13/01/2014

5ème rendez-vous le samedi 15 mars 2014 : cours de JARDINAGE POTAGER BIO à la FERME NOS PILIFS

 

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Cours de jardinage potager bio pour tous :

Programme des formations 2014

 

C’est devenu une tradition aux JDP, et vous êtes nombreux à nous avoir déjà interrogés sur le nouveau programme de cette année. En 2014, nos formations au jardinage potager urbain – accessibles à tou(te)s - seront à nouveau dispensées, notamment à la Ferme Nos Pilifs.

Dès le 25 janvier prochain – donc dans 12 jours - nous vous proposons d'inaugurer avec nous une nouvelle session de petites formations « pas-à-pas » amusantes et pratiques. Pour pouvoir y participer, il faut s’inscrire préalablement (par e-mail à l'adresse renseignée plus bas) ou contacter la Ferme nos Pilifs par téléphone ou au comptoir de la jardinerie à l’occasion d’un de vos passages.

La convivialité est une des composantes du succès de ces formations. Pour préserver cette ambiance, les disponibilités sont strictement limitées à 36 participants par atelier. Si vous voulez être des nôtres, il est donc important de réserver le plus rapidement possible votre place aux ateliers qui vous intéressent. (Il n’est pas obligatoire de vous inscrire pour tout le programme; vous pouvez choisir uniquement les thèmes qui vous intéressent.)

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  Infos pratiques

 

C’est quand ?

Les différentes dates sont communiquées dans le calendrier ci-après. Tous les ateliers débutent à 14 h et se terminent vers 16h. Le conférencier se tient ensuite à votre disposition pour les questions-réponses jusque 16h30.

C’est où ?

Rendez-vous au centre de la cour de la Ferme Nos Pilifs , 347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek)

 C’est combien ?

Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros  par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines offertes aux participants par les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 €uros valable 2 ans à la jardinerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

 Comment s'inscrire ?

Uniquement via l’adresse mail :

 jardinerie@pilifs.be

 Infos complémentaires ?

Contactez-nous au 02 262 11 06. Nous vous renseignerons avec plaisir.

 

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Calendrier 2014 des ateliers / formations

 

Formation 1

Samedi 25/1 de 14 à 16H

 Les bons gestes du jardinier au potager : les travaux du printemps

Découvrez les petits trucs et astuces de saison pour obtenir rapidement de bons et beaux légumes chez vous dès les prémices du printemps. 

Formation 2

 Samedi 15/2 de 14 à 16H

 Préparation du sol du potager

Le sol, c’est le support essentiel de la vie. Ce support est évolutif et le succès de vos cultures est subordonné à quelques bonnes pratiques de jardinage.  

Formation 3

Samedi 22/2 de 14 à 16H

Réussir ses semis printaniers : conseils et astuces

En réalisant soit même des semis de plantes, on réalise une économie substantielle, mais surtout on élargit considérablement le choix des variétés.

 

Formation 4

Samedi 1/3 de 14 à 16H

 Cultiver des tomates anciennes

Echappez aux tomates industrielles et aux nuisances des méthodes culturales qui les produisent. Offrez vous la liberté de cultiver chez vous – même au balcon – l’une ou l’autre variété de tomates anciennes au goût et à la qualité sanitaire inégalable.

 

 Formation 5

 Samedi 15/3 de 14 à 16H

 Créer et entretenir son potager familial en ville

Vous l’avez décidé ? Vous vivez en milieu urbain et vous souhaitez malgré tout créer un vrai potager bio ? Voici comment procéder efficacement.

 

Formation 6

Samedi 29/3 de 14 à 16H

 Jardiner sans pesticides

Vous aimez le vivant; vous respectez la vie ? Par définition, les pesticides sont des produits qui « tuent ». D’origine essentiellement chimique, ils ne sont pas du tout indispensables pour régler un problème au jardin. Découvrez les solutions naturelles et efficaces qui préservent l’équilibre  naturel de votre potager.

 

Formation 7

Samedi 12/4 de 14 à 16H

La culture des fraisiers en pots et au potager

La culture des fraisiers est peu exigeante et très productive. Même si vous disposez de bien peu de place, le fraisier vous procurera de savoureux fruits rouges parfaitement sains. Et en choisissant des variétés anciennes remontantes, vous pourrez les savourez du printemps jusqu’aux prémices de l’automne.

 

Formation 8

Samedi 19/4 de 14 à 16H

La culture des herbes aromatiques culinaires

Dans le commerce, les herbes culinaires fraîches sont peu variées, souvent conditionnées sous blister, sinon proposées en petits pots de culture hydroponique où elles dépérissent après quelques jours. Ce n’est pas une bonne raison d’aromatiser vos plats avec des « p’tits cubes », ces ersatz matraqués par la publicité. Découvrez 40 plantes aromatiques bienfaisantes et parfumées que vous pouvez facilement cultiver vous-même.

 

Formation 9

Dimanche 20/4 de 14 à 16H

 Le mini-potager au balcon

En pots ou en jardinières : un petit potager à portée de main ! Choisissez les meilleurs légumes et maîtrisez votre petite production familiale des quatre saisons.

 

Formation 10

Samedi 26/4 de 14 à 16H

 Les bons gestes au potager – travaux d'été et vacances

Lorsque s’annonce l’été, la bonne gestion de l’eau nécessaire à la croissance de légumes tendres et savoureux devient un enjeu essentiel au potager. Plutôt que d’arroser à tout va, découvrons les méthodes qui maintiennent naturellement l’humidité dans le sol : le paillage adéquat, le contrôle des montaisons, l’aération du sol, les alliances avec de prétendues « mauvaises herbes » … 

 

Au plaisir de vous retrouver nombreux à ces rendez-vous du cœur et du bon sens solidaire,

Anne & José

 

 

 

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01/01/2014

Si vous avez trouvé ici quelques GRAINES DE BONHEUR en 2013, faites les germer en 2014

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Si vous avez trouvé ici quelques graines de bonheur en 2013, 

faites les germer en 2014 !

Nos meilleurs voeux pour l'an nouveau ...

avec une pensée affectueuse et reconnaissante pour chacun de vous.


Anne & José

Les Jardins de Pomone

ASBL

 

 

18/11/2013

Recette : TARTELETTES AU POTIRON et au fromage de chèvre ou à la feta

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 Recette culinaire :

 Tartelettes épicées au potiron

et au fromage de chèvre frais (ou à la feta)

(pour 4 personnes)

 

  • 1 rouleau de pâte feuilletée (ici BIO DELHAIZE)
  • 500 gr de chair de potiron (butternut, potimarron, musqué de Provence etc … ) épluché, épépiné et coupé en tranches de +/- 4 cm d’épaisseur  et  5 cm de longueur
  • 1 chèvre frais BIO ou 1 paquet de feta
  • 1 jaune d'oeuf battu
  • 3 c à soupe de yaourt grec entier
  • 2 c à café d’huile d’olive
  • ½ c à café de poudre de piment d’Espelette* ou de piment fort
  • 4 brins de thym carvi frais (la fameuse "herba barone" des cuisines traditionnelles corse, sarde et  Corses et des Sardes) ou un autre thym de type serpolet citronné
  • sel/poivre

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 Parmi environ 350 espèces de thym identifiées, il en est une que trop peu de gourmets connaissent et ont goûté dans nos régions septentrionales. Il s'agit d'un thym rampant appelé THYM CARVI. C'est la fameuse "HERBA BARONA" des cuisines traditionnelles de la Corse, de la Sardaigne et des îles Baléares. Ce thym a toute la puissance aromatique et la saveur incomparable des meilleures herbes du maquis. Il en existe des variétés au parfum citronné intense qui nous libèrent un peu de la médiocrité des thyms séchés disponibles dans la filière commerciale. 

 

Si vous utilisez de la feta, faites-la  dessaler pendant 1 heure en changeant l’eau tous les ¼ heures. Préchauffez le four à 200°.

 Découpez du papier sulfurisé et déposez-le sur une plaque du four. Etalez les tranches de potiron sans les superposer, sur la plaque de cuisson.  Badigeonnez les tranches avec de l’huile l’olive; salez et poivrez. Réduisez la T° du four à 190°. Enfournez  pour +/- 25 min, jusqu’à ce que le potiron soit fondant. Laissez refroidir légèrement.

 

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Egouttez la feta, coupez-la en petit dés.

Dans un récipient, fouettez ensemble l’œuf battu, le piment, le yaourt. Poivrez et salez très légèrement, la feta étant déjà salée !

Découpez des rectangles de taille identiques dans la pâte. Posez-les sur une plaque de cuisson, en les espaçant. Etalez un peu de préparation œuf/piment/ yaourt  au centre de chaque tartelette, puis répartissez les tranches de potiron, puis les dés de feta ou chèvre frais, y répartir les branches de thym.

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 Enfournez pour +/- 15 à 20 min jusqu’à ce que la pâte soit gonflée et dorée.

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Ces tartelettes salées peuvent être servie chaudes, tièdes ou froides.

Si vous aimer un goût moins pimenté utiliser de la poudre de piment d’Espelette (en vente au rayon épices chez Delhaize)

Ne jetez pas les restants de pâte feuilletée :  coupez-les en petites bandes d'environ 2,5 de largeur et 10 cm de longueur.

 

 

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Saisissez les bandes des deux côtés dans la longueur et torsadez-les. Placez-les sur du papier sulfurisé.

A l’aide d’un pinceau culinaire, enduisez-les avec le jaune d’un œuf battu, parsemez, à votre choix avec du piment d’Espelette moulu,  des graines de sésame noir, des noisettes broyées, du gros sel , un mélange de poivres variés, ou encore du fromage rapé (comme le comté, le gruyère ou le parmesan ...)

Enfournez pendant +/- 4 min.

Laissez refroidir et servez avec l’apéro.

 

 

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29/10/2013

La SANGUINOLE : une croque-GLAMOUR au pays des POMMES

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Patrimoine gourmand de nos vergers :

 

La  SANGUINOLE

ou pomme CALVILLE ROUGE D'HIVER

 

 

C’est en cette fin d’octobre que débute la récolte des variétés de pommes "à couteaux d’hiver", c’est-à- dire des pommes de table ou à dessert qui n’ont pas vocation à être consommées immédiatement, mais bien après un entreposage traditionnel dans un "fruitier" (= local ou étagère pour la conservation des fruits) .

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Parmi ces pommes, une variété atypique ancienne qui ne manque vraiment pas ni de caractère, ni de distinction : la  SANGUINOLE. Elle se consomme idéalement de la fin du mois de novembre à la fin janvier, période où sa conservation dans des conditions adéquates révélera son délicieux parfum dans une intensité optimale. Malgré son nom populaire, elle n'a vraiment rien de draculesque; rassurez-vous. Je la qualifierais plutôt de croque-GLAMOUR : belle, désirable et bonne !

 

Le fruit est allongé, de taille moyenne (7 à 8 au kg). Comme sa forme se caractérise encore par des côtes saillantes, voire même de petits bosselages au sommet et autour de l'œil, la pomologie classe ce pommier parmi les différents « calville », et l’identifie souvent comme le "CALVILLE ROUGE D'HIVER", le "CALVILLE ROUGE NORMAND" ou encore le "CALVILLE MUSQUÉ".

  

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Même si la région d'origine de ce pommier n'est pas vraiment connue et fait l'objet de revendications locales plus déclarées que démontrées, c'est une véritable variété ancienne, qui - hélas, dirais-je ! - n'est plus cultivée depuis longtemps en arbre de plein vent, mais presque exclusivement en basse-tige (porte-greffes M9 "Paradis jaune de Metz" ou M2 "Doucin de Fontenay". Les tailles "cordon" et "gobelet" sont généralement les plus performantes.

On a observé que le pommier à SANGUINOLES préférait s'épanouir dans un emplacement ensoleillé à moyenne altitude (entre 800 à 1300 m), ce qui contrarie un peu - à mon humble avis - l'origine normande ou orléanaise que certains voudraient lui attribuer d'office.  Très résistant au gel, sa vigueur est cependant  considérée comme moyenne, le CALVILLE ROUGE D'HIVER n'est exploité que de manière très confidentielle. 

En cuisine, cette pomme est extraordinaire pendant les mois d'hiver. Si elle se prête peu à la cuisson, sa chair - rosée sous la peau et blanche au cœur fera merveille dans une salade de fruit distinguée, voire coupée en carpaccio pour le dressage de plats de gibier par exemple. La structure est tendre et légère; la saveur est douce, fraîchement acidulée et légèrement musquée.

  

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Bref, pour épater vos convives gourmets, n'hésitez pas à bouder les pommes commerciales "modernes" de la grande distribution, et offrez-vous en hiver tout le chic d'une authentique variété ancienne qu'il vous est loisible de cultiver dans votre jardin pour votre propre approvisionnement. 

  

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26/10/2013

Cours de JARDINAGE pour tous : Le POTAGER BIO en AUTOMNE et en HIVER (16 novembre 2013)

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21/10/2013

Le CURCUMA : sa culture, sa cuisine et les secrets ayurvédiques du curry

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Epices orientales :  

 

Le curcuma

 

CURCUMA : ce terme est familier aux amateurs de cuisine. Mais en évoquant cette épice orientale que nous n'hésitons pas à incorporer dans nos plats, c'est bien souvent à une fine poudre de couleur jaune orangée vendue dans le commerce que nous pensons. Or le curcuma, c'est bien plus que ça, et je vous propose de le découvrir dans sa réalité naturelle. Petit préalable : le même mot curcuma désigne à la fois l'épice ... et la plante qui permet de la produire.

Le curcuma est apparenté au gingembre. Comme lui, il provient d'un rhizome (tige souterraine) brun clair. Si la chair du rhizome de gingembre n'a pas de couleur particulière (elle est d'un blanc-beige assez  terne), celle du rhizome du curcuma s'en différencie par une coloration jaune-orange éclatante qui rappelle le safran. Les racines - au goût musqué, mais peu odorantes - sont bouillies, pelées, puis séchées au soleil durant environ une semaine. Elles seront ensuite moulues pour produire la poudre jaune-orange vif qui colore traditionnellement les curries. Comme cette poudre revient moins cher que les colorants artificiels, il y a belle lurette déjà que l'industrie alimentaire en utilise souvent l'extrait  (c'est le E100 - curcumine indiqué sur les emballages) dans le beurre, les fromages, les boissons et des condiments vinaigrés, comme la sauce anglaise, la moutarde ou le pickles. Rien de grave : pour autant que l'extraction n'ait pas été réalisée avec des solvants chimiques laissant des résidus néfastes, cela reste un produit d'origine naturelle considéré à tout le moins inoffensif pour la santé. Comme substance antioxydante, la curcumine aurait des effets anti-vieillissement et contribuerait à la prévention de différents cancers.

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La plante de curcuma

En débutant cette note, j'avais attiré intentionnellement votre attention sur le fait que le mot "curcuma" désignait à la fois l'épice et une plante vivace tropicale de la famille des zingibéracées. D'un point de vue botanique, cette distinction a son importance. Pourquoi ? Le curcuma est en fait un genre botanique qui comprend de nombreuses espèces ; environ une 40aine, la plupart ramifiées en d'innombrables variétés ou cultivars !!! Et seules quelques espèces se prêtent à l'usage culinaire sous la forme d'épice.

  • La belle épice colorée que nous connaissons provient le plus souvent de l'espèce cultivée curcuma longa Linné (aussi scientifiquement désignée curcuma domestica Valeton). On n'a pas retrouvé l'origine sauvage de cette espèce, mais on peut estimer que sa culture en Inde remonte à plus de 4000 ans. Les textes indo-européens nous renseignent sur le caractère sacré de cette épice, et son importance ayurvédique et rituelle apparaît clairement dans les légendes de GANESHA, le dieu à tête d'éléphant de la mythologie hindoue.

 

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Ganesha, né des amours de Shiva et Parvati, eut un jour la tête tranchée par son père furieux de le voir l'empêcher d'accéder dans la salle où sa mère prenait son bain. Horrifiée et furieuse à son tour, Parvati menaça son violent amant de détruire tout l'univers. Shiva, confus, trancha alors la tête d'un éléphant qui passait à proximité et l'appliqua sur les épaules de Ganesha, qui fut ainsi ressuscité. Shiva, séduit par le jeune garçon âgé de cinq ans, l'adopta comme son fils légitime.

Devenu adulte, Ganesha épousa en grande cérémonie les deux filles  de Brahma : Siddhi (la Réalisation), et Buddhi (l'Intelligence). Le curcuma, symbole de purification, de fécondité et de fidélité, remède ayurvédique par excellence, figure en bonne place dans les récits de ces noces légendaires.

 (Photo sous licence libre Creative Commons - commentaire de José Veys)

 

  • Proche du curcuma longa du subcontinent indien, on connaît également un  CURCUMA INDONÉSIEN appelé localement "temoe iawaq" ou "temulawak" (curcuma xanthorrhiza Roxburgh). Mais son utilisation est bien moins culinaire que médicinale, même si la poudre de ses rhizomes lui vaut également le surnom populaire de "safran des Indes" donné au curcuma indien.

 

  • Le ZÉDOAIRE (curcuma zedoaria Christmann) - ou GIGEMBRE BÂTARD - est également une espèce de curcuma dont les rhizomes sont utilisés dans la cuisine asiatique. Il est fort peu connu des Européens, qui le confondent facilement avec le galanga (alpinia galanga Willdenow), le "khaa" de la cuisine thaïlandaise ou "liang-tian" de la cuisine chinoise. Avec sa saveur de gingembre adoucie, et un parfum qui rappelle  la mangue mûre, il mériterait certainement d'être plus largement découvert et valorisé par les gourmets occidentaux.

 

  • ATTENTION ! Outre les trois espèces alimentaires, médicinales, cosmétiques et tinctoriales de curcuma que je viens d'évoquer, vous trouverez souvent dans les jardineries une espèce de curcuma avec une splendide floraison rose-mauve, aussi appelée "TULIPE DE THAÏLANDE" (curcuma alismatifolia Gagnepain). Désolé, mais cette espèce ne doit pas être consommée. Ne vous avisez surtout pas d'en  récolter les rhizomes à cet effet.

 

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La "tulipe de Thaïlande" est une espèce de curcuma cultivée pour sa floraison très décorative. Ses rhizomes ne sont absolument pas consommables.

(Photo sous licence libre Creative Commons)

 

La plante du curcuma longa a une hauteur qui varie entre 60 cm et 1 m. Ses feuilles, dressées et lancéolées, sont engaînantes et longues. Selon la variété, la forme est oblongue ou elliptique. La nervure axiale - puissante et bien marquée - se ramifie en nervures secondaires parallèles. Au centre de la plante s'élève une inflorescence formée par un axe densément garni de fleurs de couleur blanc-jaunâtre entourées de bractées vert pâle.

Ce sont les ramifications des rhizomes tubéreux, de forme plutôt ovoïde, que les anglophones appellent "arrow rooth" et les francophones "doigts de curcuma". Ces doigts sont particulièrement riches en amidon, en arabinogalactanes et en curcumines colorantes.

 

 

La culture du curcuma

En Belgique ? Impossible, me direz-vous ? Eh bien, non, pas tout à fait. Poussé par la curiosité, j''ai tenté l'expérience avec quelques tronçons de rhizomes enfouis à 8 cm dans un terreau universel contenu dans des pots horticoles de 1,5 l. Des plants significatifs ont pu ainsi être obtenus après 6 semaines environ, puis installés en pleine terre durant l'été. Ils ont fleuris au début du mois d'août. A l'époque ou je vous écris (mi-octobre), les fleurs ont flétri et les conditions automnales ont fait jaunir une bonne part du feuillage, le reste devant disparaître dans les deux ou trois semaines à venir. Mais les souches sont restées saines et en bon état. Je les ai déterrées et réinstallées dans des pots de 25 l, avec un drainage  important dans la serre (non chauffée). Sachant que la récolte des rhizomes nécessite normalement 9 mois de culture,  j'ai l'intention de conserver les souches au mieux et à l'abri. Les rhizomes sont généralement réputés très résistants à la sécheresse et même au gel (jusqu'à moins -15°C). Seront-ils consommables l'an prochain ? J'aimerais pouvoir le tester et conclure au printemps 2014. Mais je reste parfaitement conscient du caractère empirique et aléatoire de cette expérience qui pourtant me passionne.

 

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La cuisine au curcuma

Dans les mélanges d'épices pour curry, le curcuma est un des ingrédients essentiels. C'est lui qui confère au mélange sa belle couleur caractéristique. Pour les gastronomes connaisseurs, le meilleur curcuma est celui qui est produit dans le district d'Allepey (Etat du Kerala) et dans la région de Chennai (l'ancienne Madras) sur la côte de Coromandel.

 

Les épices de base associées au curcuma dans un curry traditionnel (il en existe d'innombrables variantes par région) sont :   CANNELLE - CORIANDRE - CUMIN - GIMGEMBRE - GIROFLE - NOIX DE MUSCADE - PIMENT FORT - POIVRE. Dans toute la cuisine indienne, le curry aromatise les plats de légumes, de poissons et de viandes en sauce accompagnés de riz, de céréales  ou de légumineuses

L'arôme du curcuma est somme toute assez discret : légèrement poivré, avec un zeste d'amertune. Si ce n'était toutes ses propriétés favorables à la santé, on pourrait presque croire que son principal intérêt réside dans sa couleur. Une petite pointe de couteau dans l'eau de cuisson du riz ou dans un court-bouillon, et sa couleur jaune orange vous projette d'emblée dans un enivrant exotisme culinaire. Les fins gourmets l'associent presque toujours au poivre noir du Kerala, ce qui en amplifie la saveur. Si le curcuma est appelé souvent "safran des Indes" au "safran du pauvre", c'est parce que le vrai safran (qui provient lui des fleurs d'une espèce de crocus, et non pas d'un rhizome) est aussi très colorant. Mais il a un tout autre goût, et son prix très élevé ne le rend pas le vrai produit accessible à tout le monde. Il en résulte depuis des siècles beaucoup de fraudes dans lesquelles le curcuma remplace artificieusement le safran. Et en ce domaine, les consommateurs occidentaux sont régulièrement les meilleurs "pigeons" de commerçants peu scrupuleux.. Autrement dit: le curcuma - bon marché - n'est pas du safran. Mas les marchands arabes entretiennent savamment la confusion depuis des siècles en appelant le curcuma "safran des Indes". (Le mot arabe "kourkoum", dont dérive le terme "curcuma", désigne d'ailleurs expressément le safran dans cette langue.) 

Vendu presque toujours en poudre, le curcuma s'évente facilement; Le cordon bleu ne s'en rend pas toujours compte, parce sa couleur, elle, ne s'altère pas aussi vite. Il faut donc le conserver en petite quantité, bien au sec et à l'abri de la lumière pendant 6 mois au maximum.

 

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Le curcuma et notre santé

Le curcuma contient des composés phénoliques, appelés curcuminoïdes, qui lui confèrent des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires puissantes. En Inde et en Chine, la poudre de curcuma est largement utilisée en médecine traditionnelle pour traiter les problèmes digestifs, les ulcères, diverses infections et inflammations. (Des compresses préparées avec du curcuma soulageaient l'acné, la gale, la vérole ou le pian et en résorbaient les vilaines séquelles sur la peau). L'ingestion de curcuma était justement réputée pour activer la circulation sanguine, soulager les règles douloureuses et atténuer les douleurs articulaires rhumatismales.

 

Le curcuma, plante tinctoriale  

 

Dans de nombreux pays d'Asie, la teinture extraite du curcuma est utilisée pour colorer les tissus des vêtements portés lors des grandes cérémonies. Naissances, rites initiatiques, fiançailles, mariages, crémations ... Jusque dans lamaseries perchées sur les flancs de l'Himalaya, les robes des moines sont teintées avec du curcuma, et la couleur de cette épice reste ainsi symboliquement attachée à la spiritualité bouddhiste.

 

Votre jardinier bien cordialement et très savoureusement dévoué,

José

 

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18/10/2013

AUTOMNE-HIVER au potager : comment le jardinier BIO prépare le PRINTEMPS (16/11)

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