre-expertise. Entente illicite avec Pioneer pour augmenter le prix des semences OGM Pressions sur le gouvernement argentin pour contourner les privilèges du fermier qui ont droit selon la loi à toujours pouvoir resemer leur propre récolte. Pressions sur les media pour faire annuler ou reporter des reportages dénonçant ses pratiques ou dévoilant la toxicité de produits (en particulier la BST, cancérigène)
Les argumentaires mensongers
"Les OGM sont utiles, voire nécessaires à l’alimentation de l’humanité, et au développement des paysanneries pauvres."
En fait la technologie, très coûteuse, est évidemment totalement hors de portée des paysans pauvres ; elle ne concerne, pour 95%, que des produits ne concernant pas les cultures vivrières, elle ruine l’environnement et rend le producteur dépendant de la firme
"Le Roundup est biodégradable et totalement sans effet sur la santé et l’environnement."
En fait il joue un rôle dans le développement des cancers, et le glyphosate s’accumule désormais dans toutes les nappes aquifères et les cours d’eau. Idem pour la BST
La situation en Inde, au Paraguay
En Inde, quand les petits producteurs de coton OGM font de mauvaises récoltes, ils sont acculés à la ruine par les avocats de la firme, et les cas de suicide sont nombreux.
Au Paraguay, pays où les intérêts des grands propriétaires et producteurs sont très bien défendus par le gouvernement, le soja OGM s’est énormément développé ces dernières années, poussant les gros producteurs à éliminer les indiens et petits paysans pour récupérer leurs terres.
Monsanto pille et tue les paysans, ruine l’environnement, menace la santé des hommes.
Je soumets ce qui précède à votre réflexion et recueillerai volontiers vos réactions. Jetez un autre regard sur les petits jardins.
Une bonne nouvelle pour les amoureux des potagers d'exception. Les organisateurs de la Fête de la tomate et des légumes anciens, qui se tiendra pour la troisième année consécutive à Haverskerque (Nord / Pas-de-Calais), dimanche prochain,
ont obtenu la participation exceptionnelle d'Antoine Jacobsohn, responsable du Potager du Roi au château de Versailles.
Mr Jacobsohn, qui a la noble et lourde tâche de gérer aujourd'hui l'héritage culturel et végétal constitué par son illustre prédécesseur, Jean de La Quintinie (1626-1688), pour Louis XIV, apportera son concours en venant donner une conférence fort attendue. En raison de cette participation exceptionnelle, le programme des conférences a été remanié et complété de la manière suivante :
Programme des conférences
oA 14h30 : "Le Potager du Roi de Versailles" par Antoine Jacobsohn (responsable du Potager du Roi)
oA 15h30 : "Les légumes d’antan"parJosé Veys (Les Jardins de Pomone)
oA 16h15 : "La tomate : origine et diversité" par Franck Bedouet (jardinier passionné)
oA 17h00 :"Le jardin écologique" par Gael Delacour (Lycée horticole de Lomme)
Voici un rappel des autres activités mises au programme de cette fête exceptionnelle :
Fête de la tomate et des légumes anciens
3ème édition
14 septembre 2008à HAVERSKERQUE
De nombreux passionnés de jardinage de plusieurs régions de France et de Belgique viennent pour nous faire découvrir l’extraordinaire diversité des tomates et des légumes anciens, méconnus et oubliés !
La fête est destinée à tous les publics : les jardiniers et les consommateurs que nous sommes tous, les amoureux du jardinage et les simples curieux des richesses de la nature.
La star de la Fête, c’est la tomate !
Des centaines de variétés de tomates anciennes sur près d’une dizaine de stands..
·Ici pas de fruit sans goût, banalisé, uniforme, calibré, normalisé. Il y en a de toutes les couleurs, formes, tailles, textures et saveurs.
Les stands de tomates anciennes
ØLes Tomodori : Les jardiniers passionnés de tomates et légumes anciens du site internet (tomodori.com) viendront de toute la France pour vous faire découvrir leurs fantastiques légumes. Venez discuter potager et légumes avec eux.
ØSébastien Berthier : Ce maraîcher viendra spécialement de la Drôme pour présenter sa superbe collection de tomates et de légumes anciens. 200 variétés de tomates et autant de légumes anciens, et plus de 500 variétés de légumes anciens à la vente sous forme de semences.
ØLes jardiniers passionnés des Flandres : Membres des associations PJH d’Haverskerque (des Paysages, des Jardins et des Hommes) et de Lestrem Nature, ils ont participé à la culture collective de plus de 350 variétés différentes de tomates. Venez nous rejoindre dans cette équipe où la bonne ambiance est de rigueur et où vous pouvez avoir accès gratuitement à cette collection unique en Nord/Pas-de-Calais pour vos plantations 2009.
Aux côtés des tomates, d’autres légumes et plantes vous enthousiasmeront.
ØLa collection de Pommes de terre de Lucine et Michel(de tomodori.com), ilsviendront de Landeleau dans le Finistère avec près de 200 variétés anciennes de pommes de terre dont évidemment de belles bretonnes : la Rouge de Caudan, l’originelle Solanum tuberosum, la Bleue d’Armorique, la Reine des Celtes (saucisse rouge), l’Etoile du Léon…
ØLes piments de Will, un jardinier belge qui ne jure que par les piments et les tomates. Venez découvrir son piment favori : le piment pénis …
ØLes piments de Biosyrphe (de tomodori.com),, ce jardinier passionnéprésentera plus de 40 variétés de toutes les formes et toutes les couleurs.
ØLes croqueurs de pommes vous présenteront de nombreuses variétés anciennes de pommes.
ØDes champignons plus vrais que nature : découvrez les étonnants champignons du Nord/Pas-de-Calais sculptés par la famille Duteriez.
ØLes courges et calebasses décorées de Colette Cheron(Belgique).
Les stands tenus par les jardiniers-passionnés des Flandres, pour vous faire découvrir les tomates anciennes et leur culture
ØUn potager en carrésera reconstitué, vous rencontrerez entre autres une tomateraie, la plante à sucre aux feuilles incroyablement sucrées, la sauge ananas, toute une collection de menthes, de nombreuses plantes sauvages comestibles en provenance directe des chemins d’Haverskerque, etc…
ØUn stand de dégustation de tomates au bon goût d’antan.
ØUn stand de fabrication de graines de tomates : apprenez à récolter des semences de tomates anciennes avec les conseils des membres aguerris de l’association.
ØLe jardin naturel : Cultiver les tomates et autres légumes sans pesticides, c’est possible ! Venez écouter les conseils de nos experts en la matière. Car dans un jardin naturel, on respecte la vie et la biodiversité.
De nombreux producteurs et commerçants de légumes et d’aliments de qualité
ØRéAgir, association de réinsertion en maraîchage biologique située à Lestrem qui cultive 250 variétés de tomates anciennes et de nombreux autres légumes en bio.
ØLa Barbe de capucin, venez découvrir et déguster cette endive, provenant des souterrains de Loos (59).
ØM. et Mme Raeckelboom, producteur d'Ail du Nord à Locon, ail tressés , ail fumés et coloquintes.
ØSemailles: ce semencier vous proposera des semences biologiques d’anciennes variétés potagères, plantes aromatiques et florales (catalogue de 450 variétés).
ØLes confitures deLalita (de tomodori.com) :Lalitavous proposera près d’une centaine de confitures à l’ancienne faites de mélanges originaux de toutes sortes de tomates et fruits aromatisés d’épices, d’herbes, de vins, d’alcools. A consommer sur place à la cuillère ou sur des crêpes. A découvrir cette année : la confiture de pomme de terre.
ØUn libraire de Béthunespécialisé dans les livres de jardinage.
Ø« Les bonnes choses » de Laventie : cet épicier spécialisé dans les aliments de qualité, à découvrir et déguster …
ØChristophe Minne : maraîcher en agriculture biologique à Morbecque.
ØLes producteurs de l’échalote de Busnes.
ØLa famille Brisbart, épicier à Haverskerque,proposera de beaux fruits et légumes de pays comme les fraises de Calonne sur la Lys … et quelques légumes moins courants comme panais, rutabagas ou radis noirs.
ØLe miel d’Haverskerque de Philippe Cottrez,apiculteur passionné et toujours passionnant.
ØLes pains et tourtes aux légumes de Franck Royez,boulanger pâtissier, maître artisan à Haverskerque : des pains aux épinards, à la tomate, à la carotte, des pains mexicains à l’oignon et aux poivrons conçus spécialement pour l’occasion.
Des associations de jardinage, de protection de la nature, etc …
Des Paysages, des Jardins et des Hommes, l’association de jardiniers organisatrice de la fête.
Lestrem Nature,association de protection de l’environnement (partenaire pour la culture collective des tomates d’antan à RéAgir) qui milite pour la biodiversité au jardin et les corridors biologiques, prône le tri sélectif et le compostage…
Jardinons Natureà la Ferme du Sensde Villeneuve d’Ascq, avec la participation de Bruno le jardinier.
La CCFL présentera le programme EPODE, « Ensemble, Prévenons l'Obésité Des Enfants » est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, afin d'éviter la prise de poids excessive des enfants de 5 à 12 ans..
Stand de « Terre et humanisme » tenu parFrançois MEURISSE.
Pascale TEITE, stand sur la thématique du bien-être.
Conférences, musique et animations rythmeront joyeusement votre journée
·Un animateur interviewera tout au long de la fête les passionnés de tomates et légumes anciens. Ils vous feront profiter à chaque instant de leur passion et de leurs compétences.
·Nullement égarée au pays des tomates, une « tomate vivante », d’un rouge éclatant et aux formes bien arrondies se promenera à la fête, distribuant naturellement de petites ….tomates au public et aux enfants ravis et amusés. Vous ne pourrez pas la rater !
Des jeux pour les petits et les grands
ØLes enfants n’ont pas été oubliés : un stand leur est dédié avec desjeux.
ØPlusieurs tirages au sort permettront au public de gagner des paniers garnis.
ØConcours de la plus grosse tomate.
ØConcours du plus beau stand.
ØUn rallye sur le thème de la tomate et des légumes anciens.
Entrée : 2 euros (gratuit pour les moins de 16 ans) + un sachet gratuit de graines d’une variété de tomate cerise de couleur jaune qui vous surprendra avec ses grappes de plus de 100 fleurs et fruits. A découvrir et cultiver chez vous en 2009.
Ses amis : "Mais Catherine, il fait plein jour et nous ne voyons rien!"
Catherine : "Eh bien, moi je la vois? C'est notre étoile à Christine et à moi !"
Catherine et Christine, c'est ... Trop bon
Dans notre "croisade verte" pour une réappropriation de notre alimentation, Anne et moi avons eu le bonheur de nous faire bon nombre de véritables amis; des gens simples et vrais qui partagent notre idéal et pour qui nous éprouvons non seulement beaucoup de tendresse et d'admiration, mais aussi beaucoup de reconnaissance pour leur soutien et leurs encouragements.
Parmi eux, Catherine, qui se bat depuis des années pour la promotion de véritables valeurs de vie, pour l'écologie responsable, et surtout pour défendre nos droits naturels à une alimentation authentique, saine et savoureuse abordable pour tous. En cinq mots, c'est : "une surdouée de la cuisine". Le terme BIO la fait vibrer constamment entre enthousiasme et indignation. Elle lutte chaque jour pour le véritable BIO et pour le partage de ses expériences culinaires. Mystique ? Pas du tout. Ne vous y trompez pas; son réalisme et son action militante sont sans compromis quand il s'agit de dénoncer et combattre la "malbouffe" ambiante. C'est une femme généreuse, entreprenante, intelligente, en quête du "bien-être" vers lequel elle a trouvé plusieurs chemins, et qui veut - aujourd'hui plus que jamais - les parcourir et les partager avec ses semblables.
Jusqu'il y a bien peu de temps, Catherine était cadre et assumait des responsabilités importantes à la chaîne publique de la télévision francophone belge. Elle a soudainement opté pour une pause-carrière. Certains seront surpris de cette décision de sortir d'une carrière stable et enviable pour se lancer dans l'aventure d'une restauration où la fraîcheur et la qualité feront l'enseigne. Mais cela n'aura pas vraiment étonné ces amis les plus proches de la voir s'engager dans cette voie avec son amie Christine.
L'ouverture de ce petit temple de restauration créative aura lieu le 15 septembre prochain. Et Catherine et Christine vous invitent déjà cordialement à venir découvrir "leur" cuisine-santé.
Ce dont Anne et moi sommes sûrs, c'est que chez "TROP BON", on pourra se rassasier avec plaisir et les yeux fermés.
Bravo, Catherine et Christine ! Que la reconnaissance et le succès vous viennent vite des authentiques gourmets.
José
PS : Catherine est l'animatrice du magnifique blog de cuisine VERT-SOLEIL, vers lequel vous trouverez un lien actif dans la marge de gauche à côté de ce billet.
TOMATES et LÉGUMES ANCIENS : tout, tout sur la prochaine fête à Haverskerque
Ils sont "tomodori"
Vous tous qui appréciez de manger "bon, propre, et juste", on vous fixe rendez-vous à Haverskerque (Nord / Pas-de-Calais) le dimanche 14 septembre 2008. Rejoignez-nous, on vous attend !
Pour vous donner une idée en image, on vous joint ci-après quelques photos de l'édition 2007. Mais auparavant, voici le programme détaillé de cette journée exceptionnelle.
A très bientôt.
Anne et José
Fête de la tomate et des légumes anciens
3ème édition
14 septembre 2008à HAVERSKERQUE
De nombreux passionnés de jardinage de plusieurs régions de France et de Belgique viennent pour nous faire découvrir l’extraordinaire diversité des tomates et des légumes anciens, méconnus et oubliés !
La fête est destinée à tous les publics : les jardiniers et les consommateurs que nous sommes tous, les amoureux du jardinage et les simples curieux des richesses de la nature.
La star de la Fête, c’est la tomate !
Des centaines de variétés de tomates anciennes sur près d’une dizaine de stands..
·Ici pas de fruit sans goût, banalisé, uniforme, calibré, normalisé. Il y en a de toutes les couleurs, formes, tailles, textures et saveurs.
Les stands de tomates anciennes
ØLes Tomodori : Les jardiniers passionnés de tomates et légumes anciens du site internet (tomodori.com) viendront de toute la France pour vous faire découvrir leurs fantastiques légumes. Venez discuter potager et légumes avec eux.
ØSébastien Berthier : Ce maraîcher viendra spécialement de la Drôme pour présenter sa superbe collection de tomates et de légumes anciens. 200 variétés de tomates et autant de légumes anciens, et plus de 500 variétés de légumes anciens à la vente sous forme de semences.
ØLa Belgique a sa reine des tomates. Venez rencontrer Madame Tomateet sa collection de tomates et de légumes anciens.
ØLes jardiniers passionnés des Flandres : Membres des associations PJH d’Haverskerque (des Paysages, des Jardins et des Hommes) et de Lestrem Nature, ils ont participé à la culture collective de plus de 350 variétés différentes de tomates. Venez nous rejoindre dans cette équipe où la bonne ambiance est de rigueur et où vous pouvez avoir accès gratuitement à cette collection unique en Nord/Pas-de-Calais pour vos plantations 2009.
Aux côtés des tomates, d’autres légumes et plantes vous enthousiasmeront.
ØLa collection de Pommes de terre de Lucine et Michel(de tomodori.com), ilsviendront de Landeleau dans le Finistère avec près de 200 variétés anciennes de pommes de terre dont évidemment de belles bretonnes : la Rouge de Caudan, l’originelle Solanum tuberosum, la Bleue d’Armorique, la Reine des Celtes (saucisse de Bohême), l’Etoile du Léon…
ØLes piments de Will, un jardinier belge qui ne jure que par les piments et les tomates. Venez découvrir son piment favori : le piment pénis …
ØLes piments de Biosyrphe (de tomodori.com),, ce jardinier passionnéprésentera plus de 40 variétés de toutes les formes et toutes les couleurs.
ØLes croqueurs de pommes vous présenteront de nombreuses variétés anciennes de pommes.
ØDes champignons plus vrais que nature : découvrez les étonnants champignons du Nord/Pas-de-Calais sculptés par la famille Duteriez.
ØLes courges et calebasses décorées de Colette Cheron(Belgique).
ØLes plantes médicinales de Sybren et Jerko (Belgique).
Les stands tenus par les jardiniers-passionnés des Flandres, pour vous faire découvrir les tomates anciennes et leur culture
ØUn potager en carrésera reconstitué, vous rencontrerez entre autres une tomateraie, la plante à sucre aux feuilles incroyablement sucrées, la sauge ananas, toute une collection de menthes, de nombreuses plantes sauvages comestibles en provenance directe des chemins d’Haverskerque, etc…
ØUn stand de dégustation de tomates au bon goût d’antan.
ØUn stand de fabrication de graines de tomates : apprenez à récolter des semences de tomates anciennes avec les conseils des membres aguerris de l’association.
ØLe jardin naturel : Cultiver les tomates et autres légumes sans pesticides, c’est possible ! Venez écouter les conseils de nos experts en la matière. Car dans un jardin naturel, on respecte la vie et la biodiversité.
De nombreux producteurs et commerçants de légumes et d’aliments de qualité
ØRéAgir, association de réinsertion en maraîchage biologique située à Lestrem qui cultive 250 variétés de tomates anciennes et de nombreux autres légumes en bio.
ØLa Barbe de capucin, venez découvrir et déguster cette endive, provenant des souterrains de Loos (59).
ØM. et Mme Raeckelboom, producteur d'Ail du Nord à Locon, ail tressés , ail fumés et coloquintes.
ØSemailles: ce semencier vous proposera des semences biologiques d’anciennes variétés potagères, plantes aromatiques et florales (catalogue de 450 variétés).
ØLes confitures deLalita (de tomodori.com) :Lalitavous proposera près d’une centaine de confitures à l’ancienne faites de mélanges originaux de toutes sortes de tomates et fruits aromatisés d’épices, d’herbes, de vins, d’alcools. A consommer sur place à la cuillère ou sur des crêpes. A découvrir cette année : la confiture de pomme de terre.
ØUn libraire de Béthunespécialisé dans les livres de jardinage.
Ø« Les bonnes choses » de Laventie : cet épicier spécialisé dans les aliments de qualité, à découvrir et déguster …
ØChristophe Minne : maraîcher en agriculture biologique à Morbecque.
ØUne association de réinsertion spécialisée en maraîchage biologique, basée près de Saint-Omer.
ØLes producteurs de l’échalote de Busnes.
ØLa famille Brisbart, épicier à Haverskerque,proposera de beaux fruits et légumes de pays comme les fraises de Calonne sur la Lys … et quelques légumes moins courants comme panais, rutabagas ou radis noirs.
ØLe miel d’Haverskerque de Philippe Cottrez,apiculteur passionné et toujours passionnant.
ØLes pains et tourtes aux légumes de Franck Royez,boulanger pâtissier, maître artisan à Haverskerque : des pains aux épinards, à la tomate, à la carotte, des pains mexicains à l’oignon et aux poivrons conçus spécialement pour l’occasion.
Des associations de jardinage, de protection de la nature, etc …
Des Paysages, des Jardins et des Hommes, l’association de jardiniers organisatrice de la fête
Lestrem Nature,association de protection de l’environnement (partenaire pour la culture collective des tomates d’antan à RéAgir) qui milite pour la biodiversité au jardin et les corridors biologiques, prône le tri sélectif et le compostage…
Jardinons Natureà la Ferme du Sensde Villeneuve d’Ascq, avec la participation de Bruno le jardinier.
La CCFL présentera le programme EPODE, « Ensemble, Prévenons l'Obésité Des Enfants » est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, afin d'éviter la prise de poids excessive des enfants de 5 à 12 ans..
Stand de « Terre et humanisme » tenu parFrançois MEURISSE.
Présentation d’outils de jardinage de la marque « De Pypere ».
Pascale TEITE, stand sur la thématique du bien-être.
Conférences, musique et animations rythmeront vous journée
Programme des conférences
oA 14h30 : La diversité des tomates par Franck BEDOUET,botaniste
oA 15h30 : Les légumes d’antanparJosé VEYS, des Jardins de Pomone
oA 16h30 :conférence à définir
·Un animateur interviewera tout au long de la fête les passionnés de tomates et légumes anciens. Ils vous feront profiter à chaque instant de leur passion et de leurs compétences.
·Nullement égarée au pays des tomates, une « tomate vivante », d’un rouge éclatant et aux formes bien arrondies se promenera à la fête, distribuant naturellement de petites ….tomates au public et aux enfants ravis et amusés. Vous ne pourrez pas la rater !
Des jeux pour les petits et les grands
ØLes enfants n’ont pas été oubliés : un stand leur est dédié avec desjeux.
ØPlusieurs tirages au sort permettront au public de gagner des paniers garnis.
ØConcours de la plus grosse tomate.
ØConcours du plus beau stand.
ØUn rallye sur le thème de la tomate et des légumes anciens.
Entrée : 2 euros (gratuit pour les moins de 16 ans) + un sachet gratuit de graines d’une variété de tomate cerise de couleur jaune qui vous surprendra avec ses grappes de plus de 100 fleurs et fruits. A découvrir et cultiver chez vous en 2009.
Chuuuttt ! Tout baigne dans l'huile ... contaminée !
Chuuuttt, Monsieur le Président ! Tout baigne dans l'huile ... frelatée. N'effrayez surtout pas les consommateurs ... nos actions pourraient plonger en bourse !
Presque à l'insu d'une majorité de consommateurs, 40.000 tonnes d'huile frelatée circulent depuis quelques mois sur le marché européen. Il s'agit d"huile de tournesol" achetée par Lesieur en Ukraine et à laquelle on avait frauduleusement ajouté de l'huile de moteur.
Cette huile, c'est la matière première d'un nombre incalculable de produits distribués sous des noms de marques connues.
La compromission des pouvoirs publics avec les milieux d'affaires n'est pas un scoop. Mais le cas de l'huile frelatée en provenance d'Ukraine en donne un nouvel exemple particulièrement choquant et révoltant, d'abord en raison de l'ampleur de l'arnaque, ensuite par les manoeuvres occultes déployées par les grands groupes alimentaires pour étouffer, sinon minimiser les conséquences en dehors de tout débat public.
Force est de constater que chaque fois que les intérêts économiques sont mis en balance avec la santé publique, le débat reste singulièrement discret, et que les premiers - avec la complicité de plus en plus systématiques des pouvoirs publics -l'emportent le plus souvent sur l'intérêt des consommateurs. Faut que ça change !
Dans cette affaire, l'information a été délibérément boycottée. La liberté de la presse est un beau principe dont la "real politik" des affaires n'a rien à cirer. Là où la presse francophone toute entière s'apprêtait à se déchaîner sur ce scandale majeur (à la suite du Canard enchaîné qui avait lancé le premier le pavé dans la mare.), il ne circule plus qu'une information discrète du niveau de celle de la rubrique des "chiens écrasés".
L'équivalent de 40.000.000 de bouteilles d'huile frelatée d'un litre circule sur le marché, et la plutocratie d'affaires entend que nous en sachions rien ou le moins possible. Ce ne saurait être qu'un simple "fait divers", bien sûr !
Puisque les plutocrates véreux des multinationales tentent de boycotter - avec la complicité des pouvoirs publics nationaux et européens - l'information démocratique à laquelle nous avons droit, pourquoi ne boycotterions nous pas, nous consommateurs, les produits de marque susceptibles de contenir de l'huile frelatée ? Voici une liste soumise à votre vigilance citoyenne :
Les marques concernées, à boycotter d¹urgence et durablement, sont les suivantes :
Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l¹origine du problème, et toutes les marques du groupe :
Fruit d'or - Épi d'or - Frial - Isio 4 - Oli - Carapelli - Saupiquet
Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple :
Amora - Planta Fin - Maille - Knorr - Magnum - Miko
Les produits les plus susceptibles de contenir de l¹huile frelatée sont les suivants :
Mayonnaise Tarama Sauce Béarnaise Chips Vinaigrette allégée Surimi Céleri Rémoulade Soupe de poisson en conserve Poisson pané Paupiettes de veau Thon et sardines à l¹huile Pâtes à tartiner chocolatées Gaufrettes à la confiture Barres céréalières et sucrées pour les enfants Cookies
Excusez du peu, mais pensez aussi à vos enfants et informez-les !
Vous restez dubitatifs et vous aimeriez en savoir un peu plus sur le sujet ? Voici quelques liens :
Tomates, légumes anciens et saveurs d'antan: la fête à Ryry
Anne et José vous invitent
le dimanche 24 août 2008
à partir de 10 heures
à la
"2ème Fête de la tomate,
des légumes anciens et des saveurs d'antan"
organisée par leur ami Ryry, grand "tomatophile" belge.
A cette occasion, Les Jardins de Pomone présenteront sur leur stand de nombreuses variétés anciennes de tomates, de légumes curieux hors-commerce et des plantes aromatiques méconnues.
Parmi les nombreuses activités programmées par les organisateurs de cette journée champêtre, festive et familiale, signalons que José donnera une conférence sur la
En Belgique, il n'y a pas de vraie Fête nationale (du 21 juillet) si l'on ne sacrifie à la tradition d'un bon plat de moules accompagné d'une opulente portion de grosses frites coupées à la main dans d'authentiques pommes de terre "bintjes" (plongées 2 fois dans une friture au blanc de boeuf). Le tout est généreusement arrosé avec de la bière. De la blonde au goût de houblon accusé, soutirée à la pompe ! Pas de la "flotjesbee". "Awel, wa paaist de doevan, Mark? Gôt ge uuk mossele schmochteren vandôg ? ". (Dialecte bruxellois)
La Fête nationale belge est marquée par deux évènements importants, la cèlèbre "foire du Midi" à Bruxelles (la plus grande concentration foraine du pays) et le début de la saison des moules. Les Bruxellois n'ont fait "ni une, ni deux" pour associer depuis longtemps ces deux événements annuels en grandes réjouissances populaires; et ce sont des monceaux, que dis-je, des montagnes de moules qui seront consommées à partir d'aujourd'hui ... et jusque en mars-avril de l'année prochaine.
Le "moules-frites", c'est une institution de la gastronomie belge qui s'exporte fort bien, puisque le modeste petit restaurant "Chez Léon" situé en plein coeur du vieux-Bruxelles, est devenu une enseigne internationale à succès dans des villes aussi différentes que Paris (8 enseignes en région parisienne, plus 8 à Paris même), New-York, Tokyo ... ou Beyrouth. On parle même d'ouvertures à Dubaï et à Abou Dabih. Au menu, presque exclusivement des moules à choisir parmi toutes sortes de préparations.
A l'origine, le plat populaire consistait en la préparation des moules "à la marinière", avec beaucoup d'oignon et de céléri. Mais les goûts évoluent en s'hybridant, et il existe aujourd'hui une multitude de recettes pour les préparer : "à l'ardennaise", "à la gantoise", "à la bière", "au vin blanc", "au curry", etc.
La recette de moules que j'ai préparée aujourd'hui et que je vous propose ci-après est plus légère et met l'accent sur les saveurs anisées.
Ingrédients
(pour 2 personnes)
3 kg de moules "super" 1 gros oignon 1 gros bulbe de fenouil 5 jeunes tiges de livèche ( de +/- 10 cm) 1 bouquet de thym vrai 4 feuilles de laurier noble 1 c à S de feuilles d'estragon 1/2 L de bouillon de légumes Sel et poivre du moulin Beurre salé
Préparation
Lavez plusieurs fois les moules. Passez les légumes sous l'eau. Epluchez l'oignon, le fenouil. Débitez en petits morceaux la livèche et les légumes. Faites fondre, dans une grande marmite, le beurre, faites-y revenir les légumes pendant +/- 8 min. Salez légèrement et poivrez. Ajoutez l'estragon haché et mouillez avec le bouillon de légumes. Laissez frémir pendant 3 min. Ajoutez-y ensuite les moules. Faites les cuire 3 à 4 min en les faisant "sauter" régulièrement. Servez aussitôt.
Certains apprécieront un goût plus anisé encore. Dans ce cas, vous pourrez le renforcer en ajoutant à votre bouillon 1 c. à c. de pastis.
Bon appétit à tous nos amis blogonautes de francophonie.
Bonne fête à tous nos compatriotes, ceux du Nord et ceux du Sud, et "en dei van de midde uuk ! Knup dat on ien, l' UNION FAITLA FORCE". Och god en hiere, de Brusseleirs zijn toch gene halfgebakke!".
Blogueuses et blogueurs en fête ! Au diable la virtualité ...
Blogueuses et blogueurs en fête : au diable la virtualité !
Depuis quelques semaines, les blogonautes les plus sagaces avaient bien perçu des signes de collusion au sein d'un groupe de blogueuses et blogueurs très appréciés et fort appréciables. Mais un certain mystère planait encore.
Depuis huit jours, cette réunion du 6 juillet n'était presque plus qu' un secret de polichinelle dans la blogosphère. D'autant qu'il s'agissait d'une récidive de la célèbre rencontre organisée (que dis-je, "fomentée!") par Fabienne au Val-Saint-Lambert du 10 mai dernier !
Ainsi donc Fabienne, Micky, Philou et Anne avaient décidé dans l'enthousiasme de se retrouver pour une seconde rencontre amicale et culinaire déjantée, entraînant avec eux leurs fidèles cobbayes (José I, Mathieu, Mickey etJosé II), fort complaisants.
Manquaient à l'appel après s'en être excusés très pathétiquement et avoir exprimé toute la frustation qu'allait leur imposer leur transhumance vacancière, Sandrine, grande prêtresse de Dionysos et Laurent, oenologue distingué; Mark , le cuisinier passionné autodidacte et éclectique qu'on ne présente plus, et son épouse Sabine. Les absents ont eu tort; ils le savaient. Mais ils ont d'ores et déja juré que l'on se retrouverait bientôt - tous sans exception - pour une nouvelle guindaille.
Voici les blogs dont les animateurs prennent un bonheur évident à se retrouver. Ce petit cercle est bien né de la virtualité. Il y a deux mois encore, aucun des membres ne se connaissaient autrement que par le truchement d'internet. Aujourd'hui, c'est une fameuse bande d'amis :
Si la curiosité vous démange d'en savoir plus sur cette journée placée sous le signe de l'amitié complice et de la cuisine-passion, je vous renvoie au magnifique blog de Fabienne, où vous trouverez tous les détails, les photos, et même des recettes au sujet de cette réunion.
Le chef Sang Hoon Degeimbre, l'étoile montante de la gastronomie internationale, patron du restaurant "L'Air du Temps" à Noville-sur-Méhaigne, n'a pas hésité de se joindre à vos blogueuses préférées.
Le bal des hypocrites: la valse des "empoisonneurs"
Le bal des hypocrites: la valse des "empoisonneurs"
Tandis que dans l'Hexagone, le groupe agrochimiqueMonsanto verse des larmes de crocodile parce que le Tribunal correctionnel de Chartres vient de relaxer les 58 faucheurs volontaires d'OGM qui avaient rasé une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) et a annoncé vendredi dernier qu'elle se pourvoira en appel du jugement, ma petite Belgique connaît elle aussi un épisode OGM ouBayer Crop Science, autre monstre de l'agrochimie,se distingue sinistrement. La classe politique locale wallone semble toute disposée, sinon à étouffer l'affaire, à la ravaler au rang d'un simple fait divers et à négocier directement avec la firme responsable de juteuses indemnisations. ("Auri sacra fames!")
Monsanto, la firme US qui vassalise les chefs d'Etats pour mieux profiter des vertus de l'anarcho-libéralisme, décadenasser les quelques garanties que nous offre le Droit international et étouffer une expression démocratique gênante pour le top business mondialisé, a annoncé vendredi dernier son "indignation" et son "incompréhension" quant à la décision de la Justice française.
Bayer, quant à elle, a exprimé sa "confusion" pour l' "erreur humaine" qui s'est produite en son sein sur une variété de colzaOGM et que je vous rapporte ci-dessous. (Saperlipopette, il y a encore une fois un lampiste qui s'est trompé de sacs de colza ! C'est quoi, son prénom !!!)
Indignation, incompréhension, confusion, erreur humaine ... Mais ils se moquent de nous ... et à quel point !
S'il y a lieu d'être indigné, c'est nous, démocrates et consommateurs, qui avons les meilleures raisons de l'être. Toute cette hypocrisie dans laquelle on voudrait nous emballer, n'a d'autre but que de nous imposer les OGMpar la force du fait accompli. Il ne faut pas être grand prophète pour affirmer que les erreurs humaines invoquées (elles se répètent, et ce n'est pas par hasard!) sont cyniquement délibérées dans les staffs agrochimiques et font partie de leur stratégie crapuleuse et irresponsable pour anéantir pratiquement l'existence d'une agriculture biologique à ses côtés.
Je dois rendre un hommage particulier à la politique courageuse du commissaire européenStavros Dimas, mais je crois, qu'en bien des régions chez nous, il est hélas! déjà trop tard pour envisager encore réalistement la coexistence de deux filières de productions agricoles. C'est dorénavant à la tête même qu'il faut combattre Monsanto, Syngenta, Bayer et toute la clique satellitaire! Ces multinationales ne supportent pas les entraves juridiques. Les OGM , surtout en France, focalisent l'attention des citoyens depuis le Grenelle de l'Environnement. Le cadre juridique européen sur lesOGM est désuet, laisse transparaître des compromis politico-diplomatiques de bas-étage, mais il a le mérite d'exister et nous pouvons contribuer à le renforcer dans un sens favorable aux consommateurs que nous sommes tous. Mobilisons-nous!
Hélas! La discussion sur les OGM n'est déjà peut-être plus qu'une diversion. Pendant que l'on palabre sur les OGM , une nouvelle génération de produits alimentaires pénètre subrepticement le marché européen: lesnano-aliments. Et pour ces derniers, il n'y a aucun cadre juridique ! Donc, le consommateur n'a droit à aucune mention ou information du producteur (s'il n'y est pas obligé par la loi, pourquoi le ferait-il!), et devra manger ce que des maîtres malfaisants et cupides de l'agroalimentaire lui tendent au prix qu'ils voudront bien lui faire.
Derrière cesnano-aliments,Monsanto, Syngenta, Bayer ... sont déjà en bonne place et entendent engranger rapidement les bénéfices colossaux des investissements qu'ils ont consenti dans les nanotechnologies.
Pour forger votre opinion personnelle, je reproduis ci-après une dépêche de l'AFP évoquant le dernier épisode Bayer en Belgique:
Le gouvernement belge s'est ému de la découverte de quinze parcelles de colza contaminées par des OGM interdits en Europe. Les champs appartiennent à Bayer Crop qui parle d'une "erreur humaine".
Mardi 03 juin 2008
Quinze parcelles de colza de la société Bayer Crop Science ont été contaminées en Belgique par des OGM (organismes génétiquement modifiés) non autorisés en Europe, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé publique.
"Cette contamination est inadmissible", s'est insurgé mardi soir le ministre wallon de l'Agriculture et de l'environnement Benoît Lutgen dans un communiqué.
"Il s'agit d'une nouvelle preuve du caractère incontrôlable des cultures d'OGM et de leur mise sur le marché", a ajouté M. Lutgen.
Le ministre wallon --l'agriculture est régionalisée en Belgique-- a annoncé son intention "d'utiliser toutes les voies possibles pour exiger de réelles mesures réparatrices de la part de Bayer et de faire appliquer strictement le principe +pollueur-payeur+".
La société Bayer, spécialisée notamment dans l'amélioration des cultures, a elle-même informé les autorités belges de cette contamination, qui s'est produite lors de la réalisation le 6 mai d'un semis de colza conventionnel, selon un communiqué du ministère.
"Le lot de semences conventionnelles a été contaminé par 5% de colza OGM", précise le texte. Une enquête provisoire faite par la multinationale indique que cette contamination a pour origine une "erreur humaine".
Les champs où Bayer Crop Science fait les essais en question sont situés sur quatre sites en Wallonie (sud de la Belgique) et en Flandre (nord). Quinze "mini-parcelles" ont été ensemencées avec le lot contaminé.
La société a pris "diverses mesures pour empêcher la dissémination des OGM non autorisés", telles que l'arrachage et la destruction des jeunes plants.
Selon le communiqué, les plantes étaient toujours au stade végétatif au moment de leur destruction et n'avaient donc pas encore eu le temps de fleurir ni de produire de graines. Pour éviter les repousses de colza, éventuellement génétiquement modifiées, les parcelles resteront sous contrôles pendant plusieurs années.
Le ministère va informer la Commission européenne et les autres Etats membres de la situation et des mesures prises.
Avant-hier, lundi 26 mai 2008, avait lieu dans un quartier historique de Bruxelles, l'inauguration officielle d'un nouveau restaurant dont la carte annonce de "petites sauvageries" valorisant des ingrédients végétaux atypiques, sains et goûteux qu'Anne et moi apprécions tout spécialement. Dans l'immeuble même où l'enseigne du "Loup galant" avait su se construire une réputation gastronique appréciable, s'ouvrait un restaurant très innovant et fort prometteur baptisé "Nicolas et Pimprenelle". La pimprenelle : tout un symbole ... qui ne nous a pas échappé et a forcé d'emblée notre curiosité et notre sympathie !
Aux fourneaux de cette nouvelle enseigne, on retrouve une valeur sûre de la gastronomie bruxelloise en la personne du jovial et talentueuxNicolas Leveaux, le chef Eurotoque qui a déjà apporté le concours de sa cuisine savoureuse, innovante et saine à des établissements de prestige, tels "Le Barbizon", "Le Prévôt" ou "Agastache & Tonka". Pour ses pairs - et parmi eux notre amiClaude Pohligqui le connaît bien - Nicolas est un authentique spécialiste deslégumes anciens, de lacuisine des fleurs et des plantes sauvages. Pas étonnant dès lors qu'Anne et moi ayons suivi l'événement avec énormément d'intérêt.
Sa spécialisation, Nicolas la doit au moins en partie à un personnage attachant et extraordinaire : l'ethnobotaniste et écrivain français de renommée internationaleFrançois Couplan, le mentor deMarc Veyratlui-même.
Veyrat, qui est un des cuisiniers étoilés très médiatisés que l'on sait, n'hésite pas à renforcer le succès commercial qu'il mérite en recourant à certaines formes de cabotinage. Mais il ne faut pas s'y tromper; il détient un authentique génie, et ce n'est pas un insensé. A propos deFrançois Couplan, il a déclaré un jour sans ambage : "François est le plus grand botaniste du monde, celui qui m'a permis de progresser dans mon métier et de m'apporter une image complètement inédite". Une juste reconnaissance rendue au savant par le premier en vue des grands chefs auxquelsFrançois Couplan prodigue volontiers enseignements et conseils.
François Couplan, c'est à la fois le grand amoureux de la nature spontanée et le premier spécialiste mondial desplantes sauvages comestibles. Tel que je le perçois, je présenterais aussi volontiers ce scientifique comme un philosophe et un humaniste, mais je soupçonne fort que l'idée même de revendiquer de telles qualifications ne l'a jamais effleuré. C'est un homme simple, au sens noble du terme, un homme qui observe, qui réfléchit, qui sait, qui sait aussi qu'il ne sait pas ... et veut apprendre chaque jour.
Ayant été informé quelques jours auparavant que Monsieur Couplan serait à Bruxelles à l'occasion de l'inauguration du nouveau restaurant de son ancien stagiaireNicolas Leveaux, j'ai voulu le rencontrer et lui poser quelques questions que m'avait suscité la lecture de son dernier livre : "La nature nous sauvera". (Albin Michel, Paris, 2008)
Ce livre consigne les entretiens deFrançois Couplanavec Patrice van Eersel, un interlocuteur qui le soumet à des batteries de questions très élaborées auxquelles les réponses semblent jaillir toutes seules, claires et pertinentes. Malgré l'empreinte insensée et outrageusement abusive que l' "homo economicus" exerce sur la Nature, nous vivons encore dans un formidable garde-manger végétal avec lequel nos comportements stéréotypés et banalisés de consommation nous a fait perdre le contact.François Couplann'hésite pas à démontrer que les grands drames de l'humanité, comme la famine, la guerre, la pollution et l'anéantissement catastrophique de la biodiversité, ont une cause commune: l'appariton de l'agriculture, il y a plus de 10.000 ans ! Constat qui dérange ... mais qui !?
Je vous recommande absolument la lecture de ce livre. Même si beaucoup d'entre nous, après l'avoir lu, accepterons sans doute la conclusion pratique suggérée par l'ethnobotaniste pour sortir de la crise écologique - qui est de renouer avec une art de vivre "paléolithique" -, ils n'auront peut-être pas l'audace et la détermination de pousser l'expérimentation aussi loin queFrançois Couplanlui-même. Cet homme ne fait pas de concessions à ses convictions, et assume quotidiennement sa condition de "sauvage post-moderne". Ni vous ni moi ne pourrions sans doute nous engager aussi inconditionnellement. Mais les réflexions individuelles que ce livre suggérera, et le seul fait que nous acceptions enfin l'idée que l'usage des plantes sauvages a une place tout à fait justifiée dans notre alimentation, nous aura déjà fait franchir un pas important vers un type de consommation qui puisse s'inscrire dans la durabilité naturelle.
Ce lundi matin, lorsqueFrançois Couplana fait son entrée chezNicolas et Pimprenelle, il avait un peu de retard. Tiens, tiens ... j'ai souri en m'apercevant que, comme moi, il ne portait pas de bracelet-montre. Impatient, je l'ai abordé très vite, lui laissant à peine le temps de s'installer derrière la table de rencontre installée pour lui et la pile de livres qu'il s'apprêtait à dédicacer. En fait, je redoutais un peu de sa part une attitude défensive et formelle qu'adopte volontiers les célébrités lorsque qu'elles se trouvent face à un public non différencié.
Mais lorsque, après m'être présenté, je lui ai soumis les premières questions que m'avait suscité la lecture de son dernier livre, il m'a tout de suite rassuré et mis en confiance. Il écoute avec attention, pose des questions, répond calmement et clairement. Et au fur et à mesure d'un dialogue de plus en plus passionné et chaleureux, il sort toutes sortes de petits papiers de ses poches pour prendre rapidement des notes.
Je n'ai pas vu le temps passer. Après trois quarts d'heure, j'ai pris congé de l'ethnobotaniste dont les connaissances et les idées me fascinent. Et je suis reparti ... pour rejoindre mes plants de tomates anciennes.
Ce n'est qu'en remontant dans la voiture que je me suis rendu compte d'une chose étonnante qui m'avait échappé pendant que nous parlions. Pour marquer mon respect envers cet homme que je vénère, je l'avais abordé en adoptant le vouvoiement. Lorsque je l'ai quitté, nous nous tutoiyons déjà depuis un certain temps à mon insu. Il va sans dire que nous nous sommes promis de nous recontacter, et que je ne me ferai certainement pas prendre en défaut.
A propos de la journée "Nature admise" à Gembloux ...
Anne et moi vous l'avions annoncé, nous participions dimanche 25/5, en plein centre de Gembloux, sur un site étonnamment calme et verdoyant en milieu urbain, à un grand rendez-vous des amoureux et des défenseurs de la nature, des jardins, des potagers, et des sentiers bordés de multiples plantes sauvages ... bref, de la biodiversité.
La plupart d'entre vous le savez depuis longtemps, Anne et moi sommes de fervents collectionneurs de légumes anciens et promoteurs bénévoles et passionnés de leur réintroduction dans une alimentation quotidienne plus saine et plus diversifiée. Comme le thème des légumes proprement dits était déjà bien illustré sur le stand du CTH (Centre de Technique Horticole) et animé avec compétence par Mr Gricourt, nous avons choisi la complémentarité et proposé exclusivement ce jour-là au public, sur le stand desJardins de Pomone, l'illustration de la biodiversité insoupçonnée des plantes aromatiques et de leurs vertus.
Parmi de très nombreuses variétés de thyms, de sauges, de menthes, d'oseilles, d'agastaches, d'hysopes, de sarriettes, d'origan, etc... présentées, les visiteurs ont été très spécialement intrigués par la plante-sucre, le stévia, et nous avons été assaillis de questions à son propos.
A propos du stévia , et à la demande générale, j'ai donc promis de lui consacrer un prochain billet sur ce blog. Cette plante de la famille des lamiacées, botaniquement originaire du Paraguay, offre des avantages révolutionnaires dans l'alimentation, mais dérange à ce point les lobbies du sucre et de l'aspartame qu'ils ont tout fait pour que vous en ignoriez encore longtemps le nom, l'existence et les avantages.
Dans le magnifique espace vert des Closières, nous avons eu l'agréable surprise et le bonheur de rencontrer de nombreux d'entre vous dans le courant de cette journée, et nous les remercions tout spécialement pour le soutien sympathique, répété et engagé qu'ils manifestent à notre "Croisade verte".
Merci notamment à l'attachante Fabienne (http://savoureusesaveur.canalblog.com) et à son "José" (et oui, j'ai un homonyme bien plus sympathique encore que je ne pourrais l'être dans mes meilleurs jours!), à Kiki et à Stef, à Maurice et son épouse, ... qui malgré la météo peu clémente annoncée (à tort!) pour la journée et le ciel (vraiment!) menaçant de la matinée , n'ont pas hésité à faire une long déplacement pour nous retrouver au milieu de nos aromatiques.
Merci aussi à ces centaines de randonneurs anonymes, qui ont participé aux visites guidées du site, et qui, toutes générations confondues, se sont dites enthousiasmées et prêtes à partager notre idéal, à valoriser la biodiversité qui nous veut du bien.
Pour la réussite, tant didactique que conviviale, de cette journée, Anne et moi voulons exprimez aussi des remerciements particuliers à :
Eric Van Poelvoorde, le dynamique et entreprenant échevin de la ville de Gembloux,
Pascaline Leruth, jeune ingénieur agronome, éco-conseillère au Service de l'Environnement et de l'Energie, dont, depuis plusieurs semaines, nous avons pu éprouver la disponibilité et l'efficacité, toutes deux à la hauteur de son immense gentillesse.
Christelle Vanden Berghe, animatrice des Jardins partagés, qui nous a fort touché par la générosité et le réalisme qu'elle associe adroitement dans la réalisation de son projet social.
Olivier Guillitte, co-organisateur de la journée, le sympatique barbu à la proue de NATAGORA, association oh combien active dans la protection de la Nature. (http://www.natagora.be)
MM. Lahy et Compère, de la Société Royale Horticole de Gembloux.
Mr. Jansen, chercheur au Département Lutte biologique et Ressources phytogénétiques du CRA-W (Centre wallon de recherches agronomiques), qui nous a épaté avec ses connaissances sur lescoccinelles et les syrphes, ces précieux insectes auxiliaires de la lutte contre les pucerons. (http://labecotox@cra.wallonie.be)
Mr. Gricourt, du Centre de Technique Horticole, qui en matière d'essais maraîchers, a pour vocation de développer une collaboration bénéfique entre les milieux de l'enseignement, de la recherche appliquée et des horticulteurs professionnels. (http://www.cthgx.be)
Un grand merci aussi à tous ceux qui ont contribués au bon déroulement de cette journéeNature admise, sans que nous en ayons retenu le nom, mais avec lesquels nous espérons pouvoir faire plus amplement connaissance à l'occasion d'une nouvelle édition de cet événement très, très réussi.
Cuisine indienne: menu "Bollywood", les prouesses d'Apolina
Apolina entre en lice ...
Cuisine indienne: menu "Bollywood", les prouesses d'Apolina
Cette semaine, Anne et moi avons essentiellement été occupés par la mise en place, en pleine terre, des 134 variétés de tomates anciennes que nous cultiverons cette saison. Cette grande tâche est traditionnelle à la mi-mai et nous avons pu l'effectuer, cette année, dans des conditions météo tout à fait favorables. "Pourvu que ça dure"; on pourra alors vous reparler bientôt ici de tomates vraiment exceptionnelles.
Mais il s'en trouve que, par conséquence, nous avons quelque peu négligé nos fidèles amis blogonautes. Et notamment, nous ne vous avions pas rendu compte du très exotiquecours de cuisine indiennedonné par Apolina le vendredi 9 mai dernier. Voici quelques lignes pour vous faire partager tout le plaisir que nous en avons ressenti. Pour le menu détaillé, je vous invite à le (re)découvrir dans mon précédent billet annonçant cette soirée "Bollywood".
Cette soirée culinaire àl'École d'Arts SaSaSaa connu naturellement un franc succès. L'ambiance a été des plus joyeuses et des plus instructives, personne ne pouvant résister longtemps au charme d'Apolina et de sa cuisine exotique extraordinairement parfumée. (Il y avait notamment au menu une petite sauce au tamarin à vous faire damner tous les saints ... voire à amadouer la plus récalcitrante des belles-mères!)
Apolina, c'est la gentillesse, la disponibilité, mais aussi le savoir faire et le savoir expliquer. Elle a épaté son auditoire en lui faisant découvrir les caractéristiques et les vertus de lacuisine ayurvédiqueet la place qu'y tiennent lesépices orientales.
Ainsi par exemple, la consommation abondante de curcuma protégerait les Indiens de la terrible maladie d'Alzheimer, qui fait des ravages croissants dans notre monde occidental. Autre exemple : les qualités exceptionnelles du Ghee, beurre clarifié indien, comme matière grasse de cuisson. Apolina vous en avait déjà communiqué la recette sur ce blog. Vous pourrez la retrouver sous le lien:
Tous les participants se sont impliqués joyeusement dans la préparation des cinq services prévus au menu, et l'ambiance de la table autour de laquelle ils se sont rassemblés ensuite restera longtemps dans les mémoires. Voici quelques photos de cette soirée "Bollywood", en attendant - avec une impatience mal contenue - qu'Apolina publie les des recettes détaillées du menu. Histoire de pouvoir préparer ces délices à la maison pour séduire les amis.
NATURE ADMISE : les légumes d'antan et plantes aromatiques des jardins de Pomone
Gembloux - La maison du bailli, qui domine la petite ville
Anne et moi participerons activement dimanche prochain 25/5 à Gembloux, à un événement Nature exceptionnel organisé conjointement par leService de l'Environnementde cette charmante petite ville et la section régionale de l'associationNATAGORA.
Le beffroi de Gembloux, qui appartient désormais au Patrimoine mondial de l'Humanité établi par l'UNESCO
Parmi bien d'autres partenaires de la Journée Jardins Nature ouverts, nous viendront personnellement présenter au public la grande biodiversité insoupçonnée des légumes d'antan et des plantes aromatiques, ainsi que leur agréable et saine déclinaison en cuisine.
Gembloux: la célèbre Faculté universitaire des sciences agronomiques est installée dans un ancien monastère bénédictin.
Nous invitons chaleureusement tous nos amis et sympathisants à nous retrouver sous la tonnelle des Jardins de Pomone, qui sera dressée dans la Parc des Closières, où nous les accueilleront avec le plus grand plaisir.