22/11/2008

Puisque la Biodiversité nous veut du bien ...

Biodiversité Pomone MG_3465

Une photo d'Alexandre Bibaut prise dans les jardins de Pomone

 

Puisque la biodiversité nous veut du bien ... ensemble, (re)créons des potagers !

 

 

La biodiversité : c’est quoi au juste?


Biodiversité ! Tout le monde en parle, et pourtant sa définition reste un peu hasardeuse. C’est un néologisme apparu dès la fin des années ’80 formé par la contraction des termes « diversité
biologique
».

La biodiversité est constituée par l’ensemble des innombrables organismes vivants considérés dans leurs interactions à partir d’un support commun, le sol. Faune, flore, micro-organismes, tout ce qui vit ne se perpétue qu’en associations équilibrées avec une multitude d’autres organismes vivants.

Le sol, support de la biodiversité, est évidemment de nature variable, notamment en fonction des éléments physiques et chimiques présents à un endroit donné. Selon ses caractéristiques locales propres, il constitue un biotope particulier (par exemple : les dunes côtières, le marais, l’alpage, la forêt tropicale, la tourbière …) auquel est lié une biodiversité spécifique.Ce sont ces différents types de biodiversités spécifiques que l’on nomme biocénoses.

L’homme tient évidemment une place dans l’expression globale de vie produite par la biodiversité; il ne saurait vivre harmonieusement et durablement dans la carence ou en
l’absence de cette diversité complexe. Autrement dit, l’homme ne vit pas face à la Nature, mais dans la Nature, et il doit assumer loyalement son lien de vassalité envers elle. C’est la
condition de sa propre survie
. La recherche de développement économique nous a souvent fait perdre le sens de cette loi naturelle fondamentale.

La biodiversité est un legs biologique et culturel de dimension planétaire : elle permet une adaptibilité rapide aux inévitables modifications de l’environnement et garantit notre sécurité
alimentaire à long terme
. Pour les écologistes, elle est «patrimoine de l’humanité ».

 

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"Homo homini lupus" (Plaute, Ansinaria, II) - "L'homme est un loup pour l'homme"


Où en est-on concrètement dans le respect de la biodiversité ?

Un constat simple et rassurant s’impose, surtout en Europe : aujourd’hui, la biodiversité, envisagée sous l’angle de l’alimentation, fait l’objet d’un large consensus citoyen refusant les OGM (ou en tous cas leur banalisation) et soucieux de voir l’indispensable production agricole s’inscrire dans des limites volontaires qui préservent l’équilibre naturel et autorisent le développement durable.


La "révolution verte" : un assaut terroriste de la biodiversité

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’agriculture européenne s’est remodelée très rapidement sur le modèle ultra-performant que les libérateurs américains avaient déjà adopté
outre-Atlantique. Monocultures demesurées, moyens mécaniques titanesques, traitements intensifs des sols à l’aide de la soi-disant miraculeuse «trinité NPK» des engrais chimiques (azote, phosphore, potassium), épandages massifs et pulvérisations répétées d’innombrables pesticides à l’innocuité affirmée mais jamais démontrée. C’est ce modèle impressionnant d’agriculture que l’on a appelé la «Révolution verte»; tout y a été sacrifié au rendement économique et à la production quantitative. Résultat : après seulement deux générations d’agriculteurs adeptes de ces méthodes intensives, bien des terres arables ont vu leur biodiversité durablement anéantie et sont devenues incultes. C’est pourtant au nom du progrès scientifique que ces terres avaient été exploitées de la sorte. Un dicton plein de dépit traduit cet échec ciglant « La terre a enrichi le père pour appauvrir le fils ». Une grande proportion de terres de cultures sont passées de ce fait à la spéculation immobilière.

Ce qui est certain, c’est que la biodiversité a payé et paye encore un tribut insoutenable aux méthodes agricoles initiées par la «Révolution verte». L’essor de cette dernière correspond à une disparition accélérée de très nombreuses espèces vivantes.


OGM : un nouveau péril pour la biodiversité

Le premier légume OGM est apparu dans un laboratoire américain en 1994. C’était une tomate qui se révéla d’un goût si abominable que même les consommateurs américains, pourtant peu experts en saveurs raffinées, n’en ont pas voulu. De fait, la tomate codée « Flavr-SavrMD » (puis plus commercialement « McGregor ») avait été mise au point grâce à un gène de poisson susceptible d’empêcher que le fruit ne puisse ramollir par la dégradation (naturelle) des pectines de ses parois, ce qui en augmentait considérablement la fermeté et la conservation. Les apprentis sorciers qui, au nom du progrès, n’avaient pas pris en compte l’insurmontable goût de métal oxydé qu’elle rendrait à la « dégustation », ont connu une solide déconvenue et un échec financier considérable. Mais, il faut aussi le dire, ils ont réussi
depuis à mieux contrôler ces effets indésirables. Et les Etats-Unis ont fait de la commercialisation croissante de variétés transgéniques un char de combat économique qui part à la conquête de la monde. Nous ne pouvons pas tolérer que cette nouvelle génération de produits agricoles puisse nous être imposée à notre insu où contre notre gré !

En mai 2002, l’association écologiste Greenpeace a publié, à la demande de l’Union européenne, un document démontrant l’impossibilité pratique de faire coexister dans une même région des cultures trangéniques avec d’autres cultures, notamment parce que des contaminations génétiques étaient pratiquement inévitables.

Officiellement, il n’y a pas d’organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés en Europe, hormis le trop fameux maïs transgénique MON810 mis au point par la firme Monsanto. Mais la pression exercée par l’Administration et les milieux d’affaires américains sur l’Union européenne ne cesse de croître, et s’exerce simultanénément sur les plans diplomatique et économique.

Certains affirment que Nicolas Sarkozy, à la recherche de soutien international dans une course vers l’Élysée, a donné officieusement à l’administration Bush et à certains milieux d’affaires américains de solides garanties sur la politique qu’il mènerait sitôt élu en vue de faire lever le fameux moratoire de 1999 qui protège encore le consommateur européen contre l’introduction massive d’OGM dans l’Union. Effectivement, et contre l’avis d’une opinion publique majoritairement défavorable, la résistance des autorités européennes se relâche. Le disposif juridique est défaillant, et l’on peut deviner les futurs points de brèche.

Les OGM inondent déjà le marché européen de l’alimentation animale. Depuis quelques mois déjà, les produits de consommation alimentaire ne sont plus totalement exempt d’OGM.


Biodiversité - La menace pèse
La terre "planifiée" selon Monsanto, Syngenta, Bayer et consorts


Quoi qu’il en soit, remarquons simplement que, sitôt élu à la présidence, Nicolas Sarkozy a nommé au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, une certaine Christine Lagarde, brillante avocate et femme d’affaires française installée depuis plusieurs années aux États-Unis (Chicago), où elle présidait le comité exécutif du célèbre cabinet international d’avocats
d’affaires Baker&McKenzie, chargé notamment à plusieurs reprises de la défense des intérêts de grandes multinationales productrices d’OGM. Comment ne pas voir dans le «choix» du
nouveau président un gage de sa soumission aux exigences américaines ? Il est vrai que le dérapage électoral d’Alain Juppé à Bordeaux, lors des législatives du mois de juin 2007, a obligé Sarkozy à un remaniement. ministériel un mois seulement après la mise en place de son gouvernement. Si Christine Largarde a perdu ainsi le portefeuille de l’Agriculture, elle s’est aussitôt vu octroyer celui de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Pour complaire aux visées économiques de Washington?

 

Gandhi

Le Mahatma GANDHI : "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité"


De la perte de biodiversité aux légumes oubliés

Dans un rapport datant de 1998, les experts du FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estimaient que 75% des variétés végétales qui entraient encore dans notre alimentation au tout début du XXème siècle étaient perdues. Ce qui revient à dire que trois légumes sur quatre ont disparu de nos assiettes en moins de cent ans.

Pour s’en convaincre, il suffit de compter le nombre de fruits et de légumes différents que propose à la vente votre supermarché. Vous constaterez que, toutes espèces et variétés confondues, ce nombre ne s’élève que très exceptionnellement jusqu'à 60, en ce compris des espèces exotiques, tels que les ananas, les bananes, les mangues … et bien d’autres. Quelle commune mesure entre ce chiffre de 60 et les 1200 variétés de salades que l’on pouvait
recenser dans les petits potagers d’avant la seconde guerre mondiale, les centaines de variétés, parfaitement rustiques, de poires, de pommes ou de prunes q ui embaumaient nos vergers, ou encore les plus de 2000 variétés fixées de tomates que perpétuaient certains jardiniers en prélevant et en conservant chaque année les graines avec soin?


Résistons : ensemble, créons des potagers

Depuis peu, dans un courant de réhabilitation de variétés potagères tombées en désuètude, un nombre croissant de personnes s’intéressent à la culture de légumes qualifiés d’«anciens » ou d’ «oubliés ». Des associations ou des entreprises spécialisées, comme « Kokopelli, Semailles, La ferme de Sainte Marthe, Biaugerme, les Graines Baumaux, … étoffent chaque année le choix des semences traditionnelles qu’ils proposent à leurs clients. Et il est donc possible à celui qui possède un petit potager, de cultiver lui-même des variétés de fruits et de légumes intéressants dont la grande distribution c’est totalement désintéressée depuis longtemps.

Pour ceux et celles qui ne disposent pas d’un potager, rappelons qu’un simple balcon permet de cultiver valablement en pots de nombreuses plantes aromatiques et quelques légumes introuvables dans le commerce. Ce type de culture «minimaliste» donne pourtant de bons résultats et peut procurer un réel sentiment de bonheur et de fierté à ceux qui s’y adonnent.

Enfin, pour ceux qui n’ont ni jardin, ni balcon, mais qui sont néanmoins soucieux de ladiversification de leur alimentation, il faut savoir qu’un nombre croissant de petits producteurs locaux vendent directement aux particuliers leurs récoltes de saison . Repérez-les, tentez de vous approvisionnez chez eux. Les prix modérés qu’ils pratiquent s’inscrivent généralement dans un rapport convivial fait de respect mutuel. Quant à la qualité alimentaire de ces ingrédients bio sans labels ni brevets, et à leurs saveurs … mmmh, qui dit mieux ?

Bien chlorophyllement vôtre !

José

09/09/2008

Le POTAGER DU ROI à ... Haverskerque!

20080908 030 Panier de légumes

 

Le Potager du Roi à Haverskerque,

le dimanche 14 septembre prochain

 

Une bonne nouvelle pour les amoureux des potagers d'exception. Les organisateurs de la Fête de la tomate et des légumes anciens, qui se tiendra pour la troisième année consécutive à Haverskerque (Nord / Pas-de-Calais), dimanche prochain

(cf.http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/post/6182886/tom...-)

ont obtenu la participation exceptionnelle d'Antoine Jacobsohn, responsable du Potager du Roi au château de Versailles.

 

 

Potager du roi Versailles

Mr Jacobsohn, qui a la noble et lourde tâche de gérer aujourd'hui l'héritage culturel et végétal constitué par son illustre prédécesseur, Jean de La Quintinie (1626-1688), pour Louis XIV, apportera son concours en venant donner une conférence fort attendue. En raison de cette participation exceptionnelle, le programme des conférences a été remanié et complété de la manière suivante :

 

Programme des conférences

o        A 14h30 : "Le Potager du Roi de Versailles"  par Antoine Jacobsohn (responsable du Potager du Roi)

o        A 15h30 : "Les légumes d’antan" par José Veys (Les Jardins de Pomone)

o        A 16h15 : "La tomate : origine et diversité" par Franck Bedouet (jardinier passionné)

o        A 17h00 : "Le jardin écologique" par Gael Delacour (Lycée horticole de Lomme)

Voici un rappel des autres activités mises au programme de cette fête exceptionnelle :

 

Fête de la tomate et des légumes anciens

3ème édition

14 septembre 2008  à HAVERSKERQUE

 

De nombreux passionnés de jardinage de plusieurs régions de France et de Belgique viennent pour nous faire découvrir l’extraordinaire diversité des tomates et des légumes anciens, méconnus et oubliés !

La fête est destinée à tous les publics : les jardiniers et les consommateurs que nous sommes tous, les amoureux du jardinage et les simples curieux des richesses de la nature.

 

La star de la Fête, c’est la tomate !

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Des centaines de variétés de tomates anciennes sur près d’une dizaine de stands..

·                                 Ici pas de fruit sans goût, banalisé, uniforme, calibré, normalisé. Il y en a de toutes les couleurs, formes, tailles, textures et saveurs.

 

 Les stands de tomates anciennes

Ø       Les Tomodori : Les jardiniers passionnés de tomates et légumes anciens du site internet (tomodori.com) viendront de toute la France pour vous faire découvrir leurs fantastiques légumes. Venez discuter potager et légumes avec eux.

Ø       Sébastien Berthier :  Ce maraîcher viendra spécialement de la Drôme pour présenter sa superbe collection de tomates et de légumes anciens. 200 variétés de tomates et autant de légumes anciens, et plus de 500 variétés de légumes anciens à la vente sous forme de semences.

Ø       Les jardiniers passionnés des Flandres : Membres des associations PJH d’Haverskerque (des Paysages, des Jardins et des Hommes) et de Lestrem Nature, ils ont participé à la culture collective de plus de 350 variétés différentes de tomates. Venez nous rejoindre dans cette équipe où la bonne ambiance est de rigueur et où vous pouvez avoir accès gratuitement à cette collection unique en Nord/Pas-de-Calais pour vos plantations 2009.

 

Aux côtés des tomates, d’autres légumes et plantes vous enthousiasmeront.

Ø       La collection de Pommes de terre de Lucine et Michel (de tomodori.com), ils viendront de Landeleau dans le Finistère avec près de 200 variétés anciennes de pommes de terre dont évidemment de belles bretonnes : la Rouge de Caudan, l’originelle Solanum tuberosum, la Bleue d’Armorique, la Reine des Celtes (saucisse rouge), l’Etoile du Léon…

Ø       Les piments de Will, un jardinier belge qui ne jure que par les piments et les tomates. Venez découvrir son piment favori : le piment pénis …

Ø       Les piments de Biosyrphe (de tomodori.com),, ce jardinier passionné  présentera plus de 40 variétés de toutes les formes et toutes les couleurs.

Ø       Les croqueurs de pommes vous présenteront de nombreuses variétés anciennes de pommes.  

Ø       Des champignons plus vrais que nature : découvrez les étonnants champignons du Nord/Pas-de-Calais sculptés par la famille Duteriez.

Ø       Les courges et calebasses décorées de Colette Cheron (Belgique).

 

Les stands tenus par les jardiniers-passionnés des Flandres, pour vous faire découvrir les tomates anciennes et leur culture

Ø       Un potager en carré sera reconstitué, vous rencontrerez entre autres une tomateraie, la plante à sucre aux feuilles incroyablement sucrées, la sauge ananas, toute une collection de menthes, de nombreuses plantes sauvages comestibles en provenance directe des chemins d’Haverskerque, etc…

Ø       Un stand de dégustation de tomates au bon goût d’antan.

Ø       Un stand de fabrication de graines de tomates : apprenez à récolter des semences de tomates anciennes avec les conseils des membres aguerris de l’association.

Ø       Le jardin naturel : Cultiver les tomates et autres légumes sans pesticides, c’est possible ! Venez écouter les conseils de nos experts en la matière. Car dans un jardin naturel, on respecte la vie et la biodiversité.

 

 

De nombreux producteurs et commerçants de légumes et d’aliments de qualité

 

Ø       RéAgir, association de réinsertion en maraîchage biologique située à Lestrem qui cultive 250 variétés de tomates anciennes et de nombreux autres légumes en bio.

Ø       La Barbe de capucin, venez découvrir et déguster cette endive, provenant des souterrains de Loos (59).

Ø       M. et Mme Raeckelboom, producteur d'Ail du Nord à Locon, ail tressés , ail fumés et coloquintes.

Ø       Semailles : ce semencier vous proposera des semences biologiques d’anciennes variétés potagères, plantes aromatiques et florales (catalogue de 450 variétés).

Ø       Les confitures de Lalita (de tomodori.com) :  Lalita vous proposera près d’une centaine de confitures à l’ancienne faites de mélanges originaux de toutes sortes de tomates et fruits aromatisés d’épices, d’herbes, de vins, d’alcools.  A consommer sur place à la cuillère ou sur des crêpes. A découvrir cette année : la confiture de pomme de terre.

Ø       Un libraire de Béthune spécialisé dans les livres de jardinage.

Ø        « Les bonnes choses » de Laventie : cet épicier spécialisé dans les aliments de qualité, à découvrir et déguster …

Ø      Christophe Minne : maraîcher en agriculture biologique à Morbecque.

Ø       Les producteurs de l’échalote de Busnes.

Ø       La famille Brisbart, épicier à Haverskerque, proposera de beaux fruits et légumes de pays comme les fraises de Calonne sur la Lys … et quelques légumes moins courants comme panais, rutabagas ou radis noirs.

Ø       Le miel d’Haverskerque de Philippe Cottrez, apiculteur passionné et toujours passionnant.

Ø       Les pains et tourtes aux légumes de Franck Royez, boulanger pâtissier, maître artisan à Haverskerque : des pains aux épinards, à la tomate, à la carotte, des pains mexicains à l’oignon et aux poivrons conçus spécialement pour l’occasion.

 

Des associations de jardinage, de protection de la nature, etc …

 

  • Des Paysages, des Jardins et des Hommes, l’association de jardiniers organisatrice de la fête.
  • Lestrem Nature, association de protection de l’environnement (partenaire pour la culture collective des tomates d’antan à RéAgir) qui milite pour la biodiversité au jardin et les corridors biologiques, prône le tri sélectif et le compostage…
  • Jardinons Nature à la Ferme du Sens de Villeneuve d’Ascq, avec la participation de Bruno le jardinier.
  • La CCFL présentera le programme EPODE, « Ensemble, Prévenons l'Obésité Des Enfants » est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, afin d'éviter la prise de poids excessive des enfants de 5 à 12 ans..
  • Stand de « Terre et humanisme » tenu par  François MEURISSE.
  • Pascale TEITE, stand sur la thématique du bien-être.

 

 

Conférences, musique et animations rythmeront joyeusement votre journée

·         Un animateur interviewera tout au long de la fête les passionnés de tomates et légumes anciens. Ils vous feront profiter à chaque instant de leur passion et de leurs compétences.

·         Nullement égarée au pays des tomates, une « tomate vivante » , d’un rouge éclatant et aux formes bien arrondies se promenera à la fête, distribuant naturellement de petites ….tomates au public et aux enfants ravis et amusés. Vous ne pourrez pas la rater !

 

Des jeux pour les petits et les grands

Ø       Les enfants n’ont pas été oubliés : un stand leur est dédié avec des  jeux.

Ø       Plusieurs tirages au sort permettront au public de gagner des paniers garnis.

Ø       Concours de la plus grosse tomate.

Ø       Concours du plus beau stand.

Ø       Un rallye sur le thème de la tomate et des légumes anciens.

 

 

Entrée : 2 euros (gratuit pour les moins de 16 ans) + un sachet gratuit de graines d’une variété de tomate cerise de couleur jaune qui vous surprendra avec ses grappes de plus de 100 fleurs et fruits. A découvrir et cultiver chez vous en 2009.

 

 

 

 

01/08/2008

Tomates, légumes anciens et saveurs d'antan: la fête à Ryry

 

Fête

 

Anne et José vous invitent

le dimanche 24 août 2008

à partir de 10 heures

à la 

"2ème Fête de la tomate,

des légumes anciens et des saveurs d'antan"

organisée par leur ami Ryry, grand "tomatophile" belge.

A cette occasion, Les Jardins de Pomone présenteront sur leur stand de nombreuses variétés anciennes  de tomates, de légumes curieux hors-commerce et des plantes aromatiques méconnues.

Parmi les nombreuses activités programmées par les organisateurs de cette journée champêtre, festive et familiale, signalons que José donnera une conférence sur la

Biodiversité des fruits et des légumes

Bienvenue à tous !

Voici quelques photos de l'édition 2007 :

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31/10/2007

Biodiversité, Potager et légumes anciens

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"Nous devons tirer nos règles de comportement du monde naturel. Nous devons respecter, avec l'humilité des Sages, les limites de la nature et le mystère qu'elles cachent, en reconnaissant qu'il y a quelque chose dans l'ordre du vivant qui dépasse très évidemment toute notre compétence."

Vaclav Havel


Chers lecteurs de ce blog,

Où que vous soyee de par lemonde, MERCI de votre intérêt pour la Nature, la biodiversité et les légumes oubliés. C'est vrai que le consommateur n'est pas gâté en légumes dans la grande distribution. Encore faut-il qu'il en prenne comparativement conscience et qu'il veuille sortir des "autoroutes à péage". Serrons-nous la main et contribuons, chacun à notre manière, à changer progressivement les choses.

Marre de la malbouffe !!! 

 

Le témoignage qu'Anne et moi souhaitons vous apporter  est celui de deux jardiniers amateurs,  collectionneurs et cultivateurs de nombreuses variétés de légumes anciens. Face à un milieu naturel en péril, face à une biodiversité qui se perd avec une amplification géométrique, face au problème de la faim dans le monde – qui disons-le en passant, n’est pas le résultat d’une capacité insuffisante à produire, mais bien d'une mauvaise répartition -, nous sommes soucieux de vous faire partager nos réflexions, nos expériences, nos connaissances et aussi … nos révoltes et nos espérances. Ni Anne ni moi n’avons un parcours professionnel qui aurait pu nous laisser supposer le moins du monde l’importance primordiale que nous allions attacher un jour à cultiver amoureusement nos potagers, à récolter nos légumes et préparer de petits plats sains et savoureux avec des ingrédients hors commerce. Pour mieux nous comprendre, il est peut-être utile de refixer quelques notions :

  • Biodiversité

En bref, la biodiversité c’est quoi ? La biodiversité, c’est l’ensemble de toutes les formes de vie présentes en même temps sur un support  commun : le SOL. Chaque sol est constitué :

1.  d’une part, par un ensemble d’éléments chimiques et physique  (eau, minéraux, lumière …) qui forment un BIOTOPE.

2.  d’autre part, par une multitude d’organismes vivants (faune, flore, micro-organismes) qui vont s’installer évolutivement. Cette expression globale de vie, où la moindre cellule a un rôle à jouer, s’appelle BIOCÉNOSE.

 Une biocénose  +  un biotope = un ÉCOSYSTEME

L’écosystème se développe évolutivement. Toutes les formes de vie qu’il contient – animale, végétale, bactérienne - s’y développent de manière dépendante entre elles. Chaque cellule vivante  n’existe que dans des processus multiples d’interaction avec toutes les autres. Elle vit par les autres, pour les autres et avec les autres.

 

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  • Perte de biodiversité

L’emprise de l’activité humaine sur le milieu naturel – particulièrement son activité économique – s’amplifie  géométriquement et a franchi en quelques décennies des seuils insoutenables de consommation des ressources naturelles. En refusant implicitement d’assumer ses liens de vassalité avec la nature, - c’est à dire en épuisant plus rapidement les ressources naturelles que la nature peut les reconstituer - l’homme s’engage dans une impasse et compromet inconsidérément les conditions de survie de sa propre espèce !!! Autrement dit, celle de ses propres enfants … 


  • La perte de biodiversité dans notre alimentation

Un premier constat : dans les ressources alimentaires potentielles que nous offre la nature,  c’est une minuscule proportion de végétaux qui servent à notre nourriture. 

 

Quelques chiffres : 
1.      Les spécialistes ont pourtant recencé plus de 80.000 plantes comestibles.
 
2.      Sur ces 80.000 plantes comestibles, environ 7.000 ont été cultivées dans l’histoire de l’humanité.
 
3.      Encore 150 sont effectivement cultivées : ( 0,1875 % !!! )
 
4.      Et sur les 150 espèces cultivées, 15 espèces seulement produisent 90% de la nourriture.
 
5.      Parmi ces 15 espèces, 3 seulement (le blé, le riz et le maïs) trustent les 2/3 de la production alimentaire.

 

Faut-il commenter de tels chiffres pour convenir de la fabuleuse biodiversité agroalimentaire dont nous pourrions disposer et l’abusive consommation que nous faisons de quelques rares espèces seulement ? Ces monocultures intensives sont fragiles et sensibles à des perturbations de l’environnement. En cas de problème (comme une épidémie), le risque est grand de voir ces cultures dévastées et provoquer ainsi des famines. Une culture plus extensive prenant en compte un grand nombre d’espèces permet de diminuer ce risque.Ce qui est aberrant, c’est que le nombre d’espèces cultivées, déjà presque insignifiant, s’est encore restreint de façon alarmante en quelques décennies.

 

  • Les causes de la perte de biodiversité

Quelles sont les causes de cette perte de biodiversité alimentaire ? Dans les ouvrages spécialisés, on lit généralement des causes formulées approximativement comme suit :

  • la dégradation et la perte des habitats
  • l’introduction d’espèces étrangères 
  • les pollutions, dont le réchauffement de la planète et le trou dans la couche d’ozone sont les conséquences
  • l'exploitation directe des espèces sauvages      

Loin de moi l’idée de rejeter le bien-fondé de ce genre de formulations, somme toutes fort théoriques, pour expliquer le recul de la biodiversité. Mais je voudrais vous faire découvrir ces causes d’une manière plus immédiatement sensible.

N’y allons pas par quatre chemins ! La cause principale et  première de la perte de biodiversité, c’est l’homme lui-même, surtout l’homme considéré dans son activité économique. Cet homme là, cet « homo economicus », est la créature la plus directement nuisible à la Nature en général. Son emprise sur le milieu naturel est totalement déséquilibrée, insoutenable dans le temps. C’est paradoxal, si en considération de ce que je viens d'écrire plus haut à propos de la biocénose, il doit nécessairement exister un lien de vassalité entre l’homme et la Nature, à laquelle il appartient. Je le redis et j’insiste, c’est la condition de sa propre survie. Pour l’ « homo economicus » (j’emploie ces termes par ironie et avec dérision), tout se raisonne en terme de rentabilité financière à court et à moyen terme. Quand il s’agit de produire des fruits et des légumes, les dirigeants de quelques grandes multinationales s’arrogent tous les moyens pour régenter à leur profit une agriculture mondialisée. Ces gens là n’éprouvent aucune émotion nostalgique lorsque l’on évoque les petits jardins potagers de leurs grands-parents.  Pour ces chasseurs de gain par « rationalisation », si dans une gamme de légumes il  existe 100 variétés différentes pour satisfaire une demande du marché,  une seule devra être retenue pour la commercialisation : « la plus rentable ». Tant pis pour les 99 autres, pour leurs propriétés intrinsèques éventuellement supérieures. Au diable cette diversité. Et tant pis si, faute de semailles, leurs graines auront totalement disparus dans quelques années. Dans une telle logique, la disparition de variétés est inévitable 

 

  • Deux mécanismes économiques de la perte de biodiversité : la « révolution verte » et la « course aux OGM  

 

1.          LA RÉVOLUTION VERTE

Après la seconde guerre mondiale se met en place une système de production intensive, à hauts rendements accélérés, que l’on appelle conventionnellement la « révolution verte ».  Pour esquisser cette Révolution verte, cinq gros traits suffiront :

  • Monoculture
  • Haut rendement
  • Engrais chimiques
  • Pesticides
  • Mécanisation

Elle désigne le formidable bond technologique réalisé en agriculture pendant la période 1944-1970, suite aux progrès scientifiques et à la croissance économique de l’après-guerre. De nouvelles méthodes de culture sont apparues en même temps que de nouvelles variétés à haut rendement, notamment dans les  céréales (je pense au blé,  au maïs ou au  riz). Les  engrais minéraux, les produits  phytosanitaires, la mécanisation, l’irrigation ont aussi contribué à ce changement radical. Cette révolution a bien eu pour conséquence un accroissement spectaculaire de la productivité agricole, et a sans doute permis d'éviter des famines catastrophiques, qui auraient été la conséquence naturelle d’un accroissement exponantiel sans  précédent de la population mondiale depuis le début des années 1950.  Mais cette « révolution » a aussi eu des conséquences beaucoup moins souhaitables, dont nous devons payer la note aujourd’hui . Non seulement, en l’espace temps de deux générations, une machiavélique « trinité » d’engrais chimiques NPK (Azote, Phosphore, Potassium …) a appauvri jusqu’à les anéantir d’immenses étendues de terres arables, mais a encore causé de profonds bouleversements culturels et sociaux, notamment (mais non exhaustivement) : 

  • exode rural massif
  • déperdition du savoir traditionnel agricole
  • réduction de la biodiversité
  • mise sous dépendance des agricultuers par l'industrie agro-pharmaceutique.  

Le marché mondial des semences est, depuis les années ’50, un enjeu économique colossal. De gigantesques multinationales  investissent dans la sélection naturelle des espèces végétales massivement commerçables, et les graines que nous trouvons dans nos jardineries sont le plus souvent des produits hybrides de première génération. (Ce sont eux que l’on appelle Hybride F1, des variétés de luxe sensées être superperformantes et résistantes aux maladies).  Il ne faut pas se tromper de cible. L’hybridation, en soi, n’est pas forcément une nuisance. Elle est pratiquée par l’homme depuis des milliers d’années, comme l’attestent quelques figues fossiles découvertes en 2006 sur un site néolithique israélien. Il s’agit de fruits d’une variété parthénocarpique (c’est à dire, qui se développe sans pollinisation et dont les graines sont stériles), impliquant donc nécessairement une intervention humaine il y a plus de 11.000 ans. (Cette découverte repousse d’ailleurs de plus d’un millénaire l’origine de l’agriculture dans l’histoire de l’humanité.)

Par contre, en utilisant des semences hybrides F1, telles celles que nous proposent aujourd’hui majoritairement le commerce spécialisé, le jardinier perd la possibilité de reproduire la variété qu’il a cultivée avec des graines de sa propre récolte. En effet, les graines des variétés F1, hybrides de première génération, si elles ne sont pas stériles, reproduisent de façon  aléatoire les caractères de leurs lignées parentes. Ce qui donnerait, pour une même variété, des plants totalement différents.  Les semences hybrides F1 sont chères, surtout pour les paysans des pays en voie de développement, et le cultivateur devra les racheter chaque année dans la filière commerciale, ce qui est bien entendu l’effet souhaité et organisé par les grands semenciers qui les produisent.  Cet aspect, qui peut paraître accessoire chez nous, a pourtant profondément bouleversé - socialement et économiquement – la classe agraire de plusieurs pays en voie de développement, l’Inde notamment.  

Plus fort encore dans la technique du « client captif »! Toujours pour obliger paysans et jardiniers à se réapprovisionner en semences dans le circuit commercial, les semenciers ont développé des brevets appelé sinistrement « Terminator » (il en existerait une soixantaine à ce jour), dont la particularité est de rendre stériles toutes les graines de la récolte. Il faut donc chaque fois « repasser à la caisse ».  

 

2.          LA COURSE AUX OGM 

Depuis les années 1980, un autre danger nous guette : en travaillant sur l’ADN, les chercheurs en biologie moléculaire ont mis au point des techniques autorisant la fabrication d’organismes génétiquement modifiés : les fameux OGM  

  • Le premier problème que posent les OGM est d’ordre éthique. En effet, la capacité de modifier et transférer du matériel génétique d’une variété à l’autre ne se limitent plus aux seules plantes entre elles. Le génie génétique permet de combiner en une seule nouvelle variété des caractères nouveaux  provenant aussi bien de plantes, que d’animaux ou de micro-organismes.  C’est ainsi que, par exemple, la recherche a pu produire en laboratoire  des souris … fluorescentes !!!   
  • Le second problème posé par les OGM est d’ordre sanitaire. En ce domaine, et sauf surprise scientifique, on serait bien en mal de prouver que les OGM pourraient nuire davantage à notre santé que les résidus de pesticides, les traces de dioxines et les additifs alimentaires que nous absorbons chaque jour à notre insu. 
  • Le troisième problème posé par les OGM, et à mon avis le danger le plus grave et le plus réel, est celui de leur impact sur la biodiversité, notamment par le risque de diffusion de manière incontrôlable des gènes dont ils sont porteurs. A ce propos, un étude scientifique initiée par le gouvernement anglais, et s’étendant sur 5 années, a été rendue publique le 21 mars 2005. L’évaluation de l’impact des OGM (betterave, maïs, colza) résistants aux herbicides, a laissé un bilan sans appel : telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, la culture de variétés transgéniques conduit à un l’appauvrissement très significatif de la faune et de la flore. Quant aux risques effectifs de dissémination des OGM, j’ajouterai que la même étude à pu constater des traces de pollen de plants génétiquement modifiés à plus de 300 km de leur point de culture. On est sidéré lorsque l'on sait qu'en France on voudrait séparer les cultures traditionnelles et les cultures transgéniques par une zone de 50 ... mètres.

Il ne m'appartient pas de conclure dans le grand débat de société en cours sur les OGM. Mais je vis et j’agis selon mes convictions; et je puis vous assurer n’avoir jamais pu déceler un seul véritable avantage pour le consommateur dans la culture des OGM Du reste, avec ou sans biotechnologies, les méthodes agroalimentaires dominantes et les plus profitables aujourd’hui  - en dollars , bien entendu ! – mettent non seulement la planète en danger, mais nous « éduquent », que dis-je, nous « dressent », malgré nous à la malbouffe.

D’une manière générale, il faut bien constater que nos grandes filières commerciales d’approvisionnement agroalimentaire ne sont pas vraiment désireuses de nous offrir avant tout des produits sains et savoureux. La malbouffe est galopante, notre culture du goût fout le camp. Dans la consommation des légumes,  il y a, depuis plus de 50 ans, un conflit d’intérêt évident entre l’enjeu sanitaire et l’enjeu économique.

Nous en sommes là ! Le choix si réduit de légumes qui nous est proposé aujourd’hui, risque encore de se restreindre si nous ne réagissons pas en tant que consommateurs avertis.  La demande crée l’offre, et les consommateurs - par des comportements responsables et solidaires – peuvent disposer d’un réel pouvoir collectif sur l’assortiment commercial.  


  • Que faire ? Comment réagir ?

Sachons résister ! Cherchons des approvisionnements alternatifs et de proximité pour notre alimentation. Ils existent. Une multitude de petites entreprises et d’initiatives sont nées ces dernières années, expression de la prise de conscience et du raz-le-bol des consommateurs. Elles sont des centaines de milliers dans le monde, et même si elles ne font pas le poids devant une petite dizaine de multinationales, savez-vous qu’en Belgique et en France notamment le marché des produits bio est revenu à plus de 30 % dans l’alimentation ?   

 

  • Une alternative en faveur de la biodiversité : la réhabilitation des potagers  

Beaucoup d’entre nous possèdent un jardin. Face à la situation que nous dénonçons, et bien cela puisse paraître trop peu conventionnel à certains, il est parfaitement concevable de sacrifier un partie de cette pelouse que l’on doit entretenir chaque semaine et d’aménager un petit potager. De même, quelques arbres ou arbustes fruitiers ne peuvent-ils remplacer avantageusement quelques haies de conifères trop nombreux qui assèchent, épuisent et acidifient indûment le sol ? Quelques plants d’herbes aromatiques, de tomates ou de poivrons auraient-ils moins de charme sur votre terrasse que les traditionnels pétunias, géraniums et lierres ?

 

  • La culture des légumes anciens

Quelques maîtres-cuisiniers, dont le sympathique  Claude Pohlig, possèdent les meilleurs atouts pour vous faire apprécier les légumes anciens. Mais dites-vous bien que vous ne les trouverez pas dans les magasins. Et que pour en bénéficier vous pourriez même devoir apprendre à les cultiver vous-même, que ce soit dans votre propre potager ou dans celui d’un jardin commutaire.

Plusieurs jardins communautaires ont fait leur apparition en région bruxelloise ces dernières années. Si le jardinage vous motive et qu'il vous manque le terrain, vous pourriez utilement vous renseigner auprès de votre administration communale ou auprès de l’association BRAVVO. ("Bruxelles en avant - Brussel vooruit"). 

La culture biologique des légumes anciens n’a rien de compliqué. Le plus difficile, c’est de se procurer les graines. Des associations comme Kokopelli en France, Les Semailles en Belgique vous proposent un choix de graines et de tubercules de variétés anciennes de plus en plus appréciable.  

La réussite de la culture de légumes nécessitent cependant quelques connaissances de bases,  notamment :

  • savoir faire un choix adapté de variétés,
  • maîtriser les bases des techniques de semis,
  • disposer d’un calendrier des mises en place,
  • savoir à quelle époque et selon quelle méthode il faut pratiquer les récoltes,
  • connaître les techniques de conservation,
  • etc.   

Certaines de ses connaissances se trouvent dans les livres, mais d’autres peuvent encore être utilement recueillies auprès de quelques jardiniers chevronnés, dont le savoir-faire et l’expérience sont tout un patrimoine. (Je pense bien sûr à Jean-Luc Muselle, Luc Fichot, Victor Renaud, Sébastien Verdière ... et plusieurs autres, aussi compétents qu'anonymes.)  

Enfin, il y a la pratique du jardinage. En répétant pendant des années, au rythme des saisons, la culture de variétés de légumes rustiques semblables, une observation  personnelle attentive et une faculté de raisonner et d’agir empiriquement permet à chaque jardinier de développer ses propres « petits trucs », connaissances irremplaçables pour la réussite du potager spécifique qu’est le sien.


Votre bien naturellement dévoué

José

 

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