13/12/2008

Ah, les salauds !

 

 

Monsanto mortel

Ah, les salauds ! Ne nous laissons pas faire comme des brebis à tondre.

 

Ne serais-je qu'un jardinier, je ne vous ai jamais caché mon indignation devant les ignomineuses stratégies développées par les géants mondiaux de l'alimentation. Mais lorsque j'en parle avec mes amis ou lors de mes conférences sur la biodiversité et notre alimentation, les questions qui me sont posées m'indiquent combien la plus grande part du public reste mal informée et manipulée.  Trop d'entre nous - même sensibles à la problématique - ne perçoivent encore les véritables enjeux que d'une manière fort confuse. Rien d'étonnant, puisqu'il y a manifestement une volonté délibérée de certains milieux d'affaires et des sphères politiques qu'ils ont vassalisées à nous berner ou à nous laisser dans l'ignorance.

Mes détracteurs éventuels voudront faire valoir que je ne suis qu'un "alarmiste" de plus, et qu'après tout, pendant que "les chiens aboient, la caravane passe". Et parmi eux se cacheront ceux qui espèrent pouvoir encore longtemps amasser des profits indécents, au mépris de l'humanité entière, de la santé publique et de l'environnement.

Ce n'est certes pas un vieux jardinier qui va changer le monde, et ce que je dis, bien d'autres l'on déjà dit bien mieux que moi. Mais ce que je vous crie avec force depuis mon petit potager, c'est ceci :

La plus grande part de notre alimentation est aux mains d'irresponsables dangereux. Réapproprions nous donc une part de notre alimentation. Restaurons les économies de proximité et la filière courte pour contrer le modèle économique mondialisé. Et surtout, utilisons nos jardins à produire nous-mêmes quelques légumes. C'est simple, salutaire et si enrichissant.

 

Les Jardins de Pomone ont pour vocation de vous aider à créer des potagers, à favoriser la culture de légumes anciens et naturels. Alors :

Ensemble, créons des potagers !

Pour ceux qui croient encore que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'il ne faut rien faire pour changer, sinon confiance à la science et à ceux qui s'en servent à leur seul profit financier, je reproduis ci-après un cri d'indignation à l'encontre de la multinationale américaine Monsanto qui nous vient de la Martinique. Vous pourrez le relire dans son contexte original en cliquant sur le lien ci-après :


Monsanto qui est-ce ?

 

Monsanto, qui est-ce

La firme Monsanto Company est le premier producteur mondial de glyphosate, qu’elle vend sous la marque Roundup
Elle est le leader mondial des semences génétiquement modifiées.
La première firme mondiale également pour la vente de semences conventionnelles.
Elle fabrique la BST, somatotropine bovine, la fameuse hormone laitière, très utilisée aux USA et dans d’autres pays, mais aussi l’aspartame, et lors de la guerre du Vietnam, l’ "agent Orange", défoliant ayant fait d’innombrables victimes dans la population civile.
Ses stratégies agressives, tant sur le plan commercial que sur le plan du lobbying de ses produits et brevets, ainsi que ses pratiques de corruptions aujourd’hui avérées, en ont fait « Monsatan » pour beaucoup d’altermondialistes.

Stratégies judiciaires
Rien qu’aux USA, Monsanto entretient un pool de plus de 50 Avocats, pour mener des procès destinés à obtenir le maximum de bénéfices des brevets et produits de la firme :
procès contre les paysans ayant dans leurs récoltes des graines « brevetées » qu’ils n’ont pas acheté, même quand cette présence vient d’une pollution accidentelle ou due à la contamination des cultures voisines ; ou qu’ils ont acheté l’année précédente seulement (les repousses accidentelles ou resemis d’une partie de la récolte sont interdits par le brevetage de la semence OGM). Très nombreux cas au Canada (dont Percy Schmeiser - info ici) et aux US, mais aussi en Amérique latine, Europe… En tout plus de 500 procès par an (selon Monsanto)
Procès contre un groupement de producteurs laitiers ayant osé écrire dans leur publicité que leurs produits étaient exempts de BST, hormone laitière, "nuisant ainsi aux intérêts commerciaux de Monsanto"

Procès contre les activistes de nombreux pays et particulièrement la France qui refusent la pénétration de la technologie OGM sur leur territoire (…)


Stratégies commerciales et d’implantations


Publicité mensongère sur la biodégradabilité et l’innocuité du Roundup, pourtant maintenant scientifiquement dénoncés.
Corruptions au niveau de la FDA américaine (agence d’agrément des produits pharmaceutiques et alimentaires) pour faire agréer les dossiers techniques des OGM Monsanto, en particulier les essais de toxicité, souvent pris par la FDA comme argent comptant sans contre-expertise.
Entente illicite avec Pioneer pour augmenter le prix des semences OGM
Pressions sur le gouvernement argentin pour contourner les privilèges du fermier qui ont droit selon la loi à toujours pouvoir resemer leur propre récolte.
Pressions sur les media pour faire annuler ou reporter des reportages dénonçant ses pratiques ou dévoilant la toxicité de produits (en particulier la BST, cancérigène)

 

Les argumentaires mensongers

 

"Les OGM sont utiles, voire nécessaires à l’alimentation de l’humanité, et au développement des paysanneries pauvres."

 

En fait la technologie, très coûteuse, est évidemment totalement hors de portée des paysans pauvres ; elle ne concerne, pour 95%, que des produits ne concernant pas les cultures vivrières, elle ruine l’environnement et rend le producteur dépendant de la firme


"Le Roundup est biodégradable et totalement sans effet sur la santé et l’environnement."

 

En fait il joue un rôle dans le développement des cancers, et le glyphosate s’accumule désormais dans toutes les nappes aquifères et les cours d’eau.
Idem pour la BST

 

La situation en Inde, au Paraguay

 

En Inde, quand les petits producteurs de coton OGM font de mauvaises récoltes, ils sont acculés à la ruine par les avocats de la firme, et les cas de suicide sont nombreux.

Au Paraguay, pays où les intérêts des grands propriétaires et producteurs sont très bien défendus par le gouvernement, le soja OGM s’est énormément développé ces dernières années, poussant les gros producteurs à éliminer les indiens et petits paysans pour récupérer leurs terres.

Monsanto pille et tue les paysans, ruine l’environnement, menace la santé des hommes.

 

Je soumets ce qui précède à votre réflexion et recueillerai volontiers vos réactions. Jetez un autre regard sur les petits jardins.


Bien chlorophyllement vôtre,


José



 


 


18:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ogm

22/11/2008

Puisque la Biodiversité nous veut du bien ...

Biodiversité Pomone MG_3465

Une photo d'Alexandre Bibaut prise dans les jardins de Pomone

 

Puisque la biodiversité nous veut du bien ... ensemble, (re)créons des potagers !

 

 

La biodiversité : c’est quoi au juste?


Biodiversité ! Tout le monde en parle, et pourtant sa définition reste un peu hasardeuse. C’est un néologisme apparu dès la fin des années ’80 formé par la contraction des termes « diversité
biologique
».

La biodiversité est constituée par l’ensemble des innombrables organismes vivants considérés dans leurs interactions à partir d’un support commun, le sol. Faune, flore, micro-organismes, tout ce qui vit ne se perpétue qu’en associations équilibrées avec une multitude d’autres organismes vivants.

Le sol, support de la biodiversité, est évidemment de nature variable, notamment en fonction des éléments physiques et chimiques présents à un endroit donné. Selon ses caractéristiques locales propres, il constitue un biotope particulier (par exemple : les dunes côtières, le marais, l’alpage, la forêt tropicale, la tourbière …) auquel est lié une biodiversité spécifique.Ce sont ces différents types de biodiversités spécifiques que l’on nomme biocénoses.

L’homme tient évidemment une place dans l’expression globale de vie produite par la biodiversité; il ne saurait vivre harmonieusement et durablement dans la carence ou en
l’absence de cette diversité complexe. Autrement dit, l’homme ne vit pas face à la Nature, mais dans la Nature, et il doit assumer loyalement son lien de vassalité envers elle. C’est la
condition de sa propre survie
. La recherche de développement économique nous a souvent fait perdre le sens de cette loi naturelle fondamentale.

La biodiversité est un legs biologique et culturel de dimension planétaire : elle permet une adaptibilité rapide aux inévitables modifications de l’environnement et garantit notre sécurité
alimentaire à long terme
. Pour les écologistes, elle est «patrimoine de l’humanité ».

 

biodiversite_humour

"Homo homini lupus" (Plaute, Ansinaria, II) - "L'homme est un loup pour l'homme"


Où en est-on concrètement dans le respect de la biodiversité ?

Un constat simple et rassurant s’impose, surtout en Europe : aujourd’hui, la biodiversité, envisagée sous l’angle de l’alimentation, fait l’objet d’un large consensus citoyen refusant les OGM (ou en tous cas leur banalisation) et soucieux de voir l’indispensable production agricole s’inscrire dans des limites volontaires qui préservent l’équilibre naturel et autorisent le développement durable.


La "révolution verte" : un assaut terroriste de la biodiversité

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’agriculture européenne s’est remodelée très rapidement sur le modèle ultra-performant que les libérateurs américains avaient déjà adopté
outre-Atlantique. Monocultures demesurées, moyens mécaniques titanesques, traitements intensifs des sols à l’aide de la soi-disant miraculeuse «trinité NPK» des engrais chimiques (azote, phosphore, potassium), épandages massifs et pulvérisations répétées d’innombrables pesticides à l’innocuité affirmée mais jamais démontrée. C’est ce modèle impressionnant d’agriculture que l’on a appelé la «Révolution verte»; tout y a été sacrifié au rendement économique et à la production quantitative. Résultat : après seulement deux générations d’agriculteurs adeptes de ces méthodes intensives, bien des terres arables ont vu leur biodiversité durablement anéantie et sont devenues incultes. C’est pourtant au nom du progrès scientifique que ces terres avaient été exploitées de la sorte. Un dicton plein de dépit traduit cet échec ciglant « La terre a enrichi le père pour appauvrir le fils ». Une grande proportion de terres de cultures sont passées de ce fait à la spéculation immobilière.

Ce qui est certain, c’est que la biodiversité a payé et paye encore un tribut insoutenable aux méthodes agricoles initiées par la «Révolution verte». L’essor de cette dernière correspond à une disparition accélérée de très nombreuses espèces vivantes.


OGM : un nouveau péril pour la biodiversité

Le premier légume OGM est apparu dans un laboratoire américain en 1994. C’était une tomate qui se révéla d’un goût si abominable que même les consommateurs américains, pourtant peu experts en saveurs raffinées, n’en ont pas voulu. De fait, la tomate codée « Flavr-SavrMD » (puis plus commercialement « McGregor ») avait été mise au point grâce à un gène de poisson susceptible d’empêcher que le fruit ne puisse ramollir par la dégradation (naturelle) des pectines de ses parois, ce qui en augmentait considérablement la fermeté et la conservation. Les apprentis sorciers qui, au nom du progrès, n’avaient pas pris en compte l’insurmontable goût de métal oxydé qu’elle rendrait à la « dégustation », ont connu une solide déconvenue et un échec financier considérable. Mais, il faut aussi le dire, ils ont réussi
depuis à mieux contrôler ces effets indésirables. Et les Etats-Unis ont fait de la commercialisation croissante de variétés transgéniques un char de combat économique qui part à la conquête de la monde. Nous ne pouvons pas tolérer que cette nouvelle génération de produits agricoles puisse nous être imposée à notre insu où contre notre gré !

En mai 2002, l’association écologiste Greenpeace a publié, à la demande de l’Union européenne, un document démontrant l’impossibilité pratique de faire coexister dans une même région des cultures trangéniques avec d’autres cultures, notamment parce que des contaminations génétiques étaient pratiquement inévitables.

Officiellement, il n’y a pas d’organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés en Europe, hormis le trop fameux maïs transgénique MON810 mis au point par la firme Monsanto. Mais la pression exercée par l’Administration et les milieux d’affaires américains sur l’Union européenne ne cesse de croître, et s’exerce simultanénément sur les plans diplomatique et économique.

Certains affirment que Nicolas Sarkozy, à la recherche de soutien international dans une course vers l’Élysée, a donné officieusement à l’administration Bush et à certains milieux d’affaires américains de solides garanties sur la politique qu’il mènerait sitôt élu en vue de faire lever le fameux moratoire de 1999 qui protège encore le consommateur européen contre l’introduction massive d’OGM dans l’Union. Effectivement, et contre l’avis d’une opinion publique majoritairement défavorable, la résistance des autorités européennes se relâche. Le disposif juridique est défaillant, et l’on peut deviner les futurs points de brèche.

Les OGM inondent déjà le marché européen de l’alimentation animale. Depuis quelques mois déjà, les produits de consommation alimentaire ne sont plus totalement exempt d’OGM.


Biodiversité - La menace pèse
La terre "planifiée" selon Monsanto, Syngenta, Bayer et consorts


Quoi qu’il en soit, remarquons simplement que, sitôt élu à la présidence, Nicolas Sarkozy a nommé au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, une certaine Christine Lagarde, brillante avocate et femme d’affaires française installée depuis plusieurs années aux États-Unis (Chicago), où elle présidait le comité exécutif du célèbre cabinet international d’avocats
d’affaires Baker&McKenzie, chargé notamment à plusieurs reprises de la défense des intérêts de grandes multinationales productrices d’OGM. Comment ne pas voir dans le «choix» du
nouveau président un gage de sa soumission aux exigences américaines ? Il est vrai que le dérapage électoral d’Alain Juppé à Bordeaux, lors des législatives du mois de juin 2007, a obligé Sarkozy à un remaniement. ministériel un mois seulement après la mise en place de son gouvernement. Si Christine Largarde a perdu ainsi le portefeuille de l’Agriculture, elle s’est aussitôt vu octroyer celui de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Pour complaire aux visées économiques de Washington?

 

Gandhi

Le Mahatma GANDHI : "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité"


De la perte de biodiversité aux légumes oubliés

Dans un rapport datant de 1998, les experts du FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estimaient que 75% des variétés végétales qui entraient encore dans notre alimentation au tout début du XXème siècle étaient perdues. Ce qui revient à dire que trois légumes sur quatre ont disparu de nos assiettes en moins de cent ans.

Pour s’en convaincre, il suffit de compter le nombre de fruits et de légumes différents que propose à la vente votre supermarché. Vous constaterez que, toutes espèces et variétés confondues, ce nombre ne s’élève que très exceptionnellement jusqu'à 60, en ce compris des espèces exotiques, tels que les ananas, les bananes, les mangues … et bien d’autres. Quelle commune mesure entre ce chiffre de 60 et les 1200 variétés de salades que l’on pouvait
recenser dans les petits potagers d’avant la seconde guerre mondiale, les centaines de variétés, parfaitement rustiques, de poires, de pommes ou de prunes q ui embaumaient nos vergers, ou encore les plus de 2000 variétés fixées de tomates que perpétuaient certains jardiniers en prélevant et en conservant chaque année les graines avec soin?


Résistons : ensemble, créons des potagers

Depuis peu, dans un courant de réhabilitation de variétés potagères tombées en désuètude, un nombre croissant de personnes s’intéressent à la culture de légumes qualifiés d’«anciens » ou d’ «oubliés ». Des associations ou des entreprises spécialisées, comme « Kokopelli, Semailles, La ferme de Sainte Marthe, Biaugerme, les Graines Baumaux, … étoffent chaque année le choix des semences traditionnelles qu’ils proposent à leurs clients. Et il est donc possible à celui qui possède un petit potager, de cultiver lui-même des variétés de fruits et de légumes intéressants dont la grande distribution c’est totalement désintéressée depuis longtemps.

Pour ceux et celles qui ne disposent pas d’un potager, rappelons qu’un simple balcon permet de cultiver valablement en pots de nombreuses plantes aromatiques et quelques légumes introuvables dans le commerce. Ce type de culture «minimaliste» donne pourtant de bons résultats et peut procurer un réel sentiment de bonheur et de fierté à ceux qui s’y adonnent.

Enfin, pour ceux qui n’ont ni jardin, ni balcon, mais qui sont néanmoins soucieux de ladiversification de leur alimentation, il faut savoir qu’un nombre croissant de petits producteurs locaux vendent directement aux particuliers leurs récoltes de saison . Repérez-les, tentez de vous approvisionnez chez eux. Les prix modérés qu’ils pratiquent s’inscrivent généralement dans un rapport convivial fait de respect mutuel. Quant à la qualité alimentaire de ces ingrédients bio sans labels ni brevets, et à leurs saveurs … mmmh, qui dit mieux ?

Bien chlorophyllement vôtre !

José

11/06/2008

Le bal des hypocrites: la valse des "empoisonneurs"

Logo - vache anti-ogm
 

Le bal des hypocrites: la valse des "empoisonneurs"

Tandis que dans l'Hexagone, le groupe agrochimique Monsanto  verse des larmes de crocodile parce que le Tribunal correctionnel de Chartres vient de relaxer les 58 faucheurs volontaires d'OGM qui avaient rasé une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) et a annoncé vendredi dernier qu'elle se pourvoira en appel du jugement, ma petite Belgique connaît elle aussi un épisode OGM ou Bayer Crop Science, autre monstre de l'agrochimie, se distingue sinistrement. La classe politique locale wallone semble toute disposée, sinon à étouffer l'affaire, à la ravaler au rang d'un simple fait divers et à négocier directement avec la firme responsable de juteuses indemnisations. ("Auri sacra fames!")

Monsanto, la firme US qui vassalise les chefs d'Etats pour mieux profiter des vertus de l'anarcho-libéralisme, décadenasser les quelques garanties que nous offre le Droit international et étouffer une expression démocratique gênante pour le top business mondialisé, a annoncé vendredi dernier  son "indignation" et son "incompréhension" quant à la décision de la Justice française.

Bayer, quant à elle, a exprimé sa "confusion" pour l' "erreur humaine" qui s'est produite en son sein sur une variété de colza OGM et que je vous rapporte ci-dessous. (Saperlipopette, il y a encore une fois un lampiste qui s'est trompé de sacs de colza ! C'est quoi, son prénom !!!)

Indignation, incompréhension, confusion, erreur humaine ... Mais ils se moquent de nous ... et à quel point ! 

S'il y a lieu d'être indigné, c'est nous, démocrates et consommateurs, qui avons les meilleures raisons de l'être. Toute cette hypocrisie dans laquelle on voudrait nous emballer, n'a d'autre but que de nous imposer les OGM par la force du fait accompli. Il ne faut pas être grand prophète pour affirmer que les erreurs humaines invoquées (elles se répètent, et ce n'est pas par hasard!) sont cyniquement délibérées dans les staffs agrochimiques et font partie de leur stratégie crapuleuse et irresponsable pour anéantir  pratiquement l'existence d'une agriculture biologique à ses côtés.

Je dois rendre un hommage particulier à la politique courageuse du commissaire européen Stavros Dimas, mais je crois, qu'en bien des régions chez nous, il est hélas! déjà trop tard pour envisager encore réalistement la coexistence de deux filières de productions agricoles. C'est dorénavant à la tête même qu'il faut combattre Monsanto, Syngenta, Bayer et toute la clique satellitaire! Ces multinationales ne supportent pas les entraves juridiques. Les  OGM , surtout en France, focalisent l'attention des citoyens depuis le Grenelle de l'Environnement. Le cadre juridique européen sur les  OGM  est désuet, laisse transparaître des compromis politico-diplomatiques de bas-étage, mais il a le mérite d'exister et nous pouvons contribuer à le renforcer dans un sens favorable aux consommateurs que nous sommes tous. Mobilisons-nous!

Hélas! La discussion sur les  OGM  n'est déjà peut-être plus qu'une diversion. Pendant que l'on palabre sur les  OGM , une nouvelle génération de produits alimentaires pénètre subrepticement le marché européen: les nano-aliments. Et pour ces derniers, il n'y a aucun cadre juridique ! Donc, le consommateur n'a droit à aucune mention ou information du producteur (s'il n'y est pas obligé par la loi, pourquoi le ferait-il!), et devra manger ce que des maîtres malfaisants et cupides de l'agroalimentaire lui tendent au prix qu'ils voudront  bien lui faire.

Derrière ces nano-aliments, Monsanto, Syngenta, Bayer ... sont déjà en bonne place et entendent engranger rapidement les bénéfices colossaux des investissements qu'ils ont consenti dans les nanotechnologies.

Pour forger votre opinion personnelle, je reproduis ci-après une dépêche de l'AFP évoquant le dernier épisode Bayer en Belgique:

  

Le gouvernement belge s'est ému de la découverte de quinze parcelles de colza contaminées par des OGM interdits en Europe. Les champs appartiennent à Bayer Crop qui parle d'une "erreur humaine".

Mardi 03 juin 2008 

Quinze parcelles de colza de la société Bayer Crop Science ont été contaminées en Belgique par des OGM (organismes génétiquement modifiés) non autorisés en Europe, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé publique.

"Cette contamination est inadmissible", s'est insurgé mardi soir le ministre wallon de l'Agriculture et de l'environnement Benoît Lutgen dans un communiqué.

"Il s'agit d'une nouvelle preuve du caractère incontrôlable des cultures d'OGM et de leur mise sur le marché", a ajouté M. Lutgen.

Le ministre wallon --l'agriculture est régionalisée en Belgique-- a annoncé son intention "d'utiliser toutes les voies possibles pour exiger de réelles mesures réparatrices de la part de Bayer et de faire appliquer strictement le principe +pollueur-payeur+".

La société Bayer, spécialisée notamment dans l'amélioration des cultures, a elle-même informé les autorités belges de cette contamination, qui s'est produite lors de la réalisation le 6 mai d'un semis de colza conventionnel, selon un communiqué du ministère.

"Le lot de semences conventionnelles a été contaminé par 5% de colza OGM", précise le texte. Une enquête provisoire faite par la multinationale indique que cette contamination a pour origine une "erreur humaine".

Les champs où Bayer Crop Science fait les essais en question sont situés sur quatre sites en Wallonie (sud de la Belgique) et en Flandre (nord). Quinze "mini-parcelles" ont été ensemencées avec le lot contaminé.

La société a pris "diverses mesures pour empêcher la dissémination des OGM non autorisés", telles que l'arrachage et la destruction des jeunes plants.

Selon le communiqué, les plantes étaient toujours au stade végétatif au moment de leur destruction et n'avaient donc pas encore eu le temps de fleurir ni de produire de graines. Pour éviter les repousses de colza, éventuellement génétiquement modifiées, les parcelles resteront sous contrôles pendant plusieurs années.

Le ministère va informer la Commission européenne et les autres Etats membres de la situation et des mesures prises.

Bien chlorophyllement vôtre,

José 

 

 


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10/04/2008

Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? Des OGM ?

Marre des laquais de l'OMC qui veulent nous berner encore ... 

S'ils pensent que leur volonté nous servira de raison, nous leur montreront qu'ils se trompent et leur donnerons des leçons de saine démocratie ...

Méfiez-vous de vos élus. Plusieurs d'entre-eux ont des comportements suspects de ces jours-ci. Votre bien-être n'est pas nécessairement leur première préoccupation. Ils sont trop nombreux à avoir sollicité vos voix et à ne pas entendre ce que vous exprimez dans la plus large majorité.

Bien chlorophyllement vôtre,

José

 

Greenpeace France informe :

« Le législateur ne s'est toujours pas prononcé sur la nature du sans OGM, s'indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. On sait ce qu'est une culture OGM, mais l'on ne sait toujours pas clairement ce qu'est une culture sans OGM. C'est un comble pour une loi dont l'objectif, tout au moins si l'on se fie à la directive 2001/18, devrait en être la protection ! La position du Gouvernement sur cette définition cruciale reste dramatiquement floue. »

Dans ce contexte, Greenpeace ne peut se réjouir des amendements adoptés ces derniers jours. La disposition qui limitait la liberté d'expression des membres d'un futur Haut Conseil des biotechnologies avait été ajoutée en février par la frange la plus conservatrice des sénateurs. Sa suppression tient donc du minimum syndical.

Quant à l'amendement qui dispose que les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", et "sous réserve que cette possibilité soit prévue par leur charte", il constitue une véritable supercherie, l'unanimité étant évidemment impossible à atteindre. Il suffit d'un agriculteur, que les promoteurs des OGM n'auront sans doute aucun mal à convaincre, pour saboter toute tentative de protection des espaces naturels.

Par ailleurs, l'amendement indiquant que les organismes de gestion des filières de qualité (comme les AOC) peuvent demander à l'autorité administrative des mesures plus contraignantes pour se protéger des OGM n'est guère plus convaincant : il n'indique pas que l'autorité administrative doive réagir à ces demandes des labels de qualité, ni comment. Il s'agit d'un amendement de façade destiné à faire croire aux français que les députés veulent préserver les filières de qualité, mais sans rien imposer pour y parvenir.

« Globalement, les amendements adoptés ont tout l'air de pilules destinées à faire digérer aux citoyens un texte fondamentalement inacceptable compte tenu de leurs préoccupations et des risques potentiels des OGM », ajoute Arnaud Apoteker.

Le refus des amendements sur l'étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM et celui d'indiquer clairement que les dossiers d'évaluation environnementale et sanitaire ne peuvent en aucun cas rester confidentiels montrent que l'intention des députés UMP, à l'opposé des principes professés par le gouvernement et du Grenelle, est bien d'imposer les OGM partout et en cachette.

Un seul amendement de protection
Jusqu'alors les seuls amendements intéressants l'ont été à l'article 1 du projet : il s'agit du 252 permettant la protection des filières de qualité sans OGM et de son corollaire le 112. Il est à craindre que les amendements « cosmétiques » adoptés par l'Assemblée nationale permettent de légitimer au Sénat ou en seconde lecture à l'Assemblée l'abandon du 252, dont les objectifs– dont la pérennité des AOC françaises- sont pourtant si évidents que l'on ne voit pas bien pourquoi la majorité UMP pourrait se permettre de les contester.

C'est pourtant bien au contraire l'ensemble du texte qui aurait du être mis en conformité avec les principes de précaution et de protection du sans OGM portés par l'amendement 252. Sa remise en cause au Sénat la semaine prochaine tiendrait de l'irresponsabilité la plus totale et illustrerait une fois de plus la collusion entre certains élus UMP et les firmes semencières et biotechnologiques.

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04/04/2008

OGM : Amis et démocrates français, si c'est non, c'est maintenant ou jamais!!!

GREENPEACE

 ALERTE ! L'appel URGENT de GREENPEACE aux Français responsables et démocrates

Vous le savez, jusqu'à lundi, les députés français votent une loi sur les OGM. Cette loi n'est pas ordinaire : elle est déterminante pour l'avenir de l'agriculture et de l'environnement en France. En prétendant organiser la coexistence entre cultures, le projet de loi actuellement discuté ne fait en l'état que légaliser la contamination génétique de la production agricole. Le choix du sans OGM est nié. Le projet prévoit en effet que le sans OGM pourra contenir un peu d'OGM alors que de très nombreux doutes subsistent quant à leur innocuité.

Compte tenu de la nature des OGM, de leur dissémination incontrôlable, la coexistence des cultures est impossible : la liberté de produire avec et sans condamne la liberté de produire et consommer sans OGM que réclame la majorité des français. 

 

Plus que jamais, votre voix compte !

Appelez dès que possible votre député pour lui faire savoir que vous voulez une agriculture sans aucun OGM. C'est votre droit de citoyen de faire connaître votre position durant ce débat crucial. Mardi, le projet de loi fera l'objet d'un scrutin solennel, ce qui permettra de connaître le vote de chacun des députés.

Appelez directement à l'Assemblée Nationale et demandez à parler à votre député
01 40 63 60 00

Pour trouver le nom de votre député, cliquez-ici.

Si votre député n'est pas à l'Assemblée, vous pouvez l'appeler à la permanence de sa circonscription.
Pour avoir le numéro de téléphone de sa permanence,
cliquez-ici.

 

09:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ogm

02/01/2008

Nos semences et leurs OGM : les voeux fervents de Monsanto, Syngenta, Pioneer et autres comploteurs de l'anarcho-libéralisme

Pendant que la plus grande partie de l'humanité échange ses voeux de bons enfants, d'autres formulent les leurs ...   

L'article relayé ci-après pourrait n'être qu'une science-fiction. On peut, au choix, en rire, en frissonner, se révolter ou ... ne rien faire. Chacun se fera son propre jugement. Pour retrouver le texte dans son contexte original, cliquez sur le lien :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33108 

Seeds of destruction

 Le tombeau de Bill Gates au Spitzberg

Le monde évolue à une vitesse grand "V", ça tout le monde s’accorde à le dire. Résultat, des choses disparaissent: espèces animales, végétales, etc., pas un jour sans qu’on ne parle de diversité en danger et de raréfaction d’espèce. Aussi l’annonce, il y a quelques mois, de la création d’une sorte de bibliothèque d’espèces végétales sous forme de graines n’a pas vraiment surpris, on se dit que c’est dans la logique des choses. En réalité, cette création est beaucoup plus inquiétante qu’il n’y paraît.

 On peut en effet y voir deux choses : une réelle volonté de garder au frais des stocks de graines pour les siècles à venir... mais en même temps ce projet en cours de réalisation a des relents de préparation à une fin du monde programmée extrêmement inquiétante. Un article apparu récemment sur internet signé de l’auteur de "Seeds of destruction" le démontre jusqu’à l’absurde. En voici un résumé.

L’inquiétude ne vient pas nécessairement de celui par qui le projet se réalise : Bill Gates, seconde fortune mondiale, réalisée, on le sait avec une escroquerie fondamentale, celle d’un système d’exploitation d’ordinateur qui ne sera jamais complètement au point, ni jamais correctement fini. A savoir la longue saga des Windows, dont le dernier fleuron recueille une jonchée de critiques comme rarement (à part la version Millenium), ce système n’en avait vu. L’homme, devenu philanthrope par intérêt (il y gagne en imposition, que croyez-vous ?) a créé la "Bill and Melinda Gates Foundation" du nom de son célèbre couple. Bill a jeté récemment son dévolu sur un bout de rocher perdu, au Spiztberg, où doit se construire (c’est déjà en cours) une sorte de tombeau en béton, près du petit village de Longyearbyen. sous les auspices conjoints du gouvernement norvégien, de la fondation Rockfeller, du grainetier Monsanto et de Syngenta Fondation, les Suisses issus de la fusion de AstraZeneca et de Novartis. Celle qui commercialise le fameux maïs Bt, génétiquement modifié, qui a valu un superbe petit papier cette semaine dans Le Canard enchaîné ("Savez vous planter du Bt ?"). La réunion de Monsanto et de Syngenta sur un projet commun n’annonce rien de bon : avec Bill Gates comme cerise sur le gâteau, on peut tout craindre en effet. Et ça craint. Fort, très fort.

Le blockhaus, car c’en est un, avec ses murs d’un mètre d’épaisseur et ses portes anti-déflagrations (tiens, tiens, pourquoi donc ?) est destiné à recevoir les graines du monde entier "so that crop diversity can be conserved for the future", affirme le gouvernement norvégien investi dans le projet. Certes, mais aux noms déjà cités s’ajoute également DuPont/Pioneer Hi-Bred, la firme la plus investie dans les organismes génétiquement modifiés et CGIAR, division du Rockfeller Group lui aussi noyé jusqu’au cou dans la recherche sur les OGM, et qui tente en ce moment même de s’infiltrer dans le débat sur le réchauffement climatique, dans lequel il voit une manne supplémentaire et rien d’autre. L’organisme a un poids énorme depuis 1970, ayant réussi à s’infiltrer jusque dans les instances même de l’ONU. Il truste aujourd’hui la United Nations’ Food and Agriculture Organization, le Development Program des Nations unies et... jusque la Banque mondiale. Or, chez Rockfeller, lié à la famille Bush, on a depuis toujours eu une tentation : celle de l’eugénisme, à savoir l’édification d’une race pure, oui, celle-la même prônée par le régime nazi : les eugénistes n’ont pas été tous Allemands, bien au contraire, et cela a déjà été dit également sur Agoravox. Une idée née en 1946 avec la Révolution Verte, présentée alors comme un bon moyen de nourrir la planète. Sous Eisenhower, un secrétaire à l’agriculture avait trouvé la solution : “the only way to solve the so-called farm problem once and for all, and avoid cumbersome government programs, is to progress from agriculture to agribusiness.” C’est dit clairement. Et pour aller plus vite, autant prendre des organismes génétiquement modifiés, ce qui fut fait, après même des tentatives pour garder plus longtemps les produits agricoles par irradiation. A l’époque un magazine comme Mécanique populaire se fait le chantre de la méthode : juste après guerre l’atome va servir à tout, c’est évident. Et surtout l’armée américaine a besoin d’un gros paravent pour cacher ses activités douteuses sur la mise au point de la bombe H ! L’une des conséquences de cette fameuse révolution verte, orientée vers une agriculture intensive fut de chasser des populations entières vers les villes, en créant des ghettos et en réservant la terre pour l’agriculture industrielle seule. L’adjonction massive de pesticides, alors vue comme un progrès incontournable a vite rabaissé les ambitions : les terres sont devenues incultivables, ou quand elles le demeuraient, les rendements s’effondraient. D’où l’arrivée de la génétique, censée palier les ravages des pesticides... Il y a sept ans, un directeur de Rockfeller annonçait fièrement la "seconde révolution" celle des OGM...

Aujourd’hui, donc il peut sembler fort étrange que les créateurs de la notion d’OGM comme remède aux maux de l’agriculture se mettent en tête (enfin) de préserver ce qui est encore préservable... La notion d’apprenti sorcier ayant déjà été trop loin apparaissant rapidement dans la démarche : "ah oui, mais comment faire pour revenir en arrière, puisqu’il n’y a plus rien de naturel ?" L’Afrique est tombée depuis longtemps sous la coupe des trois "Ogéémistes" déjà cités. Le continent est déjà fichu, ou presque. Le projet de Gates consiste en quoi, alors ? Un ultime réflexe pour aider ceux qui survivront à un conflit mondial ? Ou pour aider les seuls détenteur des clés du tombeau à graines ?

Un tombeau, justement, et c’est bien ça le problème, géré par Global Crop Diversity Trust, un organisme romain dirigé par Margaret Catley-Carlson, membre également du conseil d’administration de... Suez Environnement. Elle fait aussi partie de la New York-based Population Council, un organisme signé Rockfeller créé en 1952, aux forts relents eugénistes. On y trouve aussi un indou, le Dr Mangala Rai, qui, lui, est à la tête de l’International Rice Research Institute (IRRI), créateur de la variété hybride du "Riz d’or" (‘Golden Rice’), espèce qui s’est avérée un échec total à ce jour. Parmi les généreux donateurs, on peut aussi ajouter Dow Chemical : oui, la firme restée mondialement célèbre pour avoir aspergé le Vietnam avec son fameux agent orange que les fans de jardinage connaissent bien finalement : c’est du Round-Up à la glyphosate ! Aujourd’hui, Dow, bizarrement, se targue de faire dans l’eau propre, en affichant sur son site de petits Indiens en quête de salubrité. Si le public boude aujourd’hui la société ce n’est pas le cas de la bourse, qui s’envole le 13 décembre de 6 % après l’annonce de la firme maudite de créer un "Joint Venture" avec le Groupe Petrochemical Industries Company (PIC) de l’Etat du Koweit, filiale de Kuwait Petroleum Corporation (KPC). Pétrole et eau, tout ce qu’il faut pour une bonne agriculture !!! On croit rêver !!!

Et il y a pire encore : en 2001, une petite entreprise californienne, Epicyte, annonçait la réalisation d’un maïs génétiquement modifié capable de rendre stériles ceux qui l’ingurgitent "And the company is branching out, developing plant-grown antibodies to fight respiratory syncytial virus, treat Alzheimer’s, battle weaponized Ebola and even attack sperm - a kind of biopharm birth control". La firme depuis a été contrôlée... par Monsanto. A l’époque, on évoque déjà le mot de Pharmageddon. En 1990, lors d’une campagne de vaccination contre le tétanos en Amérique centrale..., on découvre que dans le vaccin a été glissée une hormone naturelle, la Chorionic Gonadotrophin ou hCG qui a comme particularité, quand elle est mélangée au vaccin du thétanos... de rendre les femmes stériles. Les partisans de l’eugénisme ont de drôles de méthodes aujourd’hui... L’arme génétique est déjà utilisée par les Etats-Unis, et l’annonce de la construction de ce blockhaus renforce l’idée comme quoi le gouvernement américain est déjà allé bien loin, et souhaite garder la mainmise sur un possible retour en en arrière si besoin était en cas de catastrophe mondiale : on est loin de la sauvegarde annoncée, très loin même.

Les blockhaus ont toujours eu des relents de fascisme, et celui du Spitzberg, sponsorisé par Bill Gates en personne, n’y échappe pas. Ce qu’on y stocke, ce n’est pas que la mémoire végétale de l’humanité, c’est aussi une idéologie nauséabonde... bien cachée sous des mètres de béton.

10:52 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ogm, semences

06/12/2007

OGM: Mon coup de gueule de la Saint-Nicolas

OGM : mon coup de gueule de la Saint-Nicolas
OGM j'en veux pas

Vous le savez, Anne et moi militons en faveur de la protection et la promotion de la biodiversité alimentaire. Dans ce combat, je n’ai encore fait, sur ce jeune blog, que quelques rares allusions aux OGM (cf. mes premiers posts, début du mois de novembre 2007).   

Sur cette problématique particulière de la plus haute importance, nous constituons cependant depuis des années un dossier qui a pris des proportions énormes. A nous deux, qui ne sommes pas des scientifiques, il est difficile de gérer autant d’informations et de désinformations de manière à pouvoir en tirer des conclusions indépendantes avec toute la probité morale et intellectuelle convenable. Rien ne nous fera pourtant renoncer à poursuivre notre propre information et à la partager...   

Nous refusons d’emblée que la volonté de quelques plutocrates à l'humanisme plus que douteux veuille nous servir de raison collective.

En matière d’introduction ou non d’OGM en Europe, l’application du principe de précaution nous paraît  la mesure la plus minimaliste à respecter absolument. Cette notion fait désormais partie du Droit international, mais est fort peu et très mal répercutée dans la pratique. 

Anne et moi resterons dès à présent très attentifs aux opinions de ceux d’entre vous qui partagent nos préoccupations et veulent … RÉAGIR . Nous sollicitons grandement vos réactions personnelles pour enrichir nos réflexions dans un débat constructif.  

Les grossières manipulations de l’opinion, les fourberies du discours politique, les pressions, les retournements de situation que nous constatons nous excèdent au plus au point.  

Alerte, alerte, alerte !!!

Je l’ai écrit souvent et je le répète, tout est mis en œuvre pour que nous consommions, partout en Europe et dans le monde, des OGM contre notre gré et à notre insu.

Des produits transgéniques américains interdits en Europe ont déjà été introduits dans l’Union l’année dernière, laquelle a mis plusieurs mois, non pas à s’en apercevoir, mais à l’admettre officiellement.

Réaction aux States : Oh sorry … simple erreur à l’embarquement! Un maïs vaut bien l’autre, non ! On vous fera une ristourne et on en parle plus …Surtout ne pas paniquer l’opinion, c’est malsain. 

Vous y croyez, vous !  Par respect pour cette planète que nous empruntons à nos enfants - comme l’a écrit joliment Saint-Exupéry - cessons de nous comporter en moutons de Panurge et bousculons un peu nos bergers malveillants et/ou incompétents. Réagissons … pour nos enfants ! 

L’Union européenne, embarrassée, divisée et sans cesse harcelée par l’administration nord-américaine, l’OMC et les lobbyistes véreux stipendiés par quelques grandes multinationales cède du terrain. Le président Bush, ce champion de la démocratie, se fout de nos états d’âme … « Ils boufferont ce que mes ‘ amis’ veulent qu’ils bouffent. »  

Certains d’entre nous auront certainement suivi cet automne le « Grenelle de l’environnement » en France, et peut-être l’ont-ils vécu comme nous, en passant d’un grand sceptisme au départ à un véritable espoir concrétisé dans un discours de clôture mémorable prononcé par le président Sarkozy en personne. (Soit dit en passant, il a soufflé médiatiquement, au dernier moment, le résultat obtenu à grand peine par le pauvre Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Environnement et du Développement durables, qu’il avait laissé se « démerder » sur les sujets les plus délicats pendant plusieurs semaines au sein d'une assemblée échaudée. 

Si vous aussi, vous avez ressenti à ce moment un espoir de changement de ligne politique envers les OGM, oubliez tout ! Vous avez été aussi naïfs que nous.

Le gouvernement Sarkozy – ce Nicolas pas saint du tout et passablement démagogue qui a « compris ce que veulent les Français » (lesquels et combien ?) retourne doucement sa veste avec un maximum de discrétion. Il a manifestement été rappelé à l’ordre par ses puissants commanditaires d’Outre-Atlantique, dont l’agent le plus avancé au sein de son gouvernement est Christine Lagarde, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi. (C’est elle qui a contribué à la ‘démission spontanée’ d’Alain Juppé, éphémère ‘super ministre de l’écologie’ qui tentait d’échapper aux injonctions de Washington et des milieux d’affaires américains pour mieux rencontrer les aspirations de la majorité des Français.)

Pour vous permettre de juger vous-même de la nouvelle trahison qui se prépare, voici le communiqué publié par Greenpeace en ce jour de fête de saint Nicolas :

Paris, France — Le 06/12/07. Suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, décision sur laquelle s'étaient pourtant engagés le président de la République, le ministre d'Etat et la secrétaire d'Etat, les associations de l'Alliance pour la planète suspendent officiellement leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n'est pas rétabli. L'Alliance demande au Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo d'organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle. Pour rappel, le président de la République lui-même s'était engagé lors de son discours de clôture du Grenelle sur la poursuite de ce qu'il appelait « le dialogue à cinq » : « Le Grenelle n'est pas une fin, c'est un commencement. Et nous allons confier « aux cinq » le suivi de ce qui a été décidé en commun ».

« Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines. Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l'Alliance pour la planète.

Ces dernières semaines, la plupart des participants au Grenelle ont demandé avec force et insistance au gouvernement d'associer des représentants des différents collèges à la phase de suivi, conformément aux étapes précédentes du Grenelle et aux assurances formelles données par le président de la République. En vain !

« L'Alliance demande au président de la République et au ministre d'Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance » ajoute Yannick Jadot. 
 

(Communiqué Greenpeace France)  

(Pour un contexte élargi, suivez le lien ci-après) http://www.greenpeace.org/france/news/l-alliance-pour-la-planete-sus 

Bien chlorophyllement vôtre,  

José

23:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ogm